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04 janvier 2010

OK Severine

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Comme toute bonne voyouse qui se respecte, je n'ai jamais aimé noël ou alors peut être au tout debut.

Le jour ou j'ai appris que le père noël n'existait pas, je crois que ma vie a basculé ;)

Un Monde s'effondrait, j'ai commencé par perdre une partie de ma naïveté (heureusement) mais surtout par connaître le sentiment de trahison...

Mais maintenant que je suis grande je ne peux plus noircir le tableau alors avec Yu on en a fait un beau sapin de noël des villes.

J'espère qu'il vous plaira et si un père noel inventé viendrait a visiter cette page alors voici ma liste:

-Une maison pour les enfants perdus et seuls

-moins de colère (en commencant par la mienne)

-plus de respect

-toutes ces choses qui n'arriveront jamais mais qu'on proclame depuis la nuit des temps.

Je vous souhaite une belle fin d'année...

Seve / Severine Thévenet

Volé sur le Journal d'une voyouse, parce qu'on aime bien les voyouses.
De plus en plus.


(Et pour ceux qui ne l'ont pas encore rencontrée, Yu c'est Yumi, une très petite fille, la grande alliée de Severine, jeune enfant au sourire de voyouse.)

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Severine Thevenet, mariographe.

03 septembre 2009

Expos

En septembre, Lucie Pastureau expose à Paris ( VANDERSTEGEN, 1 rue Gustave Goublier, 75010. Vernissage le jeudi 10 septembre, à 18h30) ainsi qu'à Arles, où l'exposition Proche(s) est prolongée à L'atelier du midi. Quant à Séverine Thévenet, elle montrera les photos de Litli soliquiétude à Liège, dans le cadre de l'exposition "Emerveillements" ( Les Brasseurs, rue des brasseurs, 6. Liège. Vernissage le samedi 12 septembre, à 18h)

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:: how to disappear completely

and never be found ::

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dorothée smith + lucie pastureau

illustration sonore : Sir Alice

une proposition d’abel llavall-ubach

 

En référence au titre du guide écrit par l’américain Doug Richmond expliquant pas à pas comment réussir un changement d’identité et à celui du morceau aérien du groupe anglais Radiohead, cette exposition rassemble le travail de deux jeunes photographes - Dorothée Smith et Lucie Pastureau - sur le thème de la jeunesse et de la construction identitaire.

Les photos de Lucie Pastureau racontent, sur le registre de l’album de famille, cette période aux frontières floues, entre l’adolescence et l’âge adulte. Les clichés sont pris sur le vif et capturent des instants de partage et d’intimité. On observe, dans la droite lignée de « l’école » de Boston, une esthétique sans calcul ni mise en scène. Seule compte la transmission d’une expérience privée où les sujets se définissent par rapport à leurs pairs.

Aussi, le parti pris esthétique renvoie ces expériences collectives au passé : « and never be found again…. »…. sauf en photos, qui une fois exposées au public, s’octroient une certaine valeur documentaire et rendent compte des codes et des rites initiatiques d’une tranche de vie.

15 juin 2009

Journal d'une voyouse

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Quand elle écrit un e-mail, Severine signe d'une seule phrase, toujours la même et qui lui ressemble : "N'oublie jamais tes rêves d 'enfant."

Pour avoir de ses nouvelles, mieux vaut aller sur son blog, le journal d'une voyouse.

Et pour ceux qui, comme nous, n'auraient pas la mémoire des dates, c'est demain que Séverine passe par Lune et l'autre, librairie jeunesse à Saint-Etienne.

21 janvier 2009

De la naissance à toujours

Il y avait de la neige sur les pentes du Ventoux. On a traversé L'argentelle et la Combe-Tourmente - et à l'arrivée, c'était presque Beaubourg. La médiathèque de L'Horme domine la vallée comme une cabane perchée dans des arbres de fer, et si l'on vient la nuit, il paraît que les panneaux de sortie brillent au-dehors, au cas où les livres voudraient s'enfuir.

On venait porter Litli et marcher encore dans ses pas, creuser un peu plus le voyage de ce bout d'homme pour le prix Couleurs du monde. Il y avait une pile de livres sur les tables, et tu faisais ce geste d'ouvrir et de les poser debouts, face aux autres. Et puis tes premiers mots c'était le sésame qui ouvrait toutes les portes de tous les livres du monde. Parce que tu as parlé d'amour. Celui qui transforme des rêves en livres. Tu as raconté la naissance de Litli, les heures à imaginer, les mots à découper, l'idée qui vient à la fin d'une journée, les allers-retours de l'imprimeur au relieur, les enfants qui dorment avec sous l'oreiller.

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Il y avait tant de regards que je ne savais pas où regarder. Tant de questions dans les silences jusqu'aux mots hésitants qui demandent "c'est un livre pour quel âge ?". C'est ma question favorite. Quelqu'un a très bien répondu pour toi. Elle a dit "pour moi Litli c'est de la naissance à toujours". Je n'avais pas de carnet blanc où poser à la hâte tous les mots que j'avais pris au vol, mais cette phrase-là je l'ai retenue. Merci bien. On s'en resservira.

On n'arrivait pas à partir. Tu avais les dix livres empilés dans tes bras. Dix questions - ils sont là.
Sur la route du retour, un pendule aux yeux noirs tournait sur toi qui dort. La radio débattait des utopies. Le meilleur des mondes impossibles. Un peu plus tôt, quelqu'un avait remarqué que des dix livres édités, Litli était le seul sans photographies d'enfant dedans. Elle avait les cheveux courts, Le Parapluie Vert et ça t'apprendra à vivre dans son sac. Elle a dit mais si. Mais si. Y'a un enfant dans Litli.

m.

09 janvier 2009

Rencontre aux Couleurs du monde

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Isabelle Blanchard est conseillère d'éducation populaire et de jeunesse dans la Loire. A la fête du livre de Saint-Etienne, qui interrogeait l'idée du bonheur en octobre, c'est elle qui est venue annoncer la bonne nouvelle à Severine : Litli soliquiétude faisait partie de la sélection du prix Couleurs du monde. Et quand elle racontait, on devinait oui combien elle avait pu défendre Litli : 8 albums avaient été choisis à partir du thème de cette année, «  D’un lieu de vie à l’autre ». On ne sait pas si Isabelle B. parle de chacun des 8 livres avec la même émotion, mais à l'écouter raconter sa rencontre avec  Litli, on réalise un peu mieux ce que le petit personnage déclenche d'attachement chez certains lecteurs, au point que des enfants s'endorment avec le livre glissé sous l'oreiller, comme un doudou dans le noir, un talisman pour éloigner les cauchemars.

Alors ce jeudi 15 janvier, nous rencontrerons des animateurs et des bibliothécaires de la Loire pour raconter l'histoire de ce livre, le premier de la collection En chemin et puis d'autres livres à venir, Les lettres qui piquent, La classe de Madame Lampion, L'avenir ou Mamie Violette, autant de livres qu'on prépare avec Catherine Leblanc ou Severine Thevenet. La rencontre aura lieu à la médiathèque de L'Horme, près de Saint-Etienne à 14h. La neige n'est pas un obstacle, rien qu'une mutation accélérée du paysage, comme un principe de dépaysement. On apportera des images, des fragments de textes et les premières double-pages, promis. Curieux d'autres regards, soucieux de l'enfance et de cette idée si précieuse à force d'être reniée par les vieux ministères : L'éducation populaire. Parce que le peuple des enfants est maintenant en chemin, on l'a vu à Athènes, dans l'attente de demain au plus vite.

25 novembre 2008

A la Soupe de l'Espace

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Après Contrebandes à Toulon, l'exposition des photos originales de Litli Soliquiétude est accrochée, depuis le 15 novembre, à la librairie La Soupe de l'espace, à Hyères, une toute nouvelle librairie dont c'était la première exposition.
Et Severine, qui n'a pas peur des voyages, a fait le périple depuis Bruxelles pour y dédicacer ses livres,  raconter avec ses mots et son sourire l'aventure des prises de vues en Islande, juste avant de repartir en famille pour le Japon, puis de passer par Lyon où elle animera un atelier à la librairie A titre d'aile, le 13 décembre.

23 août 2008

Soliquiétude

Eté étrange - moisson d'images et parfois rien d'autre que les pages blanches - le silence sur lequel les mots se déposent - pour en rendre compte. Arpenter la ville d'Arles en tous sens et revenir - revenir - encore ? - aux mêmes expositions. Richard Avedon, Patrick Swirc et Tim Walker en points d'orgues. Mais on atterrit et on en reparle. D'abord on atterrit. Severine Thevenet vient de nous envoyer les photographies de Serge Gurtwith prises lors de la dédicace autour de Litli, le samedi 12 juillet dernier, à la librairie Harmonia Mundi de Arles.

Regarde, tu fais naître le monde.

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12 mai 2008

Litli au féminin

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Dans une école élémentaire du centre de Reykjavik, Severine Thevenet a rencontré une classe d'enfants âgés de 8 à 10 ans. Rosa Elin Davidsdottir l'accompagnait, qui lui servait aussi d'interprète auprès des enfants qui n'étaient pas anglophones. Certains d'entre eux ont dessiné Litli, mais une petite fille a eu l'idée d'inventer Litla, la petite sœur de Litli, perdue dans la nature avec son baluchon. Severine se souvient surtout de ce que Litla aimait bien le rose et qu'elle était partie à la recherche de son frère.

Ici, très loin de Reykjavik, deux petites filles du village viennent d'amener au local la vipère qu'elles sont très fières d'avoir capturée à mains nues.  La plus courageuse des deux tient la tête du serpent entre ses doigts, «c'est comme ça que j'ai vu faire à la télé». Son petit frère l'a pourtant prévenue  : les pythons ça peut vous cracher dans les yeux ! Alors elle porte les lunettes noires de sa maman.

A Reykjavik Saga a 12 ans et sait déjà qu'elle deviendra écrivain. Elle a écrit pour Severine l'histoire de Litli sans famille. Il est seul, triste et se souvient que sa famille habite quelque part en Islande. C'est en partant chercher les siens qu'il rencontre un premier elfe. La suite, il faudra la traduire, puis la donner à lire.

T.

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09 mai 2008

Atelier "Litli" à Reykjavik

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Séverine Thévenet a animé dimanche 27 avril un atelier destiné à un jeune public à la Bibliothèque de la Ville, Tryggvagata. Elle a également accueilli vendredi 25 avril sur le lieu de l’exposition des élèves de Hvassaleitisskóli


Lors de ces ateliers, les enfants ont visité l’exposition, puis ont raconté ou dessiné leur histoire de "Litli".

Vous pouvez retrouver les textes et les dessins des enfants à la Bibliothèque de la Ville, ainsi que sur le blog de "Litli"

Les enfants qui n’ont pas pu participer à ces ateliers mais qui souhaiteraient partager leurs textes sur Litli peuvent les envoyer à Séverine Thévenet

 

08 mai 2008

Thór et Litli

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Bien avant que Litli ne devienne un livre, alors qu'elle séjournait en Islande, Severine a rencontré Thór Vilhjámsson à deux reprises, à deux ans d'intervalle. T. Vilhjámsson est un écrivain islandais qui a vécu à Paris et traduit dans sa langue certains des livres de Marguerite Yourcenar, d'Umberto Eco ou, bien plus périlleux encore tant leur langue est chargée de trouvailles, ceux de Raymond Roussel et de Victor Segalen. Comme souvent les voyageurs, Severine inscrit dans ses carnets la teneur de ses conversations et c'est un stratagème précieux pour qui veut déjouer l'oubli, sauver un peu des mots qu'on prononce et ceux qu'on entend. En juillet 2007, alors qu'elle était venue travailler la maquette de Litli à Vaillac, pendant ces longues journées d'été où nous cherchions avec Catherine le bon chemin entre phrases et photos, un peu inquiets à l'idée de se perdre dans le dédale des images, Severine m'a raconté les remarques de Thór Vilhjámsson sur son projet de livre. Il venait d'en découvrir les premières photographies déjà reliées comme un livre et il avait eu, lui aussi, ce sentiment que j'éprouverais quelques semaines plus tard en découvrant les mêmes images : il y avait dans l'ébauche de ce livre un présent, quelque chose qui s'offre comme un cadeau au regard et dans son enthousiasme, T. Vilhjámsson avait imaginé le pire : les éditeurs ne cherchent plus que des produits rentables et ce projet de livre est trop différent, trop inclassable pour trouver sa place dans le marché du livre.
 

2019775431.gifThór Vilhjámsson est un écrivain de la démesure. Régis Boyer, l'un de ses traducteurs en français, écrit qu'il est bien dommage que sa langue soit si difficile, si rebelle aussi à la traduction en raison de sa passion néologique et de ses jongleries syntaxiques. Dans l'un des romans qu'il a traduit pour Actes Sud en 1991, La mousse grise brûle, Thór Vilhjámsson écrit en parlant de l'Islande : « A l’instant même, il se trouva dans une autre réalité, dans un autre pays où rien ne ressemblait à celui-ci, où les forces primitives étaient aux prises. Le temps y était si vaste que sa vitesse s’abolissait. Avec des gens qui n’avaient rien à voir en face de ceux d’ici, des gens qui tiraient leur croissance et leur force de la peine que chacun avait à atteindre l’autre, chemin aride de l’un vers l’autre, long chemin. Silence. » C'est bien ce pays que Litli est allé arpenter, comme si d'instinct Severine devinait que ces terres inhabitées convenaient seules à son récit de la soliquiétude. Je crois que la rencontre entre l'auteur de ces lignes et les premières images de Litli a donné la certitude à Severine qu'elle devait aller au bout du livre imaginé. Ce n'est pas rien. Alors merci au vieil écrivain qui a su voir, le premier, la force d'un livre encore à naître.

T.