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11 décembre 2009

Portes ouvertes le 18 décembre

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La première fois

En Arles, la Maison des Éditeurs n’a pas un an d’existence.
Peu à peu, des entreprises viennent s’y installer, comme cette semaine L'oiseau Indigo Diffusion, porté par Isabelle Gremillet.
Pas encore une année mais le désir de travailler à plusieurs est déjà là : boire des cafés, partager des enthousiasmes et des découvertes, apprendre de l’autre, échanger des infos et des regards.

Une Maison des Éditeurs pourrait être tout cela et beaucoup plus, presque une utopie au quotidien et ce 18 décembre, un vendredi, c’est une première fois, la volonté d’ouvrir les portes et de montrer un travail d’édition entrain de se faire.
En collaboration avec le Prides -Livres & Disques- et la Ville d’Arles, d’autres rendez-vous seront programmés
en 2010.
Alors à suivre…

Le 18 décembre, de 15 à 19h
à la Maison des éditeurs et des industries culturelles
Atelier des Roues, 7 rue Yvan Audouard, 13200 ARLES
rencontre avec les éditeurs
La fabrique sensible - livres d'artistes
&
Où sont les enfants ? - livres jeunesse
et les auteurs
pour une présentation de livres :
Instant de doute, de Michèle Sylvander
Dédales d’Avignon, de Max Char volen
&
Nocturnes ou les garçons perdus, de Mireille Loup.

Des vidéos des 3 artistes seront présentées,
ainsi que la Bibliothèque Mobile de Andrea Blum,
des peintures de Max Char volen
et des photographies de Mireille Loup

Cet événement sera également l’occasion de rencontrer les entreprises implantées sur le site :
- La Compagnie Events

- MAIN, Festival international de création numérique en temps réel
- La Cuisine et TACA, l'agenda culturel du pays d'Arles

Et à partir de 18 heures on pourra boire un verre, pirouette cacahuètes..
Portes ouvertes organisées avec le soutien de la Ville d’Arles et du Prides Livres et Disques.

 

17 septembre 2009

Planète Marseille, à la rencontre de l'édition indépendante

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Pour la première fois de leur existence, Où sont les enfants ? va accoster à Marseille. Ce n'est pas si loin d'Arles mais c'est une ville qui résonne différemment de toutes les autres. Peu à peu, la géopolitique locale devient plus lisible, entre la Cité du livre à Aix-en-Provence, les éditions du Bec-en-l'air à Manosque, dont on admire le travail en photolittérature, et des librairies mythiques dont on entend parler à Marseille, comme Histoire de l'œil, rue Fontange où l'on peut boire un café et découvrir une expo.

Ces rencontres sont une façon de croiser ceux qui inventent ici des livres, et l'occasion pour nous d'inviter La compagnie créative et Claude Dagail, une autre éditrice dont le catalogue est riche en pépites inclassables, nécessaires aussi quand tant d'albums semblent décliner les mêmes thèmes avec des images qu'on pourrait croire interchangeables.

Le programme ?

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25 mars 2009

Le raccomodeur de poussières

519.jpgMaryvette Balcou a publié cet hiver un roman, Le raccomodeur de poussières, aux éditions La Cheminante. Elle quittera bientôt La Réunion et la colline aux camélias pour signer son dernier livre, ainsi que ses autres ouvrages le 4 avril, à la librairie La Terrasse de Gutenberg. Une occasion de rencontre, dans une petite librairie du 12ème arrondissement où les expos, je m'en souviens pour avoir habité tout près, valent souvent le détour.

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16 janvier 2009

Deux autres photographies de Maïa Roger

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Pour le plaisir des fascinations partagées.
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Et sur le site de la Dorothy's Gallery, à Paris, où Maïa Roger participait à l'exposition Fables contemporaines, en compagnie de Katrin Vierkant et Valentine Fournier  : Maïa Roger travaille sur la fiction, sous forme de mises en scène, d'amorces de récits fantastiques, d'histoires inventées.
Son travail évoque l'univers du conte, galerie de personnages extravagants, monstrueux, drôles, mystérieux dans un décor rural où se nouent des intrigues énigmatiques.

13 janvier 2009

Les photographies de Maïa Roger

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Les photographies de Maïa Roger étaient affichées depuis longtemps au mur de la grange aux livres, derrière la rue à Vaillac. Au dessus de la photocopieuse et tout près du téléphone, si bien que je pouvais les scruter plusieurs fois par jour en parlant d'autre chose. Elles faisaient partie des quelques images que j'avais fini par connaître par coeur, petit morceau de mémoire autour duquel la rêverie peut embrayer sans forcer. Chacune des mises en scène de Maïa Roger convoque le monde confus des contes, là où les animaux peuvent parler à leur tour, accrocher aussi des rideaux aux fenêtres du terrier, parler d'amour comme on parle du beau temps, allongés dans l'herbe des pentes à l'automne.

Ce sont des images qui ont le pouvoir de raconter tout en renouant avec une amitié instinctive pour les présences animales, une amitié propre à l'enfance et qui s'en ira vite, plus tard, dans l'apprentissage du monde adulte où les animaux se verront relégués à l'écart. C'est cette enfance amicale, intriguée, instinctive que Maïa Roger parvient à approcher en images, et cela provoque une fascination qui ne se défait pas, se creuse à chaque nouvelle prise de vue.

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Pour voir l'ensemble du travail de Maïa Roger, c'est ici et ça vaut la peine. En page d'accueil il est écrit STORIES puis Chapter 1- regardez les deux mains animales qui s'emparent - Chapter 2 - approchez les juments, la nuit va tomber -  Chapter 3 - c'est l'amitié de l'ours comme un apprentissage, trois chapitres et c'est tout, tout le mystère d'une narration photographique qui se déploie. Faites le tour, n'hésitez pas. Il y a de la beauté à l'état brut, c'est-à-dire l'inquiétante étrangeté qu'on a piégée en photos. Et en échange, vous nous direz si la fascination se partage ?

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22 octobre 2008

« Quatre heures ! ils ne sont pas venus goûter ! Où sont les enfants ?... »

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© Jim Goldberg, Polaroïds

« Où sont les enfants ? » Elle surgissait, essoufflée par sa quête constante de mère-chienne trop tendre, tête levée et flairant le vent. Ses bras emmanchés de toile blanche disaient qu'elle venait de pétrir la pâte à galette, ou le pudding saucé d'un brûlant velours de rhum et de confitures. Un grand tablier bleu la ceignait si elle avait lavé la havanaise, et quelquefois elle agitait un étendard de papier jaune craquant, le papier de la boucherie ; c'est qu'elle espérait rassembler, en même temps que ses enfants égaillés, ses chattes vagabondes, affamées de viande crue...

Au cri traditionnel s'ajoutait, sur le même ton d'urgence et de supplication, le rappel de l'heure : « Quatre heures ! ils ne sont pas venus goûter ! Où sont les enfants ?... » « Six heures et demie ! Rentreront-ils dîner ? Où sont les enfants ?... » La jolie voix, et comme je pleurerais de plaisir à l'entendre... Notre seul péché, notre méfait unique était le silence, et une sorte d'évanouissement ; miraculeux. Pour des desseins innocents, pour une liberté qu'on ne nous refusait pas, nous sautions la grille, quittions les chaussures, empruntant pour le retour une échelle inutile, le mur bas d'un voisin. Le flair subtil de la mère inquiète découvrait sur nous l'ail sauvage d'un ravin lointain ou la menthe des marais masqués d'herbe. La poche mouillée d'un des garçons cachait le caleçon qu'il avait emporté aux étangs fiévreux, et la « petite », fendue au genou, pelée au coude, saignait tranquillement sous des emplâtres de toiles d'araignée et de poivre moulu, liés d'herbes rubanées...

Colette. Où sont les enfants ? La maison de Claudine

8h32 à Millas

Scan 8h32.jpgEn collaboration avec 5 bibliothèques municipales, la Médiathèque Départementale «Claude Simon» des Pyrénées-Orientales, organise du 12 au 18 novembre 2008 une animation commune autour d'un jeune auteur, Stéphane Servant, d'une jeune photographe, Alice Sidoli, et d'une petite maison d'édition Jeunesse « Où sont les enfants ? ». Au programme : des rencontres avec les classes en bibliothèques, des rencontres tout public en bibliothèques, des dédicaces, une journée de formation, une exposition, des lectures...

Jeudi 25 Septembre, deux classes de CE2 de l'Ecole Primaire de Millas ont pu participer à un atelier photo numérique organisé par la Médiathèque de Millas et animé par Gérard Maincent du Photo Club de Millas et correspondant local à l'Indépendant. Cette séance se poursuivra par un atelier de photomontage le Mardi 14 Octobre. L'objectif : réaliser une exposition autour de l'album 8h32 qui sera présentée à la Médiathèque de Millas le Jeudi 13 Novembre à l'occasion de la rencontre des deux classes avec les auteurs Stéphane Servant et Alice Sidoli.

A lire aussi sur 24h Actus, toute l'actualité de Millas vue par Gérard Maincent, correspondant du journal L'indépendant.

16 octobre 2008

Dans l'atelier des roues

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© Lucien Clergue, Mannequin chez le chiffonnier, Arles, 1956. 

2008 était l'été des grandes métamorphoses. La liste a été longue des remises en question, discussions, nouvelles ébauches après trois ans d'existence et dix livres parus. L'association qui portait le projet de maison d'édition a donc été dissoute, par liquidation judiciaire et manque chronique de trésorerie, et surtout parce que des trois fondateurs il n'en restait qu'un seul à la barre, Anton continuant de piloter un projet humanitaire entre Mogadiscio, Genève et Nairobi, Michèle étant accaparée par d'autres soucis. Inventer des livres dans un hameau du Lot n'est pas non plus toujours simple quand la première graphiste est à une heure de route, que les téléphones portables ne passent qu'après la chapelle, au bout du pré et que chaque orage un peu violent vous prive d'électricité, de fax et de téléphone pendant deux ou trois jours.

Les projets de livres qu'on préparait nécessitaient sûrement une autre façon de travailler, en commençant par salarier - au moins un peu - ceux qui trimaient à Où sont les enfants ? jour après jour. Il fallait d'autres financements que nos économies et droits d'auteurs pour continuer de développer un projet qui rencontrait l'écho des lecteurs et prescripteurs, mais qui représentait aussi une charge de travail qu'aucun bénévole ne pouvait plus endosser.

L'envie d'Arles est venue peu à peu, comme une utopie à laquelle on n'osait pas vraiment croire. Parce qu'on y passait chaque été plusieurs jours, le temps de voir les dizaines d'expositions photo des Rencontres, et parce qu'on prenait conscience que chaque été, le petit monde des photographes transitait par ce morceau de camargue où il était plus simple d'organiser rendez-vous et séances de travail. Et puis la ville d'Arles avait ce projet de Maison des éditeurs dans une friche industrielle - les anciens ateliers SNCF - qui accueillerait bientôt le Parc des ateliers, sorte d'utopie culturelle dédiée à la photo, dessinée par Frank O. Gehry, portée par la Fondation LUMA et la région PACA.

Et puis soyons francs : L'envie d'Arles c'est aussi - en premier - retrouver la femme que j'aime, et puis ensuite plein d'autres très bonnes raisons qui font plus sérieux, comme travailler dans une ville où la municipalité - communiste - soutient depuis plusieurs mandats des éditeurs comme Actes Sud, Analogues, les éditions de la Nuit, Philippe Picquier ou les Fondeurs de Briques et La Fabrique Sensible, une ville où la bibliothèque de l'Ecole Nationale Supérieure de la Photographie permet toutes les recherches et où plusieurs structures, comme Voies off et Buena Vista exposent et soutiennent le travail de jeunes photographes. Arles maintenant, nous y avons une adresse, une nouvelle structure sous forme de SARL qui permettra d'éditer les livres en projet, tout en créant deux nouvelles collections avec la même volonté : l'alliance de la littérature et de la photographie.

T.

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L'atelier des roues. Arles, mai 2008.

15 octobre 2008

L'art de la contrebande

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Depuis samedi, deux expositions Où sont les enfants ? ont lieu à Nîmes et à Toulon. La première pour Lire en fête, à la bibliothèque jeunesse du Carré d'art de Nîmes, où sont présentées les photos de Juliette Armagnac pour Alice au pays des merveilles (photo ci-dessus). La seconde à la librairie Contrebandes, qui vient de déménager au 37 rue Paul Lendrin, à Toulon, dans un très bel espace où entre aussi le soleil. Une librairie d'images et de résistance qui présente, depuis le 8 octobre, les tirages originaux de Severine Thévenet pour Litli Soliquiétude.

117.JPGDeux villes, deux lieux où c'est le livre qu'on montre et qu'on défend - et pas n'importe quel livre - avec on peut l'imaginer derrière ces mises en avant deux passionnées, deux femmes : Mimi Paola à la barre de Contrebandes et Diane Ducret dans le navire du Carré d'art. A chaque fois des rencontres, des connivences et à chaque fois aussi d'autres chemins qu'on voudrait écouter, mieux connaître comme une vie qu'on raconte, avec en fil rouge la passion des images et des littératures qui s'inventent aujourd'hui. Les éditeurs de L'arbre vengeur le racontaient au Matricule des anges, ce sont les rencontres qui donnent au travail d'éditeur sa pulsation secrète. Sinon pourquoi l'hénaurme travail dans le ventre des livres ?

Les photographies de Litli en transit depuis la librairie Harmonia Mundi à Arles jusqu'à la librairie Contrebandes à Toulon.

LIRE EN FETE à NÎMES : Coup de projecteur sur les éditions Où sont les enfants ?

  • Du 7 au 25 octobre, Espace Jeunesse du Carré d'art : Exposition Alice au pays des merveilles. Photographies de Juliette Armagnac, jeune illustratrice ssue de l'école Estienne, réalisées pour l'album à paraître en 2009.
  • Samedi 11 octobre, 11h, auditorium du Carré d'art : Rencontre autour des éditions Où sont les enfants ? Tieri Briet, auteur et éditeur, nouvellement installé à Arles, a choisi la photographie comme langage pour s'adresser aux enfants.
  • Samedi 11 octobre, 10h à 12 h et 14h à 17 h, atelier de création artistique : Un prénom qui me ressemble, atelier animé par Juliette Armagnac. Pour les enfants à partir de 8 ans.
  • Du 17 octobre au 3 janvier 2009, salle Soleil Noir : "Un miroir le long du chemin", exposition autour de l'oeuvre de Gérard Macé, poète et photographe : livres d'artiste, livres de photographie, tirages photographiques de Gérard Macé. 

 

07 mai 2008

Questions d'enfants

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Premier café avant l'aube. Sous l'œil du coq que la lumière de la cuisine a réveillé, désolé mon vieux. De l'autre côté de la vitre, ta tête hagarde de volatile préhistorique, c'est aussi le premier regard échangé quand je lève les yeux de mon livre - La nostalgie aborigène qu'Elzbieta vient de publier chez L'art à la page : un livre offert par Madeline, un livre avec des points d'interrogation, une ribambelle au fil des pages. Sa manière à elle d'écrire l'enfance qu'elle raconte : « Qu'y avait-il au-delà ? Nous savions à peine la petite ville, la plage semée de méduses, la campagne alentour. »

Je roule jusqu'au local d'Où sont les enfants ?, juste avant les premières lueurs sur le causse. Au bord de la route un blaireau qui boitille, deux chevreuils que mes phares viennent déranger et le premier oiseau face à moi, la buse endormie sur le grand chêne du virage. Les questions d'enfant que pose Elzbieta ne s'en vont pas non plus avec la route qui monte de virage en virage, du vallon jusqu'au village sur le causse : « Lorsqu'on a plus de terre à soi, dans quel jardin creuser un petit tombeau ? » Il y a des points d'interrogation définitifs et ce matin je pars avec.

Mais aujourd'hui, avant d'aller accrocher l'exposition de Juliette Armagnac à Montauban, avant de retrouver Laurence Carrara à l'I.U.F.M., je connais mon bonheur à l'avance : Lire le manuscrit reçu de Catherine Leblanc, les premières pages au moins, relire les mots de Lucien, un enfant de 8 ans qui interroge Litli avec ses mots sur le site Lecture & Cie« Est-ce que Litli a découvert le monde ? Est-ce qu'il a rêvé ? Est-ce qu'il a trouvé ce qu'il cherchait ? »

Questions d'enfant : d'emblée elles vont au cœur du livre me dit Severine au téléphone. Ces petits bonheurs d'éditeur, c'est bien assez pour déjeuner seul face au coq insomniaque. Les points d'interrogation d'Elzbieta avec le goût d'une pomme et du café pour faire face : « Où s'ancre la mémoire des vagabonds ? » Est-ce que quelqu'un par ici aurait la réponse ? 

 T.

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La nostalgie aborigène. Elzbieta.

Edts L'art à la page.
Format : 15 x 20 cm -

Tirage : 1000 exemplaires - Parution : 19 février 2008