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29 avril 2008

Enfants de Reykjavik

 

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Severine Thevenet et Yumi, sa fille de deux ans, sont allées toutes les deux à la rencontre des enfants de Reykjavik avec Litli. Pour ceux qui comprennent un peu l'Islandais, on peut lire plus de détails sur le site de l'éducation et des écoles de Reykjavik : Litli fer í leiðangur

22 avril 2008

Images du petit garçon qui s'en va tout seul

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Litli en Islande © Severine Thevenet & Où sont les enfants ?

 
C'est un message reçu de Nathalie, qui anime le site Lecture & Cie :

« En passant... vous livrer simplement les impressions de mes enfants suite à la première lecture que je leur ai faite de l'album "Litli Soliquiétude"... Le plus grand (8 ans 1/2) : "C'est vraiment étrange, il est tout petit dans le monde qui est gigantesque à côté de lui... je crois qu'il voudrait devenir grand". Le plus petit (4 ans 1/2) : "Il marche tout seul sur son chemin à lui." "Il est heureux quand il dort dans l'herbe, il est tout bien".

Voilà... ils en ont reparlé ce matin au petit-déjeuner, le plus petit voulait revoir les "images du petit garçon qui s'en va tout seul", le plus grand m'a dit que ce livre "on dirait un peu de la poésie"... Bon chemin à Litli ! »

10 mars 2008

Le mot «petit» en islandais

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Litli est le dixième livre d'Où sont les enfants ?. La dixième aventure. Avec ce drôle de mot, soliquiétude, qui mélange la solitude à la quiétude, le silence à la sérénité. Litli veut dire « petit », en islandais. C'est un petit bonhomme, dans une ville en noir et blanc, qui « marche toujours sur les mêmes lignes ». Mais il y a la couleur, ailleurs, sur les murs de la chambre et bientôt sous ses pas. « Si tu regardes longtemps, même une pierre finit par s'ouvrir ».

Un livre – un beau livre – c'est un voyage. On laisse les villes, et les pavés, et l'habitude et on « fait naître le monde », ailleurs. Les mots de Catherine Leblanc s'effacent lorsqu'il n'y a rien à dire de plus que ces géants dans le paysage. La dernière image montre Litli dans une chambre en couleur. La photo au mur est en noir et blanc. Entre la première et la dernière image, Litli a trouvé. Ce que l'on ne trouve peut-être que dans l'ailleurs et la solitude, ce que l'on ne trouve peut-être qu'en dehors de soi. L'invisible ?
 
Madeline Roth 
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  Les formes remontent du fond des âges

21 janvier 2008

Une affiche pour la nuit

 

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C'est une affiche pour poser la question : Où sont les enfants ? 

Une image et une question pour afficher dans les villes, les villages où on va montrer les livres. Créée par TAXIE, studio de création graphique, c'est la seconde affiche d'une série de trois.

20 janvier 2008

Où sont les enfants ?, page 3

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Impossible de résister. Le poème de Catherine Leblanc avec l'image de Mireille Loup. C'est la page 3 du catalogue.

25 octobre 2007

Un véritable enfant, quoi !

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Severine Thevenet - Les lettres qui piquent

Avant de travailler avec Où sont les enfants ?, je n’imaginais pas que la photo puisse être aussi inventive pour illustrer un texte. Elle peut, autant qu’un dessin et parfois plus, faire appel à l’imaginaire, introduire ombre et lumière entre les mots.
 
Dans d’autres maisons d’édition, il m’est arrivé de découvrir les illustrations ou la couverture une fois le livre prêt à être imprimé ou même en chemin vers les librairies. La cohérence du texte et de l’image n’était pas toujours évidente… Avec Où sont les enfants ?, l’échange  commence dès la première image de l’album. C’est une tout autre aventure !
 
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Angelle  - La classe de Mme Lampion
 
La première photo, quelle découverte, quel choc ! Le regard du photographe s’allie à la voix de l’auteur. Le texte en est conforté, reconnu et aussi mis en mouvement,  recrée, interprété.
Chacun apporte son univers et peu à peu  la rencontre s’approfondit.  Ce travail est encore en cours pour La classe de madame Lampion et Les lettres  qui piquent, deux albums en préparation avec Angelle et Séverine Thévenet. Travailler à plusieurs crée  une dynamique. Les remarques, les questions font naitre des idées neuves. Tieri Briet et les graphistes  Laure Bex ou Emilie Clerici  donnent leur point de vue, font des propositions. La confrontation permet aussi de préciser ce à quoi chacun tient vraiment. L’enjeu est d’inventer un livre à la fois proche de ce qu’on avait rêvé et tellement au-delà en même temps,  autre et surprenant,  un véritable enfant, quoi ! Une voix plus un regard, c’est déjà un visage…
 

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Severine Thevenet - Litli
 
Pour Litli l’expérience a été entièrement nouvelle pour moi. Ce n’est pas le texte qui était à l’origine du projet. Les photos de Séverine avaient déjà construit une histoire, le livre était quasiment achevé. Il s’agissait de poser  quelques mots sur quelques pages. Trouver une résonnance en moi de ces images sans dénaturer la construction ni la paraphraser,  quel travail délicat et qui aide à comprendre ce qu’ont à faire habituellement les illustrateurs ! 
 
Catherine Leblanc

27 septembre 2007

Les lettres qui piquent

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Les lettres qui piquent
© Severine Thevenet / Où sont les enfants ?

 
C'est un livre à venir, un livre pour l'an prochain. Un texte de Catherine Leblanc reçu l'an passé, et des photographies de Severine Thévenet prises cet été à Vaillac. Severine vient de nous envoyer une image, proche de ce qu'elle avait à l'esprit pour le livre. On la découvre ce matin, en allumant l'ordinateur. Et de toute la journée l'image  ne s'en va pas, malgré les  coups de téléphone et les devis,  malgré  l'agenda qu'on remplit à ras-bord non, l'image ne s'en va pas.

16 septembre 2007

Pauline et Pierre

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  © Hugues de Wurstemberger

Pendant vingt ans, Hugues de Wurstemberger a photographié ses enfants. A rebours de l’imagerie familiale habituelle, naïve et rassurante, il a transformé l’enfance de Pauline et Pierre en un territoire privilégié de l’imagination. Une centaine de photographies en noir et blanc, format carré, constitue cette chronique familiale sans durée qui fait basculer les menus événements du quotidien dans l’univers intemporel du conte. Autour des enfants, la mouche, le caillou, le champignon, la forêt, le nuage, le chien mort et le chat vivant… à eux tous le photographe insuffle vie, maniant tour à tour magie noire et magie blanche.

L’histoire que le photographe nous laisse inventer soude les enfants et la terre. De l’un à l’autre, des formes ténues entrent en résonance Les images sont traversées par une ligne, ligne qui sillonne l’omoplate de Pauline et la petite route de montagne bordée de neige, ligne qui creuse la chair de la grand-mère et l’écorce d’un arbre, ligne que dessine le photographe au fil de ce qu’il nomme un «voyage intérieur, fragmentaire».

Les enfants partagent ainsi la fragile condition d’un petit tas de neige ou d’un rayon de soleil sur une cime. Les visages et les traces éphémères émergent de l’obscurité sous l’effet improbable d’un éclat, d’un scintillement ou d’un reflet. Inlassablement, Wurstemberger photographie l’échappée lumineuse, celle-là qui perce dans la forêt, celle-ci qui traverse l’eau du bain.

Naïri Sarkis

«Ces images sont les dix doigts de mes deux mains», a par ailleurs écrit le photographe.

«Je les connais depuis si longtemps, patine intime, qu’elles me sont devenues légendaires, le conte que je raconte».


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 © Hugues de Wurstemberger

 

Un livre a été publié en 2005 aux Editions Quo Vadis :Hugues de Wurstemberger , Pauline et Pierre
 ISBN : 2-9600394-7-5

 

15 septembre 2007

Kentucky Eyeglasses

 

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Pour commencer, on pourrait dire que Ralph Eugene Meatyard a cherché, toute sa vie de père et d'opticien, des décors pour photographier ses trois fils, Gene, Michael et Christopher. Avec eux et à partir de leurs jeux, il tentait de mettre au point des images capables de restituer ce don qu'ont les enfants pour embrayer sur une histoire inventée. Avec Madelyn, leur mère, toute la famille prenait la voiture chaque dimanche et parcourait des kilomètres à la recherche de ces lieux qu'ils transformaient, à l'aide de deux ou trois accessoires, en décor étrange pour un conte qui reste à écrire. Dans l'esprit de Ralph, père et époux, il s'agissait de préparer la petite troupe familiale au grand œuvre qu'il imaginait depuis plusieurs années. Dans son amour de la littérature, il nourrissait une passion extrême pour l'œuvre de William Carlos Williams, et plus particulièrement pour Paterson, ce poème monumental auquel l'écrivain travailla pendant plus d'une décennie, de 1945 à 1958. Construit autour de la ville ouvrière du New Jersey qui lui donne son titre, et suivant le cours métaphorique de la rivière Passaic, ce long poème visuel offre le portrait éclaté d’une ville américaine à travers son paysage immédiat, ses scènes contemporaines et ce qu'il reste de son histoire coloniale, culturelle et industrielle.
  
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Meatyard envisageait de créer un équivalent photographique du poème, une œuvre polyphonique capable, à son tour, de faire le récit d'un paysage et le portrait des hommes qui y vivaient, tout en gardant la mémoire des pionniers et des ouvriers qui l'avaient façonné. Cette ambition qu'avait Meatyard, de donner aux photographies une puissance narrative et poétique, le rapprochait peut-être de Robert Franck, puisqu'ils lisaient les mêmes écrivains. La photo était vouée à devenir un livre, une nouvelle forme littéraire pour le récit ou l'épopée, et il fallait organiser les prises de vues pour donner à chaque image la richesse que contenaient les vers de Williams, des phrases aussi directes et pleines que 
 
 L’amour sans ombres s’étend à présent
                qui ne s’éveille
                               qu’avec la montée de
   la nuit.                                                   
 
Meatyard s'arrachait les cheveux, il ne savait pas comment inventer ces photographies, mais il était persuadé qu'en observant jouer ses enfants, en devenant leur complice, il trouverait le procédé capable de mettre en scène un poème d'une dimension équivalente.

 
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 Ralph Eugene Meatyard,
Child Lying on Ground with mask, 1959

13 juillet 2007

Sara

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Ce lien avec Sara, c'est difficile à expliquer. Comme si à travers ses livres, à travers son regard elle avait en plus ce pouvoir de veiller à ce qu'on essaye de fabriquer ici. Un peu comme les fées marraines dont parle Elzbiéta dans L'enfance de l'art, à propos de ses deux tantes. Aller montrer le nouveau livre d'Où sont les enfants? à Sara, c'est toujours un moment qu'on attend, qu'on ne veut pas manquer et qui nous servira pour travailler au prochain.

Aujourd'hui c'est l'inverse. Deux nouveaux livres de Sara sortiront en septembre, à la fin de l'été. On voudrait les avoir déjà dans les mains. On voudrait les montrer comme une trouvaille qui rassure, la promesse qu'on va continuer, dans une France qui ne pense plus qu'à gagner de l'argent, à éditer des livres qui montrent et murmurent quelque chose d'important aux enfants.

Le premier livre raconte quatre transformations tirées des Métamorphoses d'Ovide. Sara y travaille depuis longtemps, à la manière des peintres, dans la patience de la pensée qui chemine. Elle nous en parle quand on passe la saluer à Paris. Le livre est important, il paraîtra aux Editions Circonflexe et donnera lieu à une exposition à la galerie L'art à la page.

Sur son site, L'univers de Sara, elle en explique l'actualité : "Pourquoi j’ai voulu illustrer ces quelques histoires.

7d74d6aa9684c953d7acfee7b12b1084.jpgDes poils d’ours lui poussaient sur le corps, sa bouche s’allongeait. Callisto, affolée, s’aperçut que son corps se transformait. Elle devenait une bête. Elle se métamorphosait. Cela se passait dans l’Antiquité. Du moins c’était une histoire que l’on racontait. Mais depuis longtemps, personne ne croyait plus à ces sornettes.

Aujourd’hui, nos scientifiques nous apprennent à introduire des gènes de poissons dans les fraises ou nous préparent à recevoir des organes de porcs pour remplacer ceux qui sont malades.
Nous devons reconsidérer notre position : ces "sornettes" n’en sont peut-être pas et nous, ou nos descendants, risquons d’être l’objet de bouleversements étonnants.

Ce livre propose au lecteur des images de métamorphoses. Écoutons les plaintes d’Actéon, de Io, de Callisto et de Daphné. Observons les évolutions que subissent leur corps. Les histoires mythiques de l’Antiquité vont peut-être devenir une réalité."

Le deuxième livre a pour titre Enchaîné. Il est annoncé lui aussi pour septembre, aux Editions La Joie de Lire. De ce livre-là je ne sais rien et j'attends, comme un enfant j'attends d'en ouvrir la première page, je ne veux rien savoir avant, sauf cette image reproduite quelques lignes plus haut.