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23 janvier 2007

Les inattendus de la libraire

medium_HDD.p.2.jpg

(Histoire à dormire debout, p. 2)

C'est une librairie pas comme les autres. On vous en parle parce qu'on vient de la découvrir. Que ça nous intéresse aussi d'en parler.

"Une librairie associative, comme on ne l'attend pas, qui propose ses livres au jardin, devant la cheminée, qui peut se déplacer ; parce que je suis persuadée, qu'il y a d'autres éditeurs, et d'autres livres je propose mon regard..."

Ainsi commence le blog "Les Inattendus de la librairie" que vous pouvez aller consulter à www.lesinattendusdelalibraire.over-blog.com

Hier matin, de retour de tempête, on y lisait ceci :

Une littérature qui ne baisse pas les yeux

Ce matin L'Abbé Pierre est mort, mais il n'a pas disparu de notre environnement , les sans-logis le prouvent au quotidien. Son combat commencé, acharnons nous à le continuer, chacun à sa façon, chacun avec les modestes armes qu'il s'est créées.
Des livres , en prise directe avec une réalité brutale.
Un premier roman "dit de littérature jeunesse" , à partir de 9 ans, selon les indications de l'éditeur.

CLOCHE
Clotilde Bernos - Editions Jasmin
extrait de la 4° de couverture :
"je trouve profondément triste, oui, profondément triste qu'il puisse exister des personnes aussi démunies que Cloche. Avoir une malchance pareille ........Il y a tant de gens puissants sur la terre, alors comment n'ont -ils pas résolu ce problème essentiel......

Le deuxième album (qui ne vous caressera pas dans le sens du poil!)
HISTOIRE A DORMIR DEBOUT
Maryvette Balcou - Christelle Aguilar - Groupe Z
Editions où sont les enfants ?
Des photos qui ne baissent pas les yeux !!!!!! de véritables tableaux, des mises en scène sans concession, d'une réalité criante et l'approche poétique chantante qui sait prendre de la distance avec la misère sans pour autant la laver.
Extraits: "J'ai sept ans. Je fais partie des enfants de la planète qui dorment debout..... Fernando, pourquoi mes nuits n'ont pas la même couleur que les tiennes? parceque tu dors dans la rue ....... Fernando, tu crois qu'un jour mes nuits pourront changer de couleur?......"


Inutile de raconter combien ça fait plaisir...
Sur le blog on trouve aussi l'info suivante :
"Les Inattendus de la libraire en balade
Dimanche 28 Janvier 2007
"Les Inattendus de la libraire présentera ses ouvrages et vous en parlera (si vous le lui demandez) à Dourlers Nord, à la 1° bourse aux livres organisée par l'école Galilée, à la salle des fêtes. Nous accorderons une place particulière à "Histoire à dormir debout" et "Cloche"; ce sera notre humble hommage à l'Abbé Pierre."

Merci la libraire, en attendant de la rencontrer vite.

14 janvier 2007

Where are the children (W.A.T.CH)

medium_Adriana_Portillo.2.jpgOù sont les enfants ?

Quand Adriana Portillo est arrivée chez son père, à Guatemala City, il y avait des militaires partout. Ils lui dirent que son père et sa belle-mère étaient certainement partis avec ses deux petites filles, Rosaura et Glenda. Dans la maison, les soldats étaient occupés à laver le sol. L’armée annonça par la suite qu’elle avait découvert une cache de la guérilla communiste, bourrée d’armes et d’explosifs, mais que les criminels avaient eu le temps de s’enfuir. Cependant, des témoins avaient vu la police arrêter le père d’Adriana sur son lieu de travail tandis que sa belle-mère, ses filles et d’autres proches étaient enlevés par les militaires. Cela se passait en septembre 1981. Adriana Portillo n’a pas eu de nouvelles de ses enfants et de ses parents depuis cette date. Aujourd’hui, au siège des Nations Unies à Genève, elle demande au gouvernement guatémaltèque d’ouvrir enfin une enquête sur les disparitions.

Adriana Portillo vit à présent aux Etats-Unis où elle a fondé l’association « Where Are The Children » (WATCH) dont l’objectif est de faire la lumière sur les 6 000 enfants que la police et l’armée du Guatemala ont fait disparaître au cours des années quatre-vingts. Au total, plus de 200 000 personnes auraient été victimes de ces pratiques dont l’objectif était de semer la peur et l’incertitude dans les esprits afin de décourager toute forme de rébellion. Avec la fin de la guerre civile, en 1996, l’espoir revint d’obtenir justice mais, jusqu'à présent, l’impunité prévaut dans ce pays laminé par plus de trente années d’horreurs et de génocide des populations indigènes. Les membres de la commission d’enquête mise en place par l’Eglise catholique font l’objet d’intimidations constantes. En 1998, l’évêque Juan Gerardi fut même assassiné juste après avoir rendu public son rapport sur les violations des droits de l’homme commises durant la guerre. Pourtant, Adriana Portillo garde l’espoir : si ses parents ont certainement été assassinés, ses filles ont pu être épargnées du fait de leur âge et vivent sans doute quelque part actuellement : certains enfants ont, en effet, été élevés par des militaires guatémaltèques et d’autres ont été adoptés à l’étranger...