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09 mai 2008

Juliette et les enfants

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Quand elle photographie Juliette s'amuse. Quand c'est avec des enfants cela s'appelle un atelier et c'est aussi son travail. D'autres images comme celles-ci, élaborées avec des enfants, sont visibles sur le blog qui lui tient lieu de journal d'atelier. Cela se passe à Agen, dans la bibliothèque municipale où intervient aussi Henri Meunier. Les enfants d'Agen ont de la chance, comme à Montauban où Juliette expose ses photos d'Alice au Pays des merveilles, et où elle rencontrera plusieurs classes jusqu'au salon du livre jeunesse, le 17 et 18 mai.

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05 mai 2008

Clin d'oeil d'Alice Sidoli

Alice Sidoli raconte sa vision de PLASTICK. A l'origine de l'album, il y avait aussi les mots d'une chanson d'Alain Souchon.

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Comment t'est venue l'idée du personnage de Plastick ? Que représente-il pour toi ?

Plastick, c’est d’abord un texte de Stéphane. Quand je lui ai parlé de mon envie de faire un livre, en noir et blanc et pour les enfants, il m’a envoyé cette histoire. C’est un projet qui ne pouvait que me plaire parce que le thème m’importe et m’obsède même un petit peu ! Au départ, le carnet de bord d’un sdf à travers un sac qui se balade dans différents paysages. Et puis, je l’ai su après avoir fait les photos, un texte inspiré de la chanson d’Alain Souchon « C’est déjà ça » qui raconte un immigré soudanais à Paris. Souchon chante « Dans mon sac vert, il y a de l’air, c’est déjà ça ».

Stéphane arrive à raconter beaucoup avec peu de mots : la solitude, la différence, l’indifférence, la perte de repères... et toujours de manière légère et gaie. Et puis aussi l’amitié, l’amour, la liberté et tout ça !
Au fil de nos discussions – et de nos fous rires -, Plastick est devenu un vrai personnage avec un visage et des expressions. J’en ai usé des sacs plastiques pour faire ces photos… mais attention, je ne les ai pas jetés sur la voie publique !


Pourquoi avoir choisi de travailler en noir & blanc sur cet album ?

J’en avais envie ! J’aime le noir et blanc, même si je travaille aussi en couleur avec beaucoup de plaisir. Le noir et blanc, c’est une autre manière de voir, l’œil va à l’essentiel, l’image acquiert une certaine sobriété. Et on peut être gaie en noir et blanc, non !
Je voulais aussi le faire découvrir aux enfants. Je ne crois pas qu’ils vont se dire « il n’y a pas de couleur donc c’est nul ». Mais couleur ou noir et blanc, ce n’est pas le plus important. J’espère que Plastick va les émouvoir et les faire rire !
 

29 avril 2008

Plastick : les premières réactions

Plastick est encore chez le relieur en train d'être façonné et il provoque déjà des réactions chez ceux qui ont eu la chance de le découvrir en avant première.

Ainsi, Madeline Roth de la librairie l'Eau vive à Avignon :

Il y a quelque chose d'étrange dans les livres pour enfants. Quelque chose qui serait : on ouvre des pages comme on tend des mains, pour emmener ailleurs. PLASTICK, c'est la main qu'on tend pour l'autre qui n'a pas de visage, celui qu'on croise cent fois, peut-être chaque matin, assis au même endroit, celui qu'on ne voit plus et qui n'a même pas de nom.

"L'amour qu'on donne et celui qu'on reçoit, c'est des tatouages qu'on ne peut jamais effacer." Stéphane Servant n'est pas allé cherché bien loin l'ailleurs qu'il donne : dans les villes en noir et blanc, dans les rues que traversent chaque jour des milliers d'enfants.

C'est le deuxième livre, après 8h32, de Stéphane Servant et  Alice Sidoli. La deuxième pierre du monde que le regard de l'un et l'autre posent. Dans ce monde là, on donne la parole à ceux que l'on fait taire et alors, quelque chose change. Dans le reflet d'une flaque d'eau, le don de l'enfance.

 

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Le magazine Yaka mag nous a aussi livré une critique de l'album :

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Des premières réactions encourageantes auxquelles vous pourrez bientôt mêler les votres car PLASTICK sera disponible pour le feuilletage en ligne comme les autres albums Où sont les enfants ? 

 

24 avril 2008

L'aventure Plastick

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La star du dernier album Plastick, 
en pleine séance de travail au 6x6 avec Alice Sidoli
© Sandrine Léon 

Dans la rue vit tout un monde et les enfants le savent bien. Le sac Plastick va les mener à la découverte du monde, parfois rude, des villes. Mais n'ayez crainte ! La poésie des photos en noir & blanc, la fantaisie des mots apportent ensemble la malice aux enfants, pour poser un regard tendre et plein d'humour qui transforment les scènes de rue en terrains de jeux. Cette ballade dans les rues avec Plastick réchauffera le coeur des citadins. Elle réveillera leur regard sur le monde qui les entoure.

Le dernier né des éditions Où sont les enfants ? marque un nouveau pas dans la collaboration de l'auteur Stéphane Servant et de la photographe Alice Sidoli qui avaient déjà coopéré pour 8h32. Ils sont accompagnés par la graphiste Laure Duchaussoy qui a su apporter une mise en page fraîche et colorée faite de papiers froissés, déchirés, délavés. Textes et photos sont mis en scène et en lumière par ce travail graphique qui donne une ambiance originale à l'album.

Lundi dernier nous étions donc à l'imprimerie, Grapho 12 à Villefranche de Rouergue, pour assister à "l'accouchement" de Plastick. Les conducteurs, seuls habilités à manipuler les machines, plaçaient les grandes feuilles blanches à l'entrée ; quatres blocs se succèdent ensuite pour les couvrir d'encre : d'abord le noir, le rouge, puis le jaune et enfin le bleu. Un passage dans le séchoir et les feuilles immaculées à l'entrée nous parvenaient couvertes de Plastick. Quelques réglages à peaufiner : il nous faut des noirs plus profonds pour les photos d'Alice, des couleurs plus denses pour les papiers colorés de Laure, ici les mots de Stéphane ressortent mieux que là. Enfin, nous sommes contents du résultats (tant nous les éditeurs que les conducteurs très pro de l'imprimerie) et nous signons les Bon à Rouler qui marquent les réglages choisis !

L'opération se répète, plus délicate pour la couverture de Plastick. Une photo sépia, d'aspect vieilli est posée sur un fond noir et blanc aux gris très nuancés. La photo doit paraître légèrement jaunie et le fond absoluement pas. Un défi relevé haut la main par le conducteur de la machine après quelques péripéties.Plastick sous presse

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 Plastick sous presse