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14 août 2007

ON NE PRATIQUE PAS LA CHASSE A L'ENFANT SANS « DEGATS COLLATERAUX »

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C'est un enfant, il a douze ans, il est entre la vie et la mort à Amiens. Il aurait pu être Chinois, être plus âgé, et le drame aurait pu avoir lieu à Dôle, Lyon, Lille ou n'importe où en France. Ce n'est pas un accident. C'est l'effet direct et inéluctable de la politique imposée aux préfectures et aux policiers par le gouvernement. Les services sont soumis à des quotas en matière d'interpellation (125 000 exigés par le ministre en 2007) et d'expulsions (25 000).
Oui, les sans-papiers sont pourchassés par la police. Jusque chez eux.
D’autres drames, moins spectaculaires, se déroulent partout en France : à l'heure où nous écrivons, 10 parents (pères ou mères) d'enfants scolarisés sont placés en centre de rétention par la préfecture de police de Paris, en attente de leur expulsion pendant qu'à la maison le parent échappé à la rafle et les enfants sont dévorés d'inquiétude devant leur avenir de demi-orphelins. A Metz, un autre père de famille risque l’expulsion par l’Allemagne vers la Mongolie. Et on pourrait poursuivre cette liste qui dénombrera toujours en deçà de la réalité arrestations et expulsions, familles déchirées et vies brisées….
Le Réseau sans frontières est fier de défendre ces familles, ces enfants ; il s’efforce de construire la solidarité nécessaire, même en cette période où l’Etat, quoiqu’il en dise, en profite pour mettre les bouchées doubles.

Les enfants de ce pays, où leurs familles sont venues chercher tolérance et liberté ont le droit de vivre comme tous les enfants, sans la peur quotidienne au ventre, de même que leurs parents.
Il faut mettre fin aux expulsions, et aux pratiques auxquelles les forces de police se livrent, et donner à ceux qui vivent à nos côtés le droit au séjour..

Réseau national des militants, collectifs d’établissements, syndicats et associations pour l’information et le soutien aux jeunes scolarisés étrangers sans papiers

Adresse postale : C/o EDMP 8 Impasse Crozatier 75012 Paris - HYPERLINK "mailto:educsansfrontieres@free.fr" educsansfrontieres@free.fr / HYPERLINK "http://www.educationsansfrontieres.org" www.educationsansfrontieres.org
Contacts sur ce dossier : Jean Pierre Fournier : 06 13 26 33 42 - Armelle Gardien : 06 89 49 48 47
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31 mai 2007

"Est ce que je suis en prison ? Je veux retourner à l'école ! "

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Non, ce n'était pas difficile à imaginer, trop prévisible. La pire des politiques appliquée aux sans-droits, sans le moindre souci du sort réservé aux enfants, des vies qu'on pourrira à partir des racines. Néli, 8 ans, vient de passer sa première nuit au centre de rétention de Marseille. La première nuit d’une enfant dans cette prison, comme elle l’appelle.

Arrivée la veille depuis Toulouse, cette famille avait été raflée à 6h du matin dans sa chambre d’hôtel, bien qu’ayant introduit un recours contre un arrêté d’expulsion. Seul leur fils de 18 ans, sorti, y a échappé. Mais que va-t-il faire seul ?

D’origine arménienne, née à Bakou en Azerbaïdjan, Mme Al Khalili n’est reconnue par aucun de ces deux pays. Seront-ils expulsés vers la Russie dont M. Khalili a la nationalité alors qu’ils vivent depuis 5 ans en France ?

Le RESF de Toulouse connaît bien cette famille et c’est probablement pour casser une éventuelle mobilisation locale que celle-ci a été acheminée à Marseille. Mais ici non plus, nous ne laisserons pas faire ça en notre nom. Nous ne laisserons pas briser l’avenir de Néli, dont les droits fondamentaux (et notamment celui d’aller à l’école) sont garantis par les chartes, traités et autres conventions internationales.

A l’occasion du passage de la famille devant le Juge des Libertés et de la Détention qui doit statuer sur leur sort,
le RESF appelle à un grand rassemblement

JEUDI 31 MAI à 10H
devant le centre de rétention
(26 Bd des Peintures 13014, M° Bougainville)
Contact sur ce dossier :
Marseille : Armelle 06 28 63 29 21 / Bernadette : 06 87 42 39 27
Toulouse : Yamina VIERGE 06 22 56 60 74 / Jean François MIGNARD 06 13 82 55 51
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