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22 avril 2009

Encore "Enfin seule"

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Enfin seule, pages 6 et 7

 

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Enfin seule, page 8 et 9

21 avril 2009

Enfin seule

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Chahu-Bohu est une collection qui existe depuis le tout début, depuis qu'on s'imaginait Disparue comme un premier  livre, presque un manifeste à nos yeux, avec dans ses images l'intensité et la présence que la photographie pouvait promettre.

Durant ces trois années d'édition, Chahu-Bohu est resté au centre du projet d'Où sont les enfants ?, regroupant à elle seule 7 des 10 albums parus :

Histoire à dormir debout,
Petite brouette de survie,
Amour à gogo,
Melle Zazie et les femmes nues,
8h32
Prénom Camille.

C'est aussi une collection qui incarne complètement cette utopie tenace et multicolore, une utopie de mots et de papiers qui nous pousse à continuer, obstinés et patients, attentifs à ce qui dans l'enfance demeure irréductible. Inventer des livres comme les enfants s'imaginent d'autres vies dans leurs jeux, des vies qui donnent envie et ne renoncent à rien.

Dans les cartons du déménagement dormaient d'autres albums qui incarnaient l'esprit Chahu-Bohu. Enfin seule est le premier de ceux-là, qui paraîtra au mois de mai. Né d'un texte de Manu Causse et des images de Juliette Armagnac, dans la complicité d'une petite fille qui joue à l'acrobate alpiniste, qui escalade les arbres comme on explore une maison de la cave au grenier, avec dans le regard et la voix la certitude qu'une aventure se joue entre les branches.

Comme d'autres livres de Chahu-Bohu, Enfin seule capture et restitue un monde qu'un enfant porte et partage. Les tatouages du petit garçon voyageur de Petite brouette de survie, le jardin imaginaire de Camille dans Prénom Camille, ce sont des univers propres à l'enfance et qui donnent aux enfants-comédiens, à Wanny pour Enfin seule, ce statut de complices et de créateurs à part entière, co-auteurs d'un livre où les enfants lecteurs reconnaîtront beaucoup d'eux-mêmes.

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12 mars 2009

Nocturnes ou les garçons perdus

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© Mireille Loup, Pierres, Esquives

Il faut des choses qui donnent la force.
Des mots et des images, n'importe où dans les livres, dans les rêves et sur les peaux dans la rue, dans la couleur broyée des tableaux qui traverse les siècles.

Je crois qu' Où sont les enfants ? tient debout avec des rêves qui ne s'en iront pas. Au printemps paraîtra ce livre qu'on rêve depuis presque deux ans, Nocturnes ou les garçons perdus. Lorsqu'on a découvert 
Nocturnes, la série des premières photos, il y avait presque un livre sous nos yeux. Ne restait qu'à le faire. Ça y est. Je crois que Mireille Loup, dans son travail, a réussi précisément ce que l'on cherche, ce que l'on traque avec passion : raconter en aventures. Raconter avec le matériau des rêves.

Pour devenir grand, prendre un tapis volant, sept mots magiques et dix-huit détails d’amour. Mélanger longtemps.

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© Mireille Loup

« Chaque soir, la maman de Nicéphore l’aide à mettre un pyjama. Celui qu’il préfère est en velours de coton. C’est vraiment le plus doux. Chaque soir, Nicéphore court jusque dans son lit. Sa maman vient le recouvrir de la couette. Elle lui cale son doudou au creux de l’épaule, une vachette noir et blanc avec un petit ruban autour du cou. Elle leur donne à chacun un baiser. Ses lèvres sont aussi lisses que des quartiers de mandarine. Ensuite, elle sort de la chambre en prononçant sept mots. Elle dit qu’en les mettant bout à bout et dans l’ordre ces mots forment une phrase magique : « Rêve de grandes aventures, mon bel enfant. »

(…) Et chaque soir en s’endormant, Nicéphore s’imagine le grand frère qu’il n’a jamais eu. »


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© Mireille Loup

Nocturnes ou les garçons perdus sera le deuxième livre, après Litli Soliquiétude, de la collection En chemin. Toilé de bleu, imprimé et relié par des artisans plutôt que des industriels, le livre raconte une aventure à travers une autre nuit où le bleu a redoublé d'intensité. De la ville aux forêts, des désirs aux frayeurs, Mireille Loup a creusé la couleur bleue avec l'absolue liberté que portent encore certains regards d'enfant. Cela donne à voir une oeuvre de photographe, mais également un travail d'écrivain capable d'explorer l'enfance et son langage.


Il faudra parler de Nocturnes, encore et souvent, pour essayer de raconter l'invention de ce livre, et l'exploration d'une artiste qui a trouvé l'accès oublié aux images de l'enfance.  

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© Mireille Loup. Mem (Mémoire morte) - Odalisque, diptyque

10 mars 2009

Expos

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Mireille Loup expose Nocturnes ou les garçons perdus aux Photographiques du Mans, du 7 au 29 mars. Il y aura les images du livre à paraître en mai chez Où sont les enfants ?, deuxième opus de la collection En chemin. La programmation des Photographiques 2009 fait la part belle aux photos d'enfants, puisque les photos de Dominique Darbois, Terre d'enfances, y seront également exposées.
Quant à Lucie Pastureau, elle expose en ce moment dans le cadre du Prix des lectures de Portfolios Mois de la Photo-OFF 2008. L'exposition aura lieu jusqu'au 28 mars 2009, à la galerie Jeune Création, 6 Villa Guelma à Paris XVIIIème (M°Pigalle).
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02 mars 2009

Immemory

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C'est un journal où des photos racontent et interrogent, où les enfants sont importants, où un cœur de père n'a pas peur de l'enfance qui bouleverse et vient se dire sans tricher. Nom de blog Immemory. Et les questions sont importantes, comme celles qu'inventent les enfants dans l'attente du feu rouge, ou juste avant d'éteindre la lumière :

  • A quoi ça sert de lire des livres ?
  • Venir au monde ?
  • Où sont les enfants ?
  • Pourquoi écrire ?
  • Que font donc les enfants, quand ils deviennent grands ? (reprenant la question et le poème de Maryvette Balcou)
  • Et cette question de Simone Weill : Où trouver l'énergie pour un acte sans contrepartie ?
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27 février 2009

Besoin des images

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Quand les images viennent à manquer, ou quand elles s'appauvrissent tout autour regardez mieux, il y a ce journal photographique, angelle d'un jour, ou une femme abandonne ses photos comme des lettres sur la table. Elle raconte ses rencontres où la vie s'écarquille. Aucune indication de lieu, pas de date pour indiquer d'où viennent ces visions d'humanité à l'écart, traversées de paysages face aux vieilles solitudes. Regardez, on peut s'imaginer des vies entières, fabriquer en pensée un roman à partir des indices rassemblés en image sur la table, vite, avant que la nuit ne revienne. Dans ce monde apparaissent des vieillards, des enfants s'en vont loin d'anciens jouets, des passages humains ne servent qu'aux animaux, ou alors aux seuls amis des animaux qui veulent encore provoquer la rencontre. A force de revenir à ce blog on apprend, on vérifie la certitude d'être devenus, tous, dans le vivier des images sujets photosensibles repartis en errance. Vacillant, les yeux ouverts regardez, regardez mieux.

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24 février 2009

Rapid Eye Movement

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© Cécile Menendez - Rapid Eye Movement

Depuis longtemps, depuis l'exposition cet automne à Voies off je voulais parler ici des images de Cécile Menendez. Parce qu'elles racontent, dans Rapid Eye Movement, le cœur secret et silencieux de ce partage des jours entre parents et enfants, entre mari et femme. Le récit se fait à la première personne, une première personne intensive, attendrie ou bouleversée, parce que celle qui raconte en photos est aussi une maman, une femme amoureuse, l'enfant d'un père qui a pris maintenant le visage d'un grand-père. Et parce que tous ces liens, filiaux et amoureux, viennent faire trembler l'image avec la voix nouée. Alors parler de ces images est périlleux. J'ai essayé, essayé et renoncé, incapable de trouver les mots pour nommer ce qui bouleverse dans chaque présence, des mots qui ne fausseraient pas la haute intensité d'intimité que ces photos apportent à qui veut regarder.

Pour la collection Focale, Cécile Menendez a accepté de réaliser les photographies de L'avenir, un roman de Catherine Leblanc. Et pour nous ça a été tout de suite un grand bonheur, imaginer maintenant qu'il y aura ces images, intensives et intimes, pour faire face à un récit qui porte lui aussi sa charge brute d'émotion.

 

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© Cécile Menendez - En attendant la mort annoncée de mon père

 

16 février 2009

Focale

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Photographie de Lucie Pastureau pour Septième

Inventer des livres prend du temps. Parfois cela dévore les journées tout autour, et puis cela déforme jusqu'au regard. A force on lit, on dévisage, on pense l'amour et les paysages en format 14 X 20, et puis on apprend à attendre. On garde en tête le très beau texte de Jean-François Manier, de Cheyne éditeur, qu'on a même affiché sur un mur, en guise d'espoir :

« Le livre est un tel enjeu qu'il exige d'autres critères de valeur que sa seule vitesse de rotation. Et je crois même que son irremplaçable richesse tient à ses lenteurs, à ses pesanteurs. Ce sont ces contraintes qui font du livre cette liberté qui dure. Oui il faut un autre temps pour le livre: un temps pour l'écrivain face à son oeuvre, pour l'artisan face aux papiers, aux encres, un temps aussi pour le bibliothécaire en ses choix, le libraire en son commerce, comme pour le lecteur en son plaisir. »

Où sont les enfants ? réfléchit depuis deux ans à une collection de romans pour adolescents, avec des photos évidemment, puisque tel est l'enjeu, le rêve, le cap qui nous donne en vie. Pas des romans photos, non, l'appelation serait trompeuse. Peu à peu on a aussi forgé ce mot, Photolittérature. Et pour cette collection, FOCALE, des romans qui donneraient à lire et à voir l'adolescence, dans ce qu'elle a d'intense, de précieux, de fragile et d'unique.

Et puis un jour d'été on découvre le travail de
Lucie Pastureau. Et l'adolescence est là, évidente, flagrante, immensément touchante et palpable, le grain des peaux, les nuits d'hiver et les zones franches.

Lucie Pastureau fabrique depuis l'automne des images à partir du texte Septième, un roman de Madeline Roth qu'on lui a donné très vite après cette première rencontre. La démarche inverse aurait consisté à trouver le texte à partir de l'univers d'un photographe, mais ici, l'enjeu pour Où sont les enfants ? était de faire correspondre deux univers, l'un se disant par la langue et l'autre par les images, de faire qu'ils se fécondent pour assembler leurs différences en un seul livre. C'est la première image visible de Septième, l'un des deux premiers livres à paraître pour commencer la collection FOCALE.

21 janvier 2009

De la naissance à toujours

Il y avait de la neige sur les pentes du Ventoux. On a traversé L'argentelle et la Combe-Tourmente - et à l'arrivée, c'était presque Beaubourg. La médiathèque de L'Horme domine la vallée comme une cabane perchée dans des arbres de fer, et si l'on vient la nuit, il paraît que les panneaux de sortie brillent au-dehors, au cas où les livres voudraient s'enfuir.

On venait porter Litli et marcher encore dans ses pas, creuser un peu plus le voyage de ce bout d'homme pour le prix Couleurs du monde. Il y avait une pile de livres sur les tables, et tu faisais ce geste d'ouvrir et de les poser debouts, face aux autres. Et puis tes premiers mots c'était le sésame qui ouvrait toutes les portes de tous les livres du monde. Parce que tu as parlé d'amour. Celui qui transforme des rêves en livres. Tu as raconté la naissance de Litli, les heures à imaginer, les mots à découper, l'idée qui vient à la fin d'une journée, les allers-retours de l'imprimeur au relieur, les enfants qui dorment avec sous l'oreiller.

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Il y avait tant de regards que je ne savais pas où regarder. Tant de questions dans les silences jusqu'aux mots hésitants qui demandent "c'est un livre pour quel âge ?". C'est ma question favorite. Quelqu'un a très bien répondu pour toi. Elle a dit "pour moi Litli c'est de la naissance à toujours". Je n'avais pas de carnet blanc où poser à la hâte tous les mots que j'avais pris au vol, mais cette phrase-là je l'ai retenue. Merci bien. On s'en resservira.

On n'arrivait pas à partir. Tu avais les dix livres empilés dans tes bras. Dix questions - ils sont là.
Sur la route du retour, un pendule aux yeux noirs tournait sur toi qui dort. La radio débattait des utopies. Le meilleur des mondes impossibles. Un peu plus tôt, quelqu'un avait remarqué que des dix livres édités, Litli était le seul sans photographies d'enfant dedans. Elle avait les cheveux courts, Le Parapluie Vert et ça t'apprendra à vivre dans son sac. Elle a dit mais si. Mais si. Y'a un enfant dans Litli.

m.

16 janvier 2009

Deux autres photographies de Maïa Roger

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Pour le plaisir des fascinations partagées.
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Et sur le site de la Dorothy's Gallery, à Paris, où Maïa Roger participait à l'exposition Fables contemporaines, en compagnie de Katrin Vierkant et Valentine Fournier  : Maïa Roger travaille sur la fiction, sous forme de mises en scène, d'amorces de récits fantastiques, d'histoires inventées.
Son travail évoque l'univers du conte, galerie de personnages extravagants, monstrueux, drôles, mystérieux dans un décor rural où se nouent des intrigues énigmatiques.