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16 mai 2008

Dans la ville de Castan

 

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 Manuscrit de C.F. Ramuz

Juste pour dire que les photos de Marcella Barbieri sont exposées jusqu'au 31 mai à la librairie pour enfants Giannino Stoppani, à Bologne. Et qu'Où sont les enfants ? sera le 16 et 17 mai aux drôles lecteurs de Monbazillac, en Dordogne,  ainsi qu'au salon du livre jeunesse de Montauban le 17 et 18 mai.

A Monbazillac sont exposées les photographies de Chrystelle Aguilar tandis qu'à Montauban, ce sont les photos de Juliette Armagnac que l'on peut voir dans le hall de la médiathèque Montauriol. Et tant qu'à vivre loin de son jardin, on se réjouit rien qu'à l'idée de croiser Michel Piquemal et Oscar Brenifer dans la vieille ville de Félix Castan. Parce que c'est à lui qu'on pense en revenant à Montauban, à ce qu'il écrivait et à ce qu'il a martelé tout en forgeant son œuvre : « On n'est pas le produit d'un sol, on est le produit de l'action qu'on y mène. » 

Et comment raconter l'importance de Castan ? Il faudrait des nuits, et ce n'est pas Claude Sicre ou Michel Lablanquie qui diront le contraire, des nuits entières pour arpenter la pensée transcontinentale de Castan. Des Conversations Socratiques à Toulouse jusqu'à la Linha Imaginòt, « une ligne imaginaire qui tente de relier symboliquement les gens qui, chez eux s'organisent pour défendre la création, le respect des cultures, et l'échange de la solidarité, pour mener à la démocratisation absolue » (Claude Sicre). Castan n'imaginait rien d'autre que de manifester la beauté sur la terre, la beauté ici et maintenant et sa pensée immédiate, courageuse, inventive, partagée, perpétuée aujourd'hui dans la musique des Fabulous Trobadors, de Massilia Sound System et de Bernard Lubat.

Ils sont où les enfants de Castan ? 

T. 

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12 mars 2007

AlmaSoror, l'âme sœur

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©Edith de Cornulier-Lucinière, image extraite de la nouvelle "John Peshran-Boor".

De temps en temps, quand elle en a le temps, Edith de Cornulier-Lucinière nous envoie des phrases de Vaneigem. Ce genre de phrase par exemple : « Ils élèvent l'enfant de la même façon qu'ils se lèvent chaque matin : en renonçant à ce qu'ils aiment ». Le matin ça secoue, surtout quand on est au milieu des factures, des colis de livres à envoyer, des coups de fil à la banque.

Il faut bien l'avouer, au risque d'en faire une légende, mais Edith de Cornulier-Lucinière est une très jeune et très belle femme. Et non seulement elle porte cette beauté qui intimide, mais elle en fabrique aussi, de la beauté : en faisant 1000 choses en même temps, en allant là où personne ne l'attend, en écrivant des histoires et des articles, en tournant des films et en éditant un journal pas comme les autres, AlmaSoror, que je vous conseille d'aller lire aussi vite que possible. On pourrait dire d'Alma Soror que c'est le plus beau journal du monde, au sens où l'entendait Michel Butel quand il sortait L'autre journal, puis Encore pendant la première guerre du golfe, deux aventures journalistiques qui façonnèrent, au fil des années 80 et 90, une idée assez fulgurante de la beauté et de l'attente. Alma Soror est de la même veine : un journal tellement beau qu'on ose à peine y croire, mois après mois. On écarquille les yeux en lisant le sommaire, on se dit qu'elle est folle et puis on lit, on se passionne et on se dit qu'elle a raison d'être folle. Mais la beauté d'AlmaSoror a cet éclat supplémentaire d'être à peu près clandestine.

Le 20 février 2007 paraissait la sixième édition du journal d'AlmaSoror, libre expression, vastes champs.

Si le journal d'AlmaSoror est français, il peut publier des articles dans n'importe quelle langue.
Mais il ne mélange pas seulement les langues : les sciences pures et la pensée philosophique et littéraire s'y côtoient pour pouvoir à nouveau s'épouser, comme aux temps anciens.