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13 juillet 2007

Sara

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Ce lien avec Sara, c'est difficile à expliquer. Comme si à travers ses livres, à travers son regard elle avait en plus ce pouvoir de veiller à ce qu'on essaye de fabriquer ici. Un peu comme les fées marraines dont parle Elzbiéta dans L'enfance de l'art, à propos de ses deux tantes. Aller montrer le nouveau livre d'Où sont les enfants? à Sara, c'est toujours un moment qu'on attend, qu'on ne veut pas manquer et qui nous servira pour travailler au prochain.

Aujourd'hui c'est l'inverse. Deux nouveaux livres de Sara sortiront en septembre, à la fin de l'été. On voudrait les avoir déjà dans les mains. On voudrait les montrer comme une trouvaille qui rassure, la promesse qu'on va continuer, dans une France qui ne pense plus qu'à gagner de l'argent, à éditer des livres qui montrent et murmurent quelque chose d'important aux enfants.

Le premier livre raconte quatre transformations tirées des Métamorphoses d'Ovide. Sara y travaille depuis longtemps, à la manière des peintres, dans la patience de la pensée qui chemine. Elle nous en parle quand on passe la saluer à Paris. Le livre est important, il paraîtra aux Editions Circonflexe et donnera lieu à une exposition à la galerie L'art à la page.

Sur son site, L'univers de Sara, elle en explique l'actualité : "Pourquoi j’ai voulu illustrer ces quelques histoires.

7d74d6aa9684c953d7acfee7b12b1084.jpgDes poils d’ours lui poussaient sur le corps, sa bouche s’allongeait. Callisto, affolée, s’aperçut que son corps se transformait. Elle devenait une bête. Elle se métamorphosait. Cela se passait dans l’Antiquité. Du moins c’était une histoire que l’on racontait. Mais depuis longtemps, personne ne croyait plus à ces sornettes.

Aujourd’hui, nos scientifiques nous apprennent à introduire des gènes de poissons dans les fraises ou nous préparent à recevoir des organes de porcs pour remplacer ceux qui sont malades.
Nous devons reconsidérer notre position : ces "sornettes" n’en sont peut-être pas et nous, ou nos descendants, risquons d’être l’objet de bouleversements étonnants.

Ce livre propose au lecteur des images de métamorphoses. Écoutons les plaintes d’Actéon, de Io, de Callisto et de Daphné. Observons les évolutions que subissent leur corps. Les histoires mythiques de l’Antiquité vont peut-être devenir une réalité."

Le deuxième livre a pour titre Enchaîné. Il est annoncé lui aussi pour septembre, aux Editions La Joie de Lire. De ce livre-là je ne sais rien et j'attends, comme un enfant j'attends d'en ouvrir la première page, je ne veux rien savoir avant, sauf cette image reproduite quelques lignes plus haut.

19 avril 2007

Que fait-on du blanc quand la neige fond ?

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© Chantal Vey - Sans titre, Real, 2002.

 

    Bien sûr on aime les points d'interrogation, comme celui qui clôt le titre de cette expo. Et ce lieu, image/imatge
( L'imprimerie, 15, rue Aristide-Briand à Orthez ) est un lieu important puisqu'on peut y découvrir des photos qu'on ne voit pas si souvent, que ce soit celles de Gilbert Garcin, d'Alain Delorme ou de Patricia Swidzinski, et qu'image/imatge réfléchit à la manière de présenter ces photos aux enfants.

Que fait-on du blanc quand la neige fond ? est la troisième exposition que proposent la Bibliothèque municipale d'Orthez et l'association image/imatge. Elle aura lieu du 18 avril au 2 juin 2007. Les oeuvres de Christian Boltanski, Pipilotti Rist et Chantal Vey s'y regroupent autour de l'univers de l'enfance. Jeux, mises en scène et facéties sont les axes que Valérie Mazouin - commissaire associée - et Emilie Flory (image/imatge) ont souhaité aborder pour cette exposition basée sur la couleur.

Comme celle des années précédentes, cette manifestation est attentive au jeune et très jeune public. Un espace de découvertes et créations est installé au sein de l'exposition, accessible aux enfants en visite, aux groupes et aux scolaires. Alors...

Ne plus jamais oublier de danser

Trois pas de côté, un de l'autre
Sautent et frappent le sol...
les pieds sur la piste se mélangent.
Boots vernis, escarpins oranges,
Robe verte, cheveux courts,
cache-cache, pomme d'api,
Ruban violet et mains accrochées
que la lumière reste encore et encore
juste le temps d'une danse et puis d'une autre...
Mirifique...

15 mars 2007

1,2,3 photos de William Eggleston

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Quand on dit que la photo a plein d'histoires à raconter aux enfants !

Ces trois images appartiennent à des moments différents dans l'œuvre de William Eggleston. Mais il suffit de les rapprocher pour qu'une constellation s'organise, un petit monde de résonnances au creux duquel s'amorcent des embryons d'histoires, proches de ces "narrats" auxquels travaille Antoine Volodine : "J'appelle narrats des instantanés romanesques qui fixent une situation, des émotions, un conflit vibrant entre mémoire et réalité, entre imaginaire et souvenir. C'est une séquence poétique à partir de quoi toute rêverie est possible, pour les interprètes de l'action comme pour les lecteurs." (A. Volodine, Des anges mineurs, Le Seuil, 1999.)

Un narrat visuel, c'est ce que composent ici les trois images d'Eggleston.