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07 avril 2010

Rencontre

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Rencontre hier avec Sylvie Huet et ses images. L'occasion de mieux connaître son travail, visible ici : http://www.sylviehuet.blogspot.com/ Des images fortes, chargées de sens et de récits.

Et de parler encore des deux albums nés de son atelier à images : "La petite fille qui n'avait pas peur de la nuit" et "La crise, papa !", dont voici l'une des dernières pages :

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15 mars 2010

Nocturnes à Miramas

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Depuis le 9 mars, à l'occasion de la manifestation Lire et Grandir organisée par Ouest Provence, une exposition a lieu à la médiathèque de Miramas qui rassemble 18 photos originales de Nocturnes ou les garçons perdus.

Le vernissage aura lieu le mercredi 24 mars 2010, à 18h30 et en présence de Mireille Loup. Et je me souviens de ce petit garçon de 6 ou 7 ans qui me posait des questions techniques sur les tapis volants : " est-ce que le moteur c'est dans leur tête alors ? " J'ai répondu oui. Oui je crois que c'est forcément dans leur tête. Mais je n'étais pas vraiment sûr.

Médiathèque Intercommunale Ouest Provence
Avenue de la république
13140 Miramas
Tél : 04 90 58 53 53

http://www.mediathequeouestprovence.fr/

09 février 2010

Avoir feu et lieu

Avant la parution de Septième et L'avenir, Edith de CL et Daniel Andorc'h travaillent depuis quelques jours à actualiser le blog de Focale. Et pour commencer par le commencement, Edith a ouvert le dictionnaire historique de la langue française à "FOCALE" :

 

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© Sara

Focal, ale, aux

adj. et n.f.

dérivé savant (1761) du latin classique focus "foyer" ; on relève en latin médiéval le dérivé focalis "qui concerne le bois à brûler" (1320) et en moyen français tenir focale résidence "avoir feu et lieu" (XVème siècle, attestation isolée).

Focal s'emploie en physique, sans qu'il y ait un souvenir d'un emploi ancien, et signifie "qui concerne le foyer d'un instrument optique". Distance focale (1761 au sens mod.) s'emploie aussi en photographie d'où la focale, non féminin pour "longueur focale". Au figuré, l'adjectif signifie "central" (mil.XXème siècle).

Focaliser, v. tr. (1929, sans doute antérieur) s'emploie en physique et au figuré (1967) pour "concentrer en un point". En dérivent FOCALISATION, FOCALISABLE, FOCALISATEUR/TRICE, FOCALISEUR.

Édith

05 janvier 2010

2010 on y va

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Pas doués pour les voeux. Alors on pique son grand soleil à Tilby, un photographe et bricoleur d'images qu'on aime beaucoup. Merci à lui. Et son site, pour voir encore un peu de poésie c'est par ici :
http://www.tilby.fr/photographies.html

Suite à l'image il y avait ces mots qu'on aime aussi. On vous les donne, pour que la poésie directe puisse circuler en direct :

"Quelle est la définition d'un acte poétique?
Il doit être beau, imprégné d'une qualité onirique, faire abstraction de toute justification, créer une autre réalité au coeur même de la réalité ordinaire.
Il permet de transcender un autre plan, ouvre la porte d'une nouvelle dimension, atteint une valeur purificatrice. (...)
Il devrait permettre de manifester avec bonté et beauté les énergies créatrices normalement réprimées ou latentes en nous."

Alejandro Jodorowsky

20 octobre 2009

Sujet photo-sensible

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© Angelle, octobre 2009

C'est une photo trouvée. Je ne l'ai pas ramassée dans un train comme un journal abandonné,  personne ne l'avait oubliée sur un banc mais j'aurais aimé avoir cette image entre les mains, la ramener le soir à la maison et la montrer à mes enfants. Cette photo je l'ai trouvée sur un site, Angelle d'un jour où je vais presque chaque jour depuis 4 ans. Parce qu'une photographe y dépose ses images, presque chaque jour, et qu'il s'est établi peu à peu une correspondance entre mon regard et ses images à elle. Un jour, dans la pièce où j'écris j'accrocherai sur le mur cette image de l'enfant qui regarde.  Un peu à droite de la fenêtre par où je regarde, moi aussi, les arbres et les signaux de la forêt qui appellent.

24 juillet 2009

Fascinations photographiques

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Angelle, 1-2-3 soleil, Petite Série #5

En revenant fouiller dans les photographies du site d'Angelle, on trouve des images qui fascinent. Plein. Certaines sont assemblées trois par trois, (rubrique 1-2-3 soleil !), petits triptyques pour raconter parfois une histoire bleue, parfois une histoire plume : ébauches de récits photographiques qui amènent, avec beaucoup de douceur et de précaution, celui qui regarde à mettre en route sa machine à histoires. Et c'est là que se situe la force opératoire des photographies d'Angelle : les images captent un fragile dispositif de narration qui ébranle, dans nos pensées, l'ancienne envie de voir naître une histoire. Et si le monde qu'elle photographie porte en lui tant d'histoires prêtes à se laisser inventer, c'est que nos existences peuvent encore renouer avec le conte.

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Je recopie ce qu'Angelle écrit de ce travail :

De la patiente distillation de dix années de photographie, j'ai extrait ces quinze triptyques. Des images qui s'enchaînent sur un rythme ternaire, amorces narratives ou juxtapositions d'atmosphères, selon les séries.

Dans ce dernier cas (série plume, série verte, par exemple), il s'agit avant tout de recréer un état d'âme : le désir, la tristesse, l'ennui, l'attente, la joie des retrouvailles... Le regroupement est travaillé dans une perspective plus sensible que logique : couleurs, qualité du grain, dosage du flou et de la netteté, etc. sont les dénominateurs communs immédiatement évidents de ces agencements.

Dans le cas des suites plus narratives (série noire, série de traverse, par exemple), la progression se veut davantage linéaire. Tout aussi bien que d'un mini-scénario, il peut être question d'une simple pensée qui traverse un personnage pour prendre forme dans les images suivantes. Et il n'y a pas de place pour un épilogue !

Les séquences sont donc suggérées, de manière à laisser au visiteur la possibilité de s'échapper du "sens de lecture" et de projeter ses propres interprétations ou fantasmes.

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L'exposition 1-2-3 soleil ! a été accueillie en Pologne, à la galerie Bunkier de Cracovie, en septembre 1999. Auparavant, elle avait été présentée en région parisienne à Montreuil (hall de la Bibliothèque centrale Robert Desnos) en décembre 1997 ainsi qu'en avril 1998 à Livry-Gargan (Château de la forêt).

Tirages couleur sur papier 18 x 24 cm, encadrés au format 30 x 40 cm.

09 juillet 2009

A l'atelier du midi

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C'est ce soir que Lucie Pastureau dédicace son livre Le grand saut, un livre d'artiste composé à partir de photographies de famille. C'est aussi l'occasion pour Où sont les enfants ? de présenter les livres déjà parus et le travail mené avec les photographes, que ce soit pour la conception des albums ou dans les différents projets menés avec les écoles.

Le rendez-vous est à 18h30, à L'atelier du midi, 1 rue du Sauvage à Arles.

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17 juin 2009

Pour regarder les images d'Enfin seule

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Le camion qui doit livrer Enfin seule arrive d'Italie, où l'album vient d'être plié, cousu et relié. Pour le moment, le chauffeur s'est perdu dans les rues d'Arles, si bien qu'on a eu un peu de temps pour mettre en ligne chacune des pages du livre.

Et peu à peu on comprend mieux : Enfin seule est un livre dans les arbres.
Un livre d'enfants quand ils s'en vont escalader loin du monde, c'est-à-dire réinventer le monde en plus passionnant.
C'est un album de la collection Chahu-Bohu avec, on l'a dit et on le redit, des photographies de Juliette Armagnac et des mots brandis par Manu Causse.

Et ça fait un an, plus d'un an qu'on attendait de le montrer.
En attendant qu'il trouve le chemin des librairies, malgré la chaleur et les vacances, on peut en voir chacune des pages par ici.
Et derrière le livre est écrit :

Pour s'aventurer aussi loin,ENFINSEULE23RVB.jpg
elle escalade.

Les pieds nus, les yeux grands
ouverts au vertige et les deux
mains qui s'inventent un chemin

jusqu'au cœur.

« Je suis Robin des  bois et
je suis la femme pirate.
Je suis sur le navire
qui va au bout du monde,
je suis sur le chemin
qui mène au bout du ciel.

Regardez.
Je vole. »

12 mars 2009

Nocturnes ou les garçons perdus

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© Mireille Loup, Pierres, Esquives

Il faut des choses qui donnent la force.
Des mots et des images, n'importe où dans les livres, dans les rêves et sur les peaux dans la rue, dans la couleur broyée des tableaux qui traverse les siècles.

Je crois qu' Où sont les enfants ? tient debout avec des rêves qui ne s'en iront pas. Au printemps paraîtra ce livre qu'on rêve depuis presque deux ans, Nocturnes ou les garçons perdus. Lorsqu'on a découvert 
Nocturnes, la série des premières photos, il y avait presque un livre sous nos yeux. Ne restait qu'à le faire. Ça y est. Je crois que Mireille Loup, dans son travail, a réussi précisément ce que l'on cherche, ce que l'on traque avec passion : raconter en aventures. Raconter avec le matériau des rêves.

Pour devenir grand, prendre un tapis volant, sept mots magiques et dix-huit détails d’amour. Mélanger longtemps.

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© Mireille Loup

« Chaque soir, la maman de Nicéphore l’aide à mettre un pyjama. Celui qu’il préfère est en velours de coton. C’est vraiment le plus doux. Chaque soir, Nicéphore court jusque dans son lit. Sa maman vient le recouvrir de la couette. Elle lui cale son doudou au creux de l’épaule, une vachette noir et blanc avec un petit ruban autour du cou. Elle leur donne à chacun un baiser. Ses lèvres sont aussi lisses que des quartiers de mandarine. Ensuite, elle sort de la chambre en prononçant sept mots. Elle dit qu’en les mettant bout à bout et dans l’ordre ces mots forment une phrase magique : « Rêve de grandes aventures, mon bel enfant. »

(…) Et chaque soir en s’endormant, Nicéphore s’imagine le grand frère qu’il n’a jamais eu. »


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© Mireille Loup

Nocturnes ou les garçons perdus sera le deuxième livre, après Litli Soliquiétude, de la collection En chemin. Toilé de bleu, imprimé et relié par des artisans plutôt que des industriels, le livre raconte une aventure à travers une autre nuit où le bleu a redoublé d'intensité. De la ville aux forêts, des désirs aux frayeurs, Mireille Loup a creusé la couleur bleue avec l'absolue liberté que portent encore certains regards d'enfant. Cela donne à voir une oeuvre de photographe, mais également un travail d'écrivain capable d'explorer l'enfance et son langage.


Il faudra parler de Nocturnes, encore et souvent, pour essayer de raconter l'invention de ce livre, et l'exploration d'une artiste qui a trouvé l'accès oublié aux images de l'enfance.  

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© Mireille Loup. Mem (Mémoire morte) - Odalisque, diptyque

10 mars 2009

Expos

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Mireille Loup expose Nocturnes ou les garçons perdus aux Photographiques du Mans, du 7 au 29 mars. Il y aura les images du livre à paraître en mai chez Où sont les enfants ?, deuxième opus de la collection En chemin. La programmation des Photographiques 2009 fait la part belle aux photos d'enfants, puisque les photos de Dominique Darbois, Terre d'enfances, y seront également exposées.
Quant à Lucie Pastureau, elle expose en ce moment dans le cadre du Prix des lectures de Portfolios Mois de la Photo-OFF 2008. L'exposition aura lieu jusqu'au 28 mars 2009, à la galerie Jeune Création, 6 Villa Guelma à Paris XVIIIème (M°Pigalle).
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