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18 février 2010

Pour faire le portrait d'un enfant

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Toute une vie d’enfant

Dix ou douze années d’une existence racontée avec leurs mots à eux et quelques photos, fragments d’une vie vécue comme une aventure dans le monde d’aujourd’hui.

Les mots qu'ont les enfants pour dire le monde sont différents, chargés d'un autre regard et d'une énergie réellement différente. Et ces mots sont parfois difficiles à entendre si l’on n’y prête pas suffisamment attention. D’où l’idée de les recueillir, de les donner à lire aux lectrices et lecteurs de la presse, journaux ou magazines.

Le portrait d’un regard enfantin

L’idée est de proposer, dans la presse écrite, de véritables portraits d'enfants, en recueillant leur parole et en photographiant leur vie de tous les jours, comme s'il s'agissait de personnalités importantes, véritablement détentrices d'une vision sur le monde et l'existence, une vision capable de nous montrer quelque chose que d'habitude nous ne percevons pas.

Voici quelques années, Leàn – 6 ans – me demande : « Quand on envoie un missile sur une ville, est-ce que ça tue aussi les animaux ? » Je lui réponds que oui, malheureusement, les animaux font aussi partie des victimes. Elle me fait remarquer que le journal télévisé oublie systématiquement de comptabiliser les animaux morts. Elle a raison, et elle vient de m'ouvrir les yeux sur une vérité oubliée.

Ce genre de vérités élémentaires auxquelles on ne pense plus. Comme si les mots des enfants avaient véritablement ce pouvoir d’ouvrir les yeux aux adultes.

Trois photographies d’une existence

L'idée de ces portraits serait d'entrecroiser le récit d'une existence d'enfant – sa biographie d’abord, son quotidien ensuite - avec ses propres phrases recueillies au cours d'une véritable interview. Les photos, deux ou trois pour une double page, seraient le résultat d'une journée passées avec l'enfant, par l’un des photographes ayant déjà réalisé des albums au sein d' Où sont les enfants ? La particularité de ces photographes étant de savoir mettre en oeuvre une véritable complicité avec les enfants.

Dans un premier temps, les enfants seraient choisis parmi ceux qui envoient à Où sont les enfants ? une lettre spontanée, où ils proposent d'être à leur tour les comédiens d'un prochain album. Dans une tranche d'âge allant de 5 à 9 ans. Dans un second temps, la tranche d'âge serait élargie jusqu'aux années collège, 14 ou 15 ans.

Le « casting » des enfants choisis pour réaliser ces portraits est primordial, et devra refléter la diversité des enfants dans le monde d’aujourd’hui, ainsi que des parcours de vie très différents les uns des autres, dont on percevra la nature dès le titre.

- Mathis, l’enfant qui rêvait d’être Viking
- Aude, la petite fille qui prenait sa vie pour un théâtre.
- Tony, grand inventeur de mots qui n’existent pas
- Tahar, un médecin des moineaux à la cité Debussy
- Melissa, fan de Soprano
- Camille, allergique à l’école
- Sarah, esthéticienne pour grand-mères

& la notion d’aventure

Le texte de chaque portrait aurait trois à quatre feuillets, entrelaçant le récit assez précis d'une biographie et d'une vie quotidienne avec des phrases issues de l'interview enregistrée. L’axe de chacun de ces portraits serait de raconter l’existence d’un enfant, mais aussi de sa famille comme une véritable aventure.

Parce qu’il est des enfances aujourd’hui qui ressemblent à des épopées, guidées par une passion suffisamment démesurée pour guider un gamin à réaliser son rêve, tout seul contre l’incrédulité ou l’indifférence des adultes, et malgré une existence chargée par des journées d’école et autres contraintes.

Qu’un enfant se déguise le soir en personnage de manga, qu’il rêve de partir vivre la vraie vie des Vikings ou qu’il s’entraîne pour devenir champion de ping-pong au prochain tournoi de Tarascon, il porte en lui assez d’aventure pour qu’on puisse raconter son existence sous un angle suffisamment romanesque, et faire de lui le petit héros d’une existence différente, où les récits des livres et des chansons l’aideront à s’inventer une vie imprévue, juste un peu plus aventureuse.

12 novembre 2009

Appel

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© Tamara Dean

Le 20 novembre sera le 20ème anniversaire de la Convention des droits de l'enfant.

Chaque jour de novembre, d'octobre et de septembre, chaque jour de cette année, de celle d'avant le gouvernement français s'emploie à nier ces droits. Pour mettre en place une politique de préférence nationale digne du F.Haine, des enfants sont séparés de leur parents,  détenus derrière les murs de centres de rétention, puis renvoyés dans un pays qu'ils avaient fui. Ici, place de la mairie d'Arles, RESF nous invite à une mise en scène pour alerter l'opinion, vite. C'est le samedi 21 novembre, à partir de 10 heures avec chiens et enfants.

(“Pour moi, ces gens-là (Besson, Hortefeux et leur chef), ils représentent une forme de mort, d’abêtissement de la réflexion, un refus d’une différence possible” déclarait Marie NDiaye dans une interview des inrocks.)

09 septembre 2009

Dixième famille et la générosité inventive


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Arthur Tress, Shadow. The prisoner, 1974


Dixieme famille ok.gifC'est un portail qu'on vient de découvrir, celui de la Générosité inventive et c'est une notion qui nous parle. La démarche de l'association Dixième famille est particulièrement innovante et, semble-t'il, fructueuse : Neuf familles se rassemblent pour en aider une dixième, en difficulté ou en détresse sociale.

Le site de Dixième famille est ici, lié à un autre blog, Solidaricielblog où nous venons de découvrir un article sur nos livres, touchés qu'ils soient remarqués par des militants confrontés avant tout à l'urgence sociale.

« Très petit – je n’avais pas trois ans – je demandais souvent à mes parents pourquoi les riches ne mettaient pas la moitié de leur fortune dans une gigantesque boite qui servirait aux ″très pauvres″ en cas de besoin?

Quelques vies plus tard, - j’ai 55 ans - je n’ai pas renoncé à mon rêve en me disant que je n’avais qu’à remplacer l’argent de la boite par le savoir. C’est ainsi qu’est né dixiemefamille.com» C'est ce qu'explique Gary Généreux, président et fondateur de Dixième famille. Dans la charte de l'association, on trouve aussi ces 4 constats :

« Pour cesser de se battre, partageons quelque chose. » ( Jean Monet )
« Toute société quel que soit son niveau socioculturel et économique, possède en son sein 8 à 10% d'individus animés de pulsions altruistes. Le problème demeurant de les “synergiser”, en dépit de la micro atomisation de la population urbaine. » ( Edgar Morin )
« Personne ne sait tout, tout le monde sait quelque chose. » ( Michel Serres )
Et enfin Pierre Bourdieu, parlant de la violence symbolique des institutions « la toute puissance d'une hégémonie culturelle qui légitime les inégalités sociales ».


L’ECHO DES GALAXIES N°3(mercredi 26 août 2009)

DECOUVRIR LE MONDE AUTREMENT

La photo a plein d’histoires à raconter aux enfants

En cette période de rentrée scolaire, il est nécessaire de rappeler que de nombreux écoliers sont fâchés avec la lecture et qu’un élève ayant des difficultés à déchiffrer un texte, aura des lacunes dans les différentes matières enseignées.

L’apprentissage se fait dans un premier temps par l’observation, l’écoute et dans la transcription pour finir.

En tant que parents, nous en sommes les vecteurs permettant  leur apprentissage, alors faisons un effort en leurs proposant et en mettant des ouvrages à leurs dispositions. Pour les petits budgets, il existe des bibliothèques de prêts, des bourses aux livres …

Les livres se déclinent de bien des manières et il y en a pour tous les goûts sur tous les sujets, J’ai découvert un petit éditeur pas loin de chez moi qui fait des choses formidables,

Les livres qu’il présente sont des albums racontant des histoires par l’image.

C’est magnifique, drôle et émouvant…pour un moment à partager en famille.

Vous pourrez découvrir les diaporamas de ces albums sur le lien suivant: http://ousontlesenfants.hautetfort.com

Editions, où sont les enfants à Vaillac dans le Lot…vous ne serez pas déçu.

LES ENFANTS REGARDENT LE MONDE.

DONNONS-LEUR DES LIVRES

QUI NE BAISSENT PAS LES YEUX.

 

18 juin 2008

Les enfants de Lectoure

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C'est une classe de CE2, la classe du directeur de l'école Gambetta à Lectoure. Je le dis, j'ai tendance à admirer ceux qui apprennent à lire aux enfants, fonction presque sacrée dont on oublie vite l'importance à force de débats sur la bonne méthode. Mais quand en plus ces enseignants dirigent une école, et qu'ils se lancent dans un projet avec Où sont les enfants ?, il faudrait au moins inventer un nouvel ordre du mérite à la Légion d'honneur. Ce héros de la nation s'appelle Serge Jourdana, et ses élèves ont appris dans sa classe à aimer les livres, aimer pour de vrai, je l'ai vu.

Dans la tête ils ont aussi l'idée de faire un livre, un vrai livre comme ils disent. Alors il faut écrire une histoire, apprendre à fabriquer les phrases, à construire l'ossature d'un récit et puis avec Juliette Armagnac, mettre en scène les photos qui serviront d'illustrations au livre. L'idée de ce projet est venue de Marie Paule Fontano, bibliothécaire dans la même ville, au milieu des champs entre Auch et Agen. Depuis l'hiver on avance avec elle, avec son énergie à elle, on essaye d'avancer en cherchant comment écrire et imager ce livre avec 28 enfants. Et ce n'est pas simple à mener, encore moins à raconter.

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Le livre retrace la quête d'un livre disparu. Est-ce parce qu'Alberto Manguel est venu raconter sa passion des livres entre les murs de la bibliothèque ? Ou tout simplement parce que la classe participe au Prix des Incorruptibles ? C'est un livre dont les pouvoirs dépassent ceux de la littérature, et relèvent bien plutôt de la haute magie. Il faudra lutter pour retrouver ce livre, et les enfants on le sait sont des héros intrépides, prêts à affronter les pires crapules dans les rues de Lectoure.
 
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Tout à l'heure, à l'IUFM d'Auch on racontera ce travail et je n'ai pas pensé à demander aussi qu'un enfant puisse raconter. Quatre adultes entourent ce projet - un enseignant, une photographe, une bibliothécaire et un éditeur - mais les 28 enfants ont apporté leur énergie, leurs envies, leur mémoire de lecteur et leurs talents d'apprentis comédiens. Comment raconter ce que devient ce livre dans leurs pensées, et ce qu'ils en attendent ? Trop tard. Mais c'est sûrement le plus précieux, et qu'il faudra écouter. Peut-être en trainant dans la cour de récré où, le premier jour je m'en souviens, presque toutes les petites filles ne portaient que du rose.

T.B. 

21 mars 2008

Des images du pays des merveilles au Bouscat

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La géographie est un apprentissage permanent. En partant au Bouscat j'imaginais me rendre dans un village aussi petit qu'ici. L'atlas dans la voiture est maintenant usé jusqu'à la trame, je n'ose plus tourner ses pages de peur qu'elles ne s'envolent. Mais c'est là, tout près de Bordeaux donc, aux murs de la médiathèque qu'est accrochée l'exposition de Juliette Armagnac. Avant d'abriter des livres le bâtiment servait de Bains-douches. La lumière du jour traverse encore le toit vers les étagères de bouquins, et l'équipe qui travaille à l'intérieur de cette lumière porte une curiosité, une gentillesse qui font aimer d'emblée l'idée de lecture publique.
 
En attendant le salon du livre jeunesse qui aura lieu du jeudi 27 au samedi 29 mars, il y a les images de Juliette. Elle y rencontrera des classes autour de l'album Prénom Camille et des photos qu'elle réalise pour Alice au pays des merveilles. Seront aussi présents au salon Mylène Baptista, Hubert Ben Kemoun, Betty Bone, Eva Kristina Mindszenti, Rachel Hausfater, Ilya Green, Sophie Dieuaide et Jean-Marie Henry. L'affiche est belle comme un printemps qui explose. Caroline Laboyrie tiendra là-bas un stand avec nos livres alors merci, merci de donner à lire des livres qui cherchent, chacun par son chemin, à donner aux enfants qui veulent regarder mieux la haute intensité qu'apportent parfois les images.
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04 janvier 2008

« Nous sommes hantés par un peuple d’images »

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Double-page extraite des Cahiers de l'Immuable / 2 

Dans ma tête Deligny est une nébuleuse, bonhomme hors-normes dont la pensée affrontait tout ce qui pouvait servir à explorer la double énigme du langage et du non-langage. Et bien sûr c'est énorme, inclassable, intrépide et casse-gueule mais sa pensée dure longtemps, et en traversant les années elle s'amplifie au point de revenir innerver, aujourd'hui, nombre de tentatives parmi les plus inclassables.

A cause d'un film-météore, à cause de ses lignes d'erre dessinées comme des cartographies psycho-géographiques, et pour vingt phrases au moins que personne ne sait aujourd'hui où ranger, les questionnements de Deligny restent vivaces, indispensables. Parce qu'il vivait au milieu d'enfants sans parole, parce qu'il avait choisi une existence hors des frontières du langage Deligny interrogeait le mystère de la parole avec une urgence très concrète, bien décidé à questionner tout ce qui pouvait alimenter une pensée vagabonde et furieuse, une pensée fleuve capable de tout emporter, que ce soit l'écriture mise à nu de Beckett ou la beauté du cinéma muet, les intuitions de Wittgenstein ou la nature primitive et secrète de l'image.

Deligny devait comprendre, inventer une pensée opératoire et il ne s'arreterait pas avant d'avoir élucidé, un peu, pourquoi certains enfants venaient au monde sans l'usage de la parole, et ce que leur existence pouvait encore nous apprendre. Il n'avait pas pour ambition de les guérir puisqu'il n'était pas sûr qu'ils soient malades, il voulait juste comprendre ce que c'était la vie humaine sans parole, et s'il était possible d'inventer une langue sans sujet, une langue infinitive et concrète.

L'écriture de Deligny est une réserve à peu près inépuisable de carburant mental pas encore raffiné, or noir à l'état brut encore de poésie tenace, "directement branchée sur la vie qu'il partage avec les enfants"(1). Mais il aura fallu des années d'intelligence et un courage éditorial hors-normes, lui aussi, pour rendre cette écriture aussi directement accessible. Les éditions de l'Arachnéen ont relevé ce défi et édité, à l'automne, ce livre-monument. Sandra Alvarez de Toledo aura travaillé de nombreuses années pour parvenir à ce recueil des Œuvres de Fernand Deligny qui paraît un peu plus de dix ans après sa mort, en 1996. L'ouvrage reconstitue en 1848 pages de textes, images, fac-similés, les étapes d’une interrogation expérimentale de l’autisme. Il rassemble pour la première fois l’essentiel de son œuvre, éditée et inédite : de Pavillon 3, ses premières nouvelles (1944), aux textes sur l’image des années 1980. Il s’achève sur quelques pages manuscrites de sa dernière et monumentale tentative autobiographique, L’Enfant de citadelle.

Et pour commencer il y a ce texte : L'inactualité de Fernand Deligny.

(1) : Sandra Alvarez de Toledo, "L'inactualité de Fernand Deligny", Fernand Deligny, Œuvres, Ed. de L'Arachnéen, 2007, p 24.

14 août 2007

ON NE PRATIQUE PAS LA CHASSE A L'ENFANT SANS « DEGATS COLLATERAUX »

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C'est un enfant, il a douze ans, il est entre la vie et la mort à Amiens. Il aurait pu être Chinois, être plus âgé, et le drame aurait pu avoir lieu à Dôle, Lyon, Lille ou n'importe où en France. Ce n'est pas un accident. C'est l'effet direct et inéluctable de la politique imposée aux préfectures et aux policiers par le gouvernement. Les services sont soumis à des quotas en matière d'interpellation (125 000 exigés par le ministre en 2007) et d'expulsions (25 000).
Oui, les sans-papiers sont pourchassés par la police. Jusque chez eux.
D’autres drames, moins spectaculaires, se déroulent partout en France : à l'heure où nous écrivons, 10 parents (pères ou mères) d'enfants scolarisés sont placés en centre de rétention par la préfecture de police de Paris, en attente de leur expulsion pendant qu'à la maison le parent échappé à la rafle et les enfants sont dévorés d'inquiétude devant leur avenir de demi-orphelins. A Metz, un autre père de famille risque l’expulsion par l’Allemagne vers la Mongolie. Et on pourrait poursuivre cette liste qui dénombrera toujours en deçà de la réalité arrestations et expulsions, familles déchirées et vies brisées….
Le Réseau sans frontières est fier de défendre ces familles, ces enfants ; il s’efforce de construire la solidarité nécessaire, même en cette période où l’Etat, quoiqu’il en dise, en profite pour mettre les bouchées doubles.

Les enfants de ce pays, où leurs familles sont venues chercher tolérance et liberté ont le droit de vivre comme tous les enfants, sans la peur quotidienne au ventre, de même que leurs parents.
Il faut mettre fin aux expulsions, et aux pratiques auxquelles les forces de police se livrent, et donner à ceux qui vivent à nos côtés le droit au séjour..

Réseau national des militants, collectifs d’établissements, syndicats et associations pour l’information et le soutien aux jeunes scolarisés étrangers sans papiers

Adresse postale : C/o EDMP 8 Impasse Crozatier 75012 Paris - HYPERLINK "mailto:educsansfrontieres@free.fr" educsansfrontieres@free.fr / HYPERLINK "http://www.educationsansfrontieres.org" www.educationsansfrontieres.org
Contacts sur ce dossier : Jean Pierre Fournier : 06 13 26 33 42 - Armelle Gardien : 06 89 49 48 47
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02 juin 2007

Les photos de Juliette

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Vendredi 25 mai, en revenant des Saintes Maries de la mer, on montrait Prénom Camille au salon du livre jeunesse à Agen. Juliette Armagnac, qui en a fait les photos, avait rencontré plusieurs classes avec l'album. Je crois qu'elle se régale en allant, à l'intérieur des écoles, raconter les livres qu'elle peut fabriquer aux enfants.

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Loredana n'a pas 10 ans, elle est venue la veille avec sa mère, elle a voulu Prénom Camille, sa mère ne voulait pas, elle a insisté et vendredi, elle est revenue dire à Juliette qu'elle l'avait lu, qu'elle voulait en voir d'autres, des livres comme ça avec des photos. Je lui ai donné Petite brouette de survie, comme un cadeau, pour qu'elle l'emporte et le lise. Pierre Bertrand passait discuter, raconter ses voyages et ses livres, un peu comme on retrouve un voisin à la fête du village. Loredana a passé l'après-midi à notre table à dessiner, à questionner, à réfléchir aux livres et tout le monde l'a prise pour ma fille. Je ne sais pas pourquoi j'étais tellement content qu'on m'invente d'autres enfants que les miens.

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Dimanche c'était plus sérieux, invité à participer à une table ronde pour la fête du livre de jeunesse de Mostuéjouls, près de Millau. Il y avait Marguerite Tiberti, des éditions du Ricochet, René Turc des éditions Grandir et Où sont les enfants ? en retard, perdu un peu à l'ouest entre les gorges du Tarn et la mairie à l'écart du village. J'étais venu avec la chienne, à l'invitation d'Isabelle Hochart pour raconter le métier d'éditeur. Dans le village les livres étaient montrés dans les ruelles, posés sur des planches au fond des granges et des ateliers, et ça nous ressemblait cette façon simple, au milieu des chiens et des voisins.
TB

31 mai 2007

"Est ce que je suis en prison ? Je veux retourner à l'école ! "

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Non, ce n'était pas difficile à imaginer, trop prévisible. La pire des politiques appliquée aux sans-droits, sans le moindre souci du sort réservé aux enfants, des vies qu'on pourrira à partir des racines. Néli, 8 ans, vient de passer sa première nuit au centre de rétention de Marseille. La première nuit d’une enfant dans cette prison, comme elle l’appelle.

Arrivée la veille depuis Toulouse, cette famille avait été raflée à 6h du matin dans sa chambre d’hôtel, bien qu’ayant introduit un recours contre un arrêté d’expulsion. Seul leur fils de 18 ans, sorti, y a échappé. Mais que va-t-il faire seul ?

D’origine arménienne, née à Bakou en Azerbaïdjan, Mme Al Khalili n’est reconnue par aucun de ces deux pays. Seront-ils expulsés vers la Russie dont M. Khalili a la nationalité alors qu’ils vivent depuis 5 ans en France ?

Le RESF de Toulouse connaît bien cette famille et c’est probablement pour casser une éventuelle mobilisation locale que celle-ci a été acheminée à Marseille. Mais ici non plus, nous ne laisserons pas faire ça en notre nom. Nous ne laisserons pas briser l’avenir de Néli, dont les droits fondamentaux (et notamment celui d’aller à l’école) sont garantis par les chartes, traités et autres conventions internationales.

A l’occasion du passage de la famille devant le Juge des Libertés et de la Détention qui doit statuer sur leur sort,
le RESF appelle à un grand rassemblement

JEUDI 31 MAI à 10H
devant le centre de rétention
(26 Bd des Peintures 13014, M° Bougainville)
Contact sur ce dossier :
Marseille : Armelle 06 28 63 29 21 / Bernadette : 06 87 42 39 27
Toulouse : Yamina VIERGE 06 22 56 60 74 / Jean François MIGNARD 06 13 82 55 51
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29 mai 2007

Des livres qui surgissent

765ad4bcfe8d63b9e2ef09665fd8781d.jpgLes écrivains avec qui nous travaillons ont des livres qui naissent un peu partout. Alors on essaye de suivre comme on peut, et de lire aussi au fur et à mesure que paraissent albums et poèmes :

Catherine Leblanc, avec qui nous préparons "La classe de Mme Lampion" (illustré par des photos d'Angelle), vient de réaliser l'adaptation française de "La petite fille et l'arbre aux corneilles", un album de Riita Jalonen paru en avril chez Oskar jeunesse.

Et puis l'un de ses recueils de poèmes :"le monde n'est jamais fini", paru en 2005 chez La renarde rouge, vient tout juste d'être sélectionné pour le prix Lire et faire lire 2007. Les poèmes de Catherine seront donc lus dans les écoles et je me dis que ce n'est pas si fréquent, pour les enfants, de lire une poète bien vivante.

8fef50a3fe8711d6ff96aa0887292266.jpgStéphane Servant, lui, vient de publier "Cœur d'Alice" chez Rue du Monde et "Le machin", un livre pour les plus petits chez Didier Jeunesse. Avec "8h32" ça fait une jolie moisson. Stéphane présentera ses albums à la librairie Tire-Lire, à Toulouse au mois de juin.

Quant à Magali Turquin, avec qui nous préparons l'album "Tout cela" (photographies de Sandrine Bourguignon) et la collection TAPATOUVU, elle vient de publier Papa-barque aux éditions du Jasmin. Nous on dit bravo ! Comme au feu d'artifice !

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