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17 octobre 2008

Bonheur immédiat

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Le bonheur est-il une idée neuve ?

C'est la question que pose la fête du livre de Saint-Etienne qui commence aujourd'hui. Severine est déjà là-bas, avec Mamie Violette dans les rues, comme sur la photo et j'y serai demain avec un appareil photo et un stylo, sur le stand de la librairie L'une et l'autre, ouverte à la fin de l'été par Céline Guilbaud et Marie Marcon. Beaucoup d'auteurs invités, la liste impressionne et Xavier nous dit que c'est un salon pas comme les autres, on verra. Dans la programmation, plusieurs débats ont des questions en guise de titres. Cette vieille attirance pour les points d'interrogation, elle ne s'en va pas alors je recopie les questions de Saint-etienne, elles valent la peine :

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  • “Comment poser la question du bonheur aujourd’hui ?”
  • “Le bonheur s’achète-t-il ?”
  • "Punk/New-wave, une quête à contre-courant ?”
  • “Le bonheur est-il possible à l’Est ?”
  • “Peut-on décider le bonheur d’une nation ?”
  • "Couple, famille, amis, le bonheur est-il si proche ?” (avec Aldo Naouri et David Le Breton)
  • “Dis-moi, c’est quoi le bonheur ?” (avec Charles Pépin, Patrick Estrade et Boris Cyrulnik)

A la médiathèque de Saint-Marcellin, près de Grenoble, Madeline participera à un goûter littéraire intitulé "Quoi de neuf dans la littérature jeunesse ?" C'est à 16h30 et encore une question, une vraie question à laquelle tenteront de répondre avec Madeline Lisa Bienvenu, libraire au Marque page à Saint-Marcellin, ainsi que Sandrine Boudry et Christine Couzy, responsables du Relais Assistantes maternelles pour le Pays de Saint-Marcellin.

Encore une question ? La dernière. Combien de kilomètres entre Saint-Etienne et Saint-Marcellin ?

T. 

16 octobre 2008

Dans l'atelier des roues

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© Lucien Clergue, Mannequin chez le chiffonnier, Arles, 1956. 

2008 était l'été des grandes métamorphoses. La liste a été longue des remises en question, discussions, nouvelles ébauches après trois ans d'existence et dix livres parus. L'association qui portait le projet de maison d'édition a donc été dissoute, par liquidation judiciaire et manque chronique de trésorerie, et surtout parce que des trois fondateurs il n'en restait qu'un seul à la barre, Anton continuant de piloter un projet humanitaire entre Mogadiscio, Genève et Nairobi, Michèle étant accaparée par d'autres soucis. Inventer des livres dans un hameau du Lot n'est pas non plus toujours simple quand la première graphiste est à une heure de route, que les téléphones portables ne passent qu'après la chapelle, au bout du pré et que chaque orage un peu violent vous prive d'électricité, de fax et de téléphone pendant deux ou trois jours.

Les projets de livres qu'on préparait nécessitaient sûrement une autre façon de travailler, en commençant par salarier - au moins un peu - ceux qui trimaient à Où sont les enfants ? jour après jour. Il fallait d'autres financements que nos économies et droits d'auteurs pour continuer de développer un projet qui rencontrait l'écho des lecteurs et prescripteurs, mais qui représentait aussi une charge de travail qu'aucun bénévole ne pouvait plus endosser.

L'envie d'Arles est venue peu à peu, comme une utopie à laquelle on n'osait pas vraiment croire. Parce qu'on y passait chaque été plusieurs jours, le temps de voir les dizaines d'expositions photo des Rencontres, et parce qu'on prenait conscience que chaque été, le petit monde des photographes transitait par ce morceau de camargue où il était plus simple d'organiser rendez-vous et séances de travail. Et puis la ville d'Arles avait ce projet de Maison des éditeurs dans une friche industrielle - les anciens ateliers SNCF - qui accueillerait bientôt le Parc des ateliers, sorte d'utopie culturelle dédiée à la photo, dessinée par Frank O. Gehry, portée par la Fondation LUMA et la région PACA.

Et puis soyons francs : L'envie d'Arles c'est aussi - en premier - retrouver la femme que j'aime, et puis ensuite plein d'autres très bonnes raisons qui font plus sérieux, comme travailler dans une ville où la municipalité - communiste - soutient depuis plusieurs mandats des éditeurs comme Actes Sud, Analogues, les éditions de la Nuit, Philippe Picquier ou les Fondeurs de Briques et La Fabrique Sensible, une ville où la bibliothèque de l'Ecole Nationale Supérieure de la Photographie permet toutes les recherches et où plusieurs structures, comme Voies off et Buena Vista exposent et soutiennent le travail de jeunes photographes. Arles maintenant, nous y avons une adresse, une nouvelle structure sous forme de SARL qui permettra d'éditer les livres en projet, tout en créant deux nouvelles collections avec la même volonté : l'alliance de la littérature et de la photographie.

T.

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L'atelier des roues. Arles, mai 2008.

15 octobre 2008

L'art de la contrebande

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Depuis samedi, deux expositions Où sont les enfants ? ont lieu à Nîmes et à Toulon. La première pour Lire en fête, à la bibliothèque jeunesse du Carré d'art de Nîmes, où sont présentées les photos de Juliette Armagnac pour Alice au pays des merveilles (photo ci-dessus). La seconde à la librairie Contrebandes, qui vient de déménager au 37 rue Paul Lendrin, à Toulon, dans un très bel espace où entre aussi le soleil. Une librairie d'images et de résistance qui présente, depuis le 8 octobre, les tirages originaux de Severine Thévenet pour Litli Soliquiétude.

117.JPGDeux villes, deux lieux où c'est le livre qu'on montre et qu'on défend - et pas n'importe quel livre - avec on peut l'imaginer derrière ces mises en avant deux passionnées, deux femmes : Mimi Paola à la barre de Contrebandes et Diane Ducret dans le navire du Carré d'art. A chaque fois des rencontres, des connivences et à chaque fois aussi d'autres chemins qu'on voudrait écouter, mieux connaître comme une vie qu'on raconte, avec en fil rouge la passion des images et des littératures qui s'inventent aujourd'hui. Les éditeurs de L'arbre vengeur le racontaient au Matricule des anges, ce sont les rencontres qui donnent au travail d'éditeur sa pulsation secrète. Sinon pourquoi l'hénaurme travail dans le ventre des livres ?

Les photographies de Litli en transit depuis la librairie Harmonia Mundi à Arles jusqu'à la librairie Contrebandes à Toulon.

LIRE EN FETE à NÎMES : Coup de projecteur sur les éditions Où sont les enfants ?

  • Du 7 au 25 octobre, Espace Jeunesse du Carré d'art : Exposition Alice au pays des merveilles. Photographies de Juliette Armagnac, jeune illustratrice ssue de l'école Estienne, réalisées pour l'album à paraître en 2009.
  • Samedi 11 octobre, 11h, auditorium du Carré d'art : Rencontre autour des éditions Où sont les enfants ? Tieri Briet, auteur et éditeur, nouvellement installé à Arles, a choisi la photographie comme langage pour s'adresser aux enfants.
  • Samedi 11 octobre, 10h à 12 h et 14h à 17 h, atelier de création artistique : Un prénom qui me ressemble, atelier animé par Juliette Armagnac. Pour les enfants à partir de 8 ans.
  • Du 17 octobre au 3 janvier 2009, salle Soleil Noir : "Un miroir le long du chemin", exposition autour de l'oeuvre de Gérard Macé, poète et photographe : livres d'artiste, livres de photographie, tirages photographiques de Gérard Macé. 

 

24 septembre 2008

Un voyage photographique

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© Alice Sidoli - Vitrine de la librairie Les trois mages, Marseille

Au début de l'été on a fait un voyage avec Alice Sidoli, un beau voyage à travers le grand sud. Une virée dans les librairies jeunesse du côté de Toulouse, Montauban, Marseille, Miramas et jusqu'à Avignon. Alice était venue jusqu'à Marseille par le train, puis on a fait la tournée en voiture, sous le soleil de juin. Ce sont les premières photos destinées au livre de chroniques de Madeline Roth, parues au fil des pages de la revue Citrouille. Des chroniques où elle raconte par l'émotion les journées d'une libraire amoureuse, passionnée de littérature jeunesse.

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© Alice Sidoli - Librairie Bull'Images, Miramas
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© Alice Sidoli - Une vie d'escargot à la librairie Le bateau livre, à Montauban
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© Alice Sidoli - A travers la vitrine de la librairie Le bateau livre, à Montauban
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© Alice Sidoli - Une lectrice de la librairie L'eau vive, à Avignon
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© Alice Sidoli - Lecture à deux, librairie L'eau vive, Avignon

19 septembre 2008

Tourne la Page à la Cité du Petit Bois

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© Alice Sidoli

Alice Sidoli a réalisé un reportage sur une bibliothèque de rue en banlieue parisienne. Je viens d'en découvrir les images mises en ligne. Ce travail, souvent mené par des bénévoles, m'a toujours fasciné : porter les livres là où manque leur présence. Pour voir l'ensemble du reportage c'est sur le site de BASOH, photographes associés.

Comme tous les mercredis après-midi, depuis deux ans, la bibliothèque de rue « Tourne la Page » s'installe au milieu de ce quartier décentré de Carrières-sur-Seine dans le 78. Deux grands tapis, des coussins multicolores et surtout des livres pour deux heures de bonheur sur le carré d'herbe de la cité.
Les enfants ont entre 4 et 13 ans. Les plus grands accompagnent les plus petits, les parents gardent un oeil aux fenêtres. Chaque enfant choisit son livre, il peut lire seul, regarder les images ou se faire lire une histoire.
Un petit groupe de copines s'est formé pour accompagner bénévolement, chaque semaine, ces enfants sur le chemin des mots, des livres et de l'imaginaire. Un moyen de défendre l'accès de tous à la culture et une manière de tisser un lien positif avec la langue. Mais aussi le bonheur de goûter ces moments intenses de lecture partagée.

16 septembre 2008

Les photographies

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© Taraf Zélie Bordela

C'est un passage. Et un apprentissage en même temps alors on continue, on continue d'inventer des livres tant qu'on pourra. C'est pendant les déménagements que les photos se perdent, écrit Duras dans La vie matérielle. Pour ma mère, la photo d'un enfant petit était sacrée. Pour revoir son enfant petit, on en passait par la photo. On le fait toujours. C'est mystérieux.

Et plus loin : Je crois  qu'au contraire de ce qu'auraient cru les gens et de ce qu'on croit encore, la photo aide à l'oubli. Elle a plutôt cette fonction dans le monde moderne. Elle écrivait ce livre en 1987, l'année où je suis allé la voir un soir, parler de l'écriture, des livres et de cette idée qu'ils sont adressés à quelqu'un, autant qu'une lettre dans une enveloppe, avec un nom écrit dessus. Les livres d'Où sont les enfants ? sont adressés aux enfants. Certains d'entre eux nous écrivent, ils disent que le livre est arrivé à destination, merci beaucoup, comme Lucien qui a huit ans. Je crois que Litli s'adressait à Lucien, et qu'en faisant le livre on ne savait pas très bien, on espérait quand même un peu. Oui. C'est difficile à avouer. On espérait juste que Lucien existe et qu'il rencontre un our le livre.

Les livres qu'on prépare, ils sont pour Juan venu d'Argentine jusqu'à Espedaillac. Maintenant que je sais je peux le dire. Ils sont pour Eliane aussi qui s'ennuie le dimanche à Limoges, pour Noé et son cousin Igor, Nasser à Beyrouth et Terek le tchétchène réfugié au village, pour eux oui, pour Gaëlle qui a cinq ans et Severo qui en a presque neuf, les yeux ouverts la nuit à Tarascon où il habite avec sa tante et Maria, sa maman sans papiers. Je parle des livres qu'on veut, ceux qu'on s'obstine à façonner. Des livres qui auraient le pouvoir de raconter un morceau du monde à Juan, à Igor & Noé parce qu'il ne voient pas pourquoi il est tellement zarbi, ce monde-là. Zarbi et palpitant (dans les photos parfois un cœur palpite, et les enfants le savent, ils regardent et ils savent). Il y a 20 livres qu'on prépare, impatients comme Noé à deux ans, 20 livres à dessiner avec à l'intérieur un cœur assez puissant.

 T.

08 septembre 2008

Frail Heroines

La photo était accrochée dans la cuisine depuis juillet.

Hier c'était le dernier jour de l'exposition. On s'est perdus pour y arriver.

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Des fenêtres du Centre d'art contemporain intercommunal d'Istres, on voit les ruelles pavées et une petite fille en robe bleue princesse qui se tient très fière la main gauche sur la hanche. L'exposition Frail Heroines & Songs réunit une sélection de tirages réalisés entre 2005 et 2008 par la photographe arlésienne Caroline Chevalier.

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Des portraits de femmes, fragiles, saisies chez elles, dans la nudité d'un décor (« Cela créé une intimité, on a la sensation d'être invité, mais par effraction, on dérange une solitude ») ; ou en extérieur, comme posées là, incongrues, en décalage, témoins curieux d'un espace hors du temps où une jeune reine descend les marches d'un bassin vide. Quatre salles je crois, et dans la lumière du soleil qui enfle lorsqu'on quitte le Centre, la même et étrange impression de solitude qui suintait une nuit de juillet dernier du travail de Cécile Menendez.

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Cécile Menendez et Caroline Chevalier étaient deux des photographes exposés dans les Voies Off des Rencontres Internationales de la Photographie d'Arles cet été. On n'a pas fini de chercher à dire pourquoi leurs solitudes se rencontrent - et dépassent quelque chose. Donnent.

« C'est au "creux" même de ces instants vides (...) que se dessinent des lignes de fuite et de résistance. » (Jean-Emmanuel Denave, extrait du catalogue de Lyon, Septembre de la photographie 2008).

                            m.

 

23 août 2008

Soliquiétude

Eté étrange - moisson d'images et parfois rien d'autre que les pages blanches - le silence sur lequel les mots se déposent - pour en rendre compte. Arpenter la ville d'Arles en tous sens et revenir - revenir - encore ? - aux mêmes expositions. Richard Avedon, Patrick Swirc et Tim Walker en points d'orgues. Mais on atterrit et on en reparle. D'abord on atterrit. Severine Thevenet vient de nous envoyer les photographies de Serge Gurtwith prises lors de la dédicace autour de Litli, le samedi 12 juillet dernier, à la librairie Harmonia Mundi de Arles.

Regarde, tu fais naître le monde.

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25 juillet 2008

Kamil Vojnar

Peut-être que c'est quelque chose qui reviendra souvent. Les photos des couvertures. Les rencontres que les livres donnent.

"Je pensais qu'un livre était comme un arbre, un animal - une chose qui naît" (Clarice Lispector, in La femme qui tuait les poissons).

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Dans mon sac le badge des rencontres de la photographie à Arles - et combien de fois devant combien d'images les pieds ont cessé leur course cet été ? - mais la seule qui me reste, dans ce soir lourd d'orage, c'est une image de Kamil Vojnar, en couverture du livre de Jean Rhys, L'oiseau moqueur et autres nouvelles.


L'histoire est belle. C'est le début de juillet et on a pris place tout en haut du cloître des Célestins pour assister à Faunes, d'Olivier Dubois. Avant qu'il entre dans ce lieu magnifique, c'est Christophe Honoré qui l'a filmé. Et dans cette projection, Olivier Dubois lit un livre. Il est allongé à Paris dans une chambre d'hôtel, le film est tourné dans un vieux noir et blanc un peu sale, et l'extrait qu'il lit me plait. "Comment s'obliger à écrire un poème (au moins un) chaque matin ?"

Du livre on ne voit que la couverture, très vite. Et cette image me poursuit.

C'est quelques jours plus tard et Romain me tend le livre. Reçu par erreur à la librairie, à la place d'un autre. Non, pas par erreur. Ou alors le genre d'erreur qui fait douter du hasard. Je le parcours, vite, à la recherche des mots déjà entendus. Et je tiens dans mes mains cette couverture magnifique.

Kamil Vojnar fait des images d'un autre temps. Des flous, des anges, de l'eau, du ciel. Des photographies imprimées sur du papier japonais, très mince, retouchées légèrement avec du pétrole, et vernies à la cire.

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L'image d'une couverture aperçue dans un film. Deux rencontres, Kamil Vojnar et Jean Rhys. "La juste moyenne détruit l'âme", écrivait cette femme dont je vais maintenant chercher les livres. J'ai bien peur qu'aujourd'hui, ses mots à elle soient associés à ses images à lui.

m.



 

12 juillet 2008

Rencontres

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Je voudrais arriver à photographier l'invisible. Elle a dit cette phrase, je m'en souviens, au tout début de l'été dernier. Elle habitait notre maison, derrière la rue avec Yumi, avec le père de Yumi et les enfants - Taïo et Aomi - que Ryuta avait eus avant de la connaître. Nous regardions les photos qu'elle venait de prendre, l'ami Titan en SDF entouré de poussins, avec Kiga la chienne sur le seuil de la vieille cathédrale. Elle continue de photographier, d'approcher l'invisible et parfois, quand on se croise à Paris, elle me montre d'autres images. Depuis six jours on marche la nuit dans les rues d'Arles. C'était la nuit de la photo hier, des images projetées partout dans les rues. Après minuit, face aux photos de l'agence Magnum, au milieu des enfants épuisés elle a seulement dit que la photo était en train de mourir. Je n'étais pas d'accord. J'ai répondu par sms ce matin. Non, pas d'accord, la photo n'est pas encore moribonde.

Les photos de Litli sont partout dans les vitrines d'Harmonia Mundi, la librairie d'Arles. Tout à l'heure, Severine Thevenet viendra signer le livre avec d'autres photographes dont les livres paraissent chez Filigranes : Gilbert Garcin, Isabelle Vaillant, Nicolas Comment et d'autres dont le travail nous montre, sûrement, une petite part d'invisible. C'est à 16 heures, aujourd'hui samedi au 3 rue du Président Wilson, au beau milieu des Rencontres Internationales de la Photographie.