Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29 septembre 2009

Les pages de Nocturnes

Nocturnes20et21cadre.jpg

Nocturnes et les garçons perdus, pages 20 et 21

Pour vous donner une idée, on vient de mettre en ligne six double-pages de Nocturnes. On en mettra plein d'autres, promis, dès qu'on rentrera de Paris. En attendant, on remercie tous ceux qui nous auront aidé à inventer ce livre.

Merci à Louis Bernard et Théo Baudet pour leur patience et leur beauté.

Merci aux jeunes lecteurs et correcteurs attentifs, Victor Dekowski, Chloé Berger, Julianna Bonamy, Anas Boudaaoua, Iman Boukili, Damien Bourdin, Violaine Bouyssou, Cédric Cailleteau, Aline Clerc, Melvin Degoul, Eva Djerfaf, Apolline Dumeril, Mélissa Germain, Clémence Grégoire, Elvin Guilloton, Laurie Lejart, Clément Lefevre, Céline Lim, Elise Louin, Thidianne M'backé, Lucas Mariani, Elsa Marques, Thomas Melix, Angélique Mouillard, Alizé Namuroy, Alexis Ocio-Rieprecht, Anaëlle Peron, Coraline Perrin, Florian Pleut, Lucie Remy, Mathias Tritscheler, Emilie Veaux, ainsi qu'aux grands, Philippe Lemaire et Marie Dekowski.

Merci à l'association Rhizome pour leur initiative Art at School,
la Biennale internationale de la photographie et des arts visuels de Liège,
le Centre Photographique d'Île de France,
le Centre de Photographie de Lectoure.

Merci enfin à Dorothée Luczak, Nathalie Giraudeau, Magda Danysz, François Saint-Pierre, Stéphane Jourdois et Emilie Clérici.

La conception graphique de Nocturnes a été confiée à Mimigrafika qu'on remercie elle aussi pour sa patience et sa présence dans les moments un peu durs. La correction du texte a été confiée à Anne Descours dont l'amitié et le regard demeurent précieux. La photogravure a été réalisée par Christophe Laloi et Aline Phanariotis pour Voies Off. Le suivi d'imprimerie a été assuré par Alexandre Dahan. Merci encore à vous.

nocturnes4et5cadre.jpg

Nocturnes et les garçons perdus, pages 6 et 7

19 mai 2008

E viva Espagna

Assistante éditoriale aux éditions Où sont les enfants ? je ne m'attendais pas à travailler avec des vrais enfants. Pourtant, dans le cadre du projet Comenius, ce sont les enfants de France, d'Espagne (Catalogne) et d'Italie (Ombrie) qui font le livre. Ils écrivent l'histoire à partir des contes folkloriques de leur région et créent l'illustration. Ce livre sera illustré par la technique du collage de photos. Mon rôle lors de ce voyage en Espagne était de présenter cette technique et son potentiel créatif aux enfants catalans.

Il est 12h, les regards des 50 élèves qui participent au projet Comenius en Espagne sont fixés sur moi. Ils ont entre 7 et 10 ans, sont de niveaux différents (du CE2 au CM2 dans notre système) et je sens qu'ils sont aussi curieux du résultat de notre rencontre que moi. C'est la première fois que j'interviens devant des enfants. Et là ils sont nombreux et nous ne parlons même pas la même langue.

Mais nous avons des alliés pour nous aider à relever le défi : un maître français, Michel et un maître espagnol, Félix, vont traduire mes propos, les questions et les exclamations de chacun pour que nous puissions nous comprendre.
La séance commence par un petit quart d'heure de théorie : Le collage dans l'histoire de l'art. Je commence, un peu angoissée, ma présentation ; les éclats de rire et les exclamations des enfants me rassurent vite. Ils accrochent avec les artistes que je leur montre, ils réagissent aux œuvres qui défilent et ne les laissent pas indifférents. Bref, ils participent et ils apprécient ce moment autant que moi.
 
190990576.jpg
  Toutes les photographies sont de Bruno Joseph

Après la réflexion, l'action : les 2 prochaines heures sont consacrées à la mise en application de ce qu'ils viennent d'observer. Les quatre classes réunies choisissent chacune un thème : les plus petits travaillent sur les personnages, les niveaux intermédiaires sur le paysage et les plus grands sur l'architecture.
 
1287795264.jpg
 

A partir des brochures des 3 parcs régionaux (français, espagnol et italien), ils doivent sélectionner, découper des éléments et les réagencer sur le papier pour recomposer des univers imaginaires en fonction du thème choisi.Les enfants ont fait preuve d'une imagination et d'une créativité étonnante comme vous pouvez le découvrir sur les images qui accompagnent mon récit. Certains ont dépassé les contraintes du format du papier en rajoutant des éléments. D'autres, avec une minutie inouïe, ont composé des maisons en mosaïque de couleurs, des ciels dignes des impressionnistes et des montagnes très impressionnantes , des monstres bizarres et des animaux rigolos !
 
1906449296.jpg
 
 
1014839392.jpg
 

Chacun a pu s'exprimer à la fin en présentant son œuvre aux autres, suscitant chaque fois de nombreuses réactions dans l'assemblée. Et dans les yeux brillait la même envie de mettre cette nouvelle découverte en œuvre dans le cadre du projet de livre.
Rendez vous sur le site du projet Comenius où les écoles participantes mettent en ligne les dernières avancées.       
 
c. 
 
 
18682320.jpg

05 janvier 2008

Comptes de fées

bd6270eb4140d12d45edcf7153610474.jpg

"Cendrillon attend que les éditeurs français osent publier de vrais livres pour enfants… et que les parents arrêtent de n’acheter que “Petit Ours Brun”! Magda n'a pas l'habitude de mâcher ses mots. Et elle écrit, à propos de littérature jeunesse, un texte qui va à l'essentiel :  "Je trouve que l’édition pour enfants s’est aseptisée à mort, que tous ces bouquins où l’on conte les bêtises javellisées d’enfants propres sur eux me font bailler d’ennui… Relisons les contes de Grimm ou les contes traditionnels asiatiques. Ogres, sorcières, monstres, poisson aux mille dents… jeunes vierges qui ne veulent pas quitter la maison de leur père, princes qui doivent affronter mille obstacles pour enlever la princesse… les enfants ne sont pas traumatisés par ces histoires. Elles sont le reflet de leur imaginaire et de leur inconscient. Elles sont réellement adaptées à leurs envies de lecture, de rêve, et elles leur permettent de vivre leur perversité sans avoir à l’expier."

Pour lire la suite, c'est sur Ce que tu lis

29 novembre 2007

Photoconte

 
ebd477dc74a037a201ba746f36d9be8f.jpg
 
Clémentine Magiera est conteuse. Il y a longtemps que j'écoute ses histoires, et par ici, sur le causse entre lot et dordogne, les enfants l'ont souvent entendue quand elle venait raconter, la nuit, près de ces feux qu'on allumait dans l'hiver des forêts. Peu à peu pourtant, elle est devenue une conteuse un peu différente puisqu'elle dit ses histoires, maintenant, en projetant des photos sur les murs. Forcément la tentative nous intéresse à Où sont les enfants ? - On essaye de pas rater ses spectacles, même s'ils ont lieu à l'autre bout du Périgord, même si la voiture est foutue et qu'on ira en marchant dans le froid. On ira. Pour vérifier les étincelles qui naissent des photos et des contes, quand on les tient ensemble dans la pensée, devant les yeux. Oui forcément ça nous passionne de voir quelqu'un tenter ça, en direct, en présence de ceux qui écoutent et regardent.
 
Dans les spectacles de Clémentine, c'est donc cette même rencontre entre histoires et photos. La même tentative et ça dit ce qu'on dit, qu'il y a par là quand même des étincelles à dénicher, imprévues, magnifiques. Mais la rencontre a lieu loin du livre, portée par la voix d'une voyageuse au long cours, avec cet accent truculent qu'on a par ici, d'avoir entendu l'occitan dans l'enfance, avec cette langue clandestine qui lui remonte à travers tous les mots.
 
Clémentine est allée jusqu'au Groenland rencontrer les enfants de là-bas. Elle en a ramené des histoires et des photos, la matière d'un spectacle, d'un livre peut-être. Elle a ce don qu'il faut aux conteurs pour transmettre l'importance des histoires dans nos vies, et leur fragilité aussi au moment où elles passent de la bouche à l'oreille. 
 
 
6742bd9c35e67be323102762b3ab9492.jpg
© Clémentine Magiera 
 
« petite Nord » sera à Beaumont-du-Périgord, Hostellerie de Saint-Front , en Dordogne et ça sera le samedi 8 décembre 2007, à 15 h. Bien sûr c'est un  spectacle tout public (à partir de 6 ans). Réservations au 05.53.22.30.11

C'était l'été, au Groenland... Les enfants allaient se baigner au lac tous les jours ! Et tous les jours, ils venaient près de moi, comme des oiseaux, par-dessus les cailloux du rivage dégelé ; parfois, ils dessinaient sur mes carnets en écrivant le nom de ce qu'ils figuraient. C'est comme ça que j'ai appris les mots de là-haut...

«  petite Nord » mêle histoires traditionnelles du Grand Nord, anecdotes de voyages au Groenland, images de là-haut, pour faire vivre des moments sensibles, tout près des grandes glaces qui pétillent...