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15 mai 2007

La vie des livres loin d'ici

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© Alejandro Martinez, Terek lisant 8h32, 6 mai 2007

 

8h32 circule. Et vers 13h45, juste avant la levée du courrier, nous en portons un plein cabas jusqu'à la Poste de Labastide-Murat. Il y a dedans les services de presse et les premières commandes des librairies. Le cœur bat, on emballe 8h32 dans du papier bulle, du carton double épaisseur et du papier craft par dessus. Les mains sont pleines de scotch mais la solidité du paquet, c'est important. Frédéric Tamain, le libraire de L'herbe des talus à Dijon nous a expliqué ça un jour. Il a raison. Empaqueter avec amour, parce que dedans ce sont nos livres qui s'en vont vivre leur vie. Marion est devenue experte et il est arrivé que les libraires nous félicitent de l'emballage. Elle peut être fière, Marion. Parfois aussi on reçoit un message, un article et on se dit que c'est ça, la vie que les livres partent vivre loin d'ici... Danny Barthélémy, l'une des organisatrices de la Fête du Livre jeunesse dans l'Hérault, est la première à nous avoir écrit et ce qu'elle souligne, à la fin de son message, est quelque chose qu'on n'aurait pas pensé à mettre en avant : " ... En plus, j'aime bien les histoires qui finissent sur l'amour... c'est tellement important dans la vie : il faut le dire aux enfants." Elle a raison Danny. Dire aux enfants l'importance de l'amour. Presque une idée pour un album à venir. Le premier article sur 8h32, c'est Madeline Roth qui l'a écrit pour Citrouille. Et ses articles ressemblent aux chroniques qu'elle fait chaque semaine sur le blog des librairies jeunesse, des chroniques où l'air de rien, l'art du récit fait passer quelque chose qu'on ne trouve, d'habitude, qu'à l'intérieur de ces livres métis qu'on appelle des romans. Elle écrit : " Le dernier album publié par Où sont les enfants? est arrivé à la librairie un samedi d’avril, à 9h28, alors que l’on ne l’attendait plus. Et peut-être qu’un jour je vous raconterai cette histoire toute particulière. 8h32, c’est l’heure exacte à laquelle le temps s’arrête, suspend son vol, on cligne des yeux, et voilà ce qu’on a vu. On pense parfois que la poésie (parce que le texte de Stéphane Servant est un vrai poème), c’est bien trop vivant pour se figer sur des pages, on pense parfois que ce qu’on a sous les yeux ferait une photo magnifique mais on ne la prend pas. On a tort. Stéphane Servant, Alice Sidoli et Laure Bex ont composé un album qui, le temps de cette fameuse minute, dit la vie à travers les yeux d’un enfant. On avance dans le texte comme sur la pointe des pieds. Les photographies d’Alice Sidoli éclatent de couleurs. Et la mise en page de Laure Bex est incroyablement habile, elle permet l’exacte rencontre entre les mots et l’image, elle fond le texte dans l’image. 8h32 réussit quelque chose d’étonnant : pour dire le temps qui passe dans la tête d’un enfant, les mots, comme les photos, disent ce qui s’envole, ce qui s’échappe, ce qui court, ce qui bouge. C’est un album extrêmement vivant, où les photos, à l’inverse des imagiers, ne figent rien. Le temps d’une minute, un enfant naît et quelqu’un s’en va, les avions passent et les fleurs s’ouvrent, et l’enfant qui s’ennuyait peut décider de changer le monde." Merci à toi Madeline d'écrire comme tu écris.

12 mai 2007

Petite brouette de survie

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C'est décidé. On va rééditer Petite brouette de survie.
Depuis un mois le livre était épuisé. C'était le premier à manquer.

Sur les salons, on n'en avait plus qu'un à mettre sur la table, et c'était difficile d'expliquer qu'on ne pouvait pas le vendre, que c'était le dernier et qu'on tenait à le garder. Le tout dernier on l'a vendu à Fred, des éditions Plume de carotte, notre voisine au salon du livre de Paris. Ensuite on a fait le tour des librairies des environs, là où il était en dépôt pour en récupérer un peu, répondre aux commandes qui arrivaient.

Mais c'était bien de vendre le dernier à quelqu'un qui fait des livres elle aussi, et des beaux !

Le 21 mai, un autre camion amènera 2800 petites brouettes, juste un peu plus grandes, au format des derniers albums. On les stockera dans la grange puisqu'on n'a plus de place au local, que ça va être l'été et qu'il faudra bien qu'on puisse respirer avec tout ce soleil qui va traverser les vitrines. Ensuite, on pourra les remettre sur la table, les montrer à nouveau. Vivement le 21 et le retour d'Oscar, vieux poisson à lunettes venu des mers préhistoriques.

04 mai 2007

Question N° 2

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Suite de l'interview : Marion : "Votre écriture semble très proche de celle des enfants, comment s'est-elle élaborée?" Stéphane : "Je me souviens : au début, je me régalais des mots. C'était comme des bonbons. Je pouvais garder le même dans la bouche toute la journée. Jusqu'à ce qu'il fonde. L'écriture, c'était le moyen de faire durer le plaisir. Mais c'était sans compter avec les salles de classe où on m'a contraint à rester bien sage dans mes pages. A suivre la ligne, à traquer la faute, à éviter la rature, à ne pas empiéter sur les marges, à décrire le monde tel qu'il est. Heureusement, plus tard, mes lectures, mes musiques, mes voyages et la pratique du conte ont réveillé en moi le cancre, celui qui attend la sonnerie de la récré en griffonant un poème maladroit sur un coin de table. Ecrire c'est rêvasser, se libérer, voyager, dévoiler la magie derrière les fils du quotidien et non pas s'enfermer dans le carcan d'une écriture figée et d'un monde sans surprises. C'est comme ça que j'ai cherché à me débarasser de l'inutile. Du superflu. De l'appliqué. De l'ampoulé. De tout ce qui peut éloigner le lecteur - et surtout l'enfant-du livre. Je cherche toujours la spontanéité, la simplicité, le plaisir primitif et magique du mot simple. Et ma poubelle contient plus de manuscrits que mon disque dur. Parce que la simplicité, contrairement aux apparences, n'admet pas d'erreur.

29 avril 2007

Première question

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8h32, p.17 Pour le dossier de presse de 8h32, Marion Duquerroy a posé 3 questions à Stéphane Servant. On recopie ici la première, parce qu'on trouve la réponse vraiment trop belle : Marion : "Comment est né le projet d'écrire pour les enfants?" Stéphane : "Enfant, j'ai vécu dans les livres comme dans une maison. Les pages étaient mon refuge. Les mots un phare qui me permettait de voir plus loin. Sans les livres, j'aurais pu coucher dehors, me perdre, disparaître. Pour de vrai. Ces livres n'étaient certainement pas des chefs-d'oeuvre. Leurs auteurs n'ont jamais su que j'avais tourné leurs pages. Mais ils m'ont malgré tout aidé à me construire à cet âge où tout se construit. Bien plus tard, après bon nombre de chemins de traverse, j'ai poussé les portes d'une bibliothèque jeunesse. J'ai raconté des histoires. J'en ai inventé. Et, naturellement, j'ai commencé à en écrire. Pour le simple plaisir de dire et de partager. Comme un juste retour des choses. Avec juste l'espoir un peu fou que mes livres puissent un jour servir de parapluie, de terrain de jeux ou de cabane."

24 avril 2007

7 livres

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Jour de foire à Labastide-Murat.
 
 
Le 7ème livre d'Où sont les enfants? vient tout juste d'arriver, un jour de grand soleil. Des livres il y en avait trois palettes qu'il a fallu défaire, carton par carton, pour pouvoir les rentrer dans notre local. Et comme c'était jour de foire à Labastide-Murat, le déchargement a créé un véritable embouteillage dans le village. Les passants, venus acheter poussins et plants de tomates ont pu feuilleter 8h32 au milieu des étals.

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A partir d'aujourd'hui nous avons donc 7 livres. Un 8ème au mois de mai. Sans compter la réimpression de Petite brouette de survie, qui était épuisé depuis fin mars. Le petit local où nous travaillons se remplit peu à peu de livres qu'on empile comme on peut, entre la machine à café et les ordinateurs. Si ça continue, on sera obligés d'aller travailler dehors, dans le jardin d'en face qui appartient au curé, pour laisser toute la place aux prochains livres...

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17 avril 2007

Couleur locale

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    C'est en allant prendre notre café à l'auberge que nous avons trouvé l'article dans la Dépêche du Midi, écrit par Ria Calonius qui avait déjà publié, dans Dire Lot, un bel article pour annoncer la parution de notre premier livre, La nef des fous. Merci à elle. De plus en plus, Où sont les enfants? devient donc cette aventure collective qu'on imaginait dès l'origine. Sur la photo manque beaucoup de monde, à commencer par les auteur(e)s, les photographes, les enfants qui lisent et ceux qui jouent dans les photos des livres, les membres du comité de lecture, Magali Turquin qui est à Paris et Sandrine Bourguignon qui est à Fons, Philippe Gérard qui est à Assier et Maryvette Balcou qui est à la Réunion, Sara qui est notre fée-marraine et puis tous ceux qui nous ont apporté un coup de main pour faire chacun de ces sept livres. Un jour on la fera, cette photo où tout le monde sera là. Et puis, quitte à réunir tant de monde, on fera même une fête pour Où sont les enfants ?

28 mars 2007

Les yeux d'Elsa

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Les yeux d'elsa, c'est une librairie le jour qui se transforme, le soir venu, en café littéraire, lieu de débat et de lecture à voix haute. Un lieu comme on les aime. C'est là que nous présenterons Où sont les enfants ?, ce mercredi soir.
116, rue d’Etretat
LE HAVRE
Tél : 02 35 21 13 72
Il faut en finir avec ce mécanisme de la tristesse qui fait que nous avons des opinions différentes et une pratique unique. Rompre avec la société du spectacle signifie ne plus être spectateur de sa propre vie, spectateurs du monde. Attaquer le monde virtuel, ce monde qui a besoin, pour nous discipliner, pour nous sérialiser que nous soyons tous à la même heure devant notre poste de télévision, cela ne revient pas à dire comment le monde, l’économie, l’éducation, doit être de manière abstraite. Résister c’est construire des millions de pratiques, de noyaux de résistance qui ne se laissent pas piéger par ce que le monde virtuel appelle "le sérieux".


Extrait du Manifeste du Réseau de résistance alternatif. Buenos Aires, automne 1999.

 

 

22 mars 2007

Où sont les enfants ? au salon du livre de Paris

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© Cyril Helnwein - Cyril Helnwein enfant et Andy Warhol

On vous le dit à vous, les Éditions Où sont les enfants ? seront présentes au Salon du livre de Paris, sur le stand Midi-Pyrénées (stand E20), du vendredi 23 au mardi 27 mars. Une occasion de se rencontrer au calme, en oubliant très fort le brouhaha et l'agitation générale. Mercredi 28 mars, 18h30, aura lieu une rencontre des Éditions Où sont les enfants ? à la librairie Les Yeux d'Elsa, au Havre, où nous serons également au salon du livre jeunesse ( vendredi 30 et samedi 31 mars, toujours au Havre). Alors à bientôt, quelque part entre Paris et Le Havre.

L'exposition AGUILAR, photographier les albums Où sont les enfants ? sera également présentée à la librairie Les yeux d'Elsa jusqu'à la fin du mois de mars.

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© Zosia Zija, 22.08.06, Warsaw, Poland

26 février 2007

TAPATOUVU !

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© Philip-Lorca diCorcia - Story book Life - Skopelos, 1993

Une collection pour les plus petits ? On y travaille. Un moment déjà que ça cogitait. Maintenant on y va ! Cela s'appellera "TAPATOUVU !", une collection dirigée par Magali Turquin.

Toute littérature et toute poésie sont « palpitantes du palpitement même du monde », pour reprendre l’expression d’Aimé Césaire.

Aux toutes premières années de l’enfance, les petits vont découvrir que le monde a une peau, une peau sensible et changeante qui, partout sous leurs yeux, palpite et respire. Le monde est vivant, sa peau résonne et vibre. C’est là, en plein milieu du monde, que les yeux des plus jeunes enfants veulent tout voir : le grain de chaque pierre, la chair de chaque fruit, la matière de chaque maison, la couleur de l’eau et la profondeur du feu. Et s’il existe un seul langage capable de restituer toutes ces sensations aux plus petits, ce sera la photographie, ce regard perpétuel qui va là où vont tous les yeux des enfants.

Les albums de la collection « TAPATOUVU ! » racontent une histoire. Une histoire faite d’images photographiques, de phrases simples pour apprendre à mieux imaginer à travers ce qu’on voit.

(Où sont les enfants ? - février 2007)

12 janvier 2007

8h32

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8h32, couverture © Où sont les enfants ?

8h32, le nouvel album d'Où sont les enfants est enfin chez notre imprimeur, à Bilbao.
Cet album, écrit par Stéphane SERVANT et photographié par Alice SIDOLI, a donné lieu à un long travail de recherche. Laure BEX a su inventer une maquette profondément originale, inspirée par le thème principal du livre : La façon dont passe le temps dans la pensée d'un enfant.

Peu à peu, à force d'interrogations et de dialogues entre les trois créateurs du livre, nous avons abouti à un album qui constitue, à mes yeux, une véritable avancée dans l'utilisation de la photo pour raconter une histoire. Une histoire pleine de sensations et de sentiments propres à l'enfance, dont chaque image parvient à capter les reflets.
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8h32, 4ème de couve © Où sont les enfants ?