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27 septembre 2007

Tiguida dans les librairies

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C'est le début de l'aventure. Quand tout commence pour un livre. Tiguida est en train d'arriver sur les tables des libraires. C'est le 9ème livre d'Où sont les enfants? Différent, et comme un jeu d'enfant. Avec dedans le plein été des vacances.
 
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Tiguida et la potion magique
Double page

08 septembre 2007

Tiguida, un livre d'aventures

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    Oui c'est un livre d'aventures. On le dit. Des aventures comme celles que s'imaginent, à plusieurs, une bande d'enfants au pied d'un immeuble, ou sur un bout de trottoir dont ils s'inventent un autre monde à explorer. Au bout du caniveau, la flaque peut aussi bien devenir un fleuve ou un cratère, et l'aventure commencer au premier mot qu'ils prononceront. Il faudra juste quelques bouts de tissu déchiré, deux brindilles au sol et un chien abandonné pour transformer le jeu en épopée, un monde où les formules magiques fonctionnent et où les caravanes vont s'envoler pour de vrai.

    Pour jouer il faut y croire. Les enfants le savent et le livre d'Ati ne raconte pas autre chose, conçu dans une complicité décidée avec les quatre enfants qui sont les comédiens du livre : Anna, Thaïs, Gabriel et Pablo. Les prises de vues ont rempli les journées d'un été dans la Drôme, dans ce paysage où Ati passe ses vacances depuis l'enfance. Et parce qu'il y avait une cabane à construire, et la potion magique à fabriquer, chaque acteur a pris son rôle très à cœur, exigeant ici un changement de nom, là un raccord de costume et se réappropriant toutes les répliques écrites par Ati.

    Quand Ati raconte les prises de vues, elle explique ce qu'on retrouve à l'image, et qui n'appartient qu'aux enfants : "Que Gabriel, passionné de foot, avait comme idole Cristiano Rinaldo et voulait donc prendre son nom et porter le maillot du Barça pour le livre. Pablo aimait les instruments de mesure, Anna adorait cette robe mexicaine et Thaïs, suite à de nombreux caprices de star s’est souvent retrouvée hors cadre ! Ils se sont approprié leur rôle très rapidement, regrettant souvent qu’il faille refaire la scène et qu’on ne puisse pas avancer plus vite dans l’histoire. Ils ont vécu totalement toutes les situations, et surtout la fabrication de la potion magique, qu’ils fabriquaient déjà depuis quelques années…"
 
    A chaque livre on apprend à écouter les enfants un peu mieux, à guetter leurs idées quand elles surgissent, pour inventer avec eux une histoire dont ils apportent, de plus en plus à mesure qu'on apprend, la part d'enfance qu'aucun créateur ne retrouverait ainsi à l'état brut. C'est un équilibre assez fragile, où les enfants viennent envahir images et histoire avec leur regard pas pareil, avec leurs préoccupations de gamins. Ati est dans cette connivence, attentive à leurs mots et aux personnages qu'ils aiment se bricoler. Ce livre en rend compte, à sa manière, dans une esthétique qui cherche à ne rien trahir de leur univers, entre trésor et pacotille.

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Page de titre
 

ATI - Tiguida et la potion magique.
Parution le 5 septembre 2007 - Collection Trésor et pacotille
Editions Où sont les enfants ?

ISBN : 978-2-915970-08-4

19,5 x 26,5 cm - 9,80 €
Texte et photographies : Ati -

Conception graphique : Laure Bex et Ati

 

 

 

22 août 2007

Pollen

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© Séverine Thevenet - Vaillac, juillet 2007

Le 16 août est un jour à marquer d'une pierre blanche. Le jour de pollen, un jeudi. Parce qu'à partir du 16 Pollen diffusera les livres d'Où sont les enfants ? en librairie, un peu partout en France et en Belgique, en Suisse aussi. Alors c'est la fin des semaines en voiture, de ville en ville, à la rencontre des libraires. La fin des kilomètres par milliers. Et beaucoup plus de temps à inventer les prochains livres, ici, avec écrivains et photographes.

On a beaucoup hésité. Diffuser nos livres par nous-mêmes est aussi épuisant que passionnant. Il nous fallait trouver un diffuseur avec qui partager au moins certaines idées quant à la bibliodiversité, la création et l'indépendance éditoriale. On a cherché, questionné d'autres éditeurs et rencontré Benoit Vaillant, capitaine au long cours de Pollen.

Depuis bientôt 3 ans, POLLEN assure la diffusion d’un ensemble de maisons d’éditions indépendantes dont le travail est remarquable, allant à la littérature comme aux ouvrages pour la jeunesse, aux beaux-livres et aux sciences humaines. Parmi ces éditeurs L'amourier et Bartleboom en littérature, Filigranes et Le point du jour en photo, La cabane sur le chien et les éditions du Ricochet en jeunesse, pour n'en citer que quelques uns dont on aime particulièrement le travail. Une espèce de famille alors ? Peut-être, oui, on aimerait bien.

POLLEN DIFFUSION est aussi membre de DIFFUSEURS EN CREATION, association de loi 1901 rassemblant des diffuseurs et distributeurs qui s'inscrivent dans la défense et le développement de la diversité culturelle.

Pollen DIFFUSION
11, rue Lisfranc 75020 Paris
Tél : 33 (0) 1 43 58 74 11 - Fax : 33 (0) 1 72 71 84 51
Site : http://www.pollen-diffusion.com/

14 août 2007

Lucie & le grand voyage d'Hortense

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Reçu une image en revenant, ce matin, à Où sont les enfants? Elle vient de Jean-Yves, découpée dans un journal de Bretagne, une photo de Chrystelle Aguilar qui surgit sur l'écran. C'est le visage, le regard et la langue de Lucie, celle qui fait les grimaces et les calins pour Le jour de la nuit sans lune. Et Jean-Yves ? 4cd81af77165045d11e1bf40c6a3bfcb.jpgJean-Yves Le Guen, l'ami des chemins d'armor et l'auteur aussi d'un livre pas comme les autres, un livre comme on les aime, Le grand voyage d'Hortense, paru aux éditions Les petits chemins l'an dernier. Les signes d'amitié qu'il envoie, les livres qu'il prépare et nous raconte, les vadrouilles qu'il fait jusqu'ici, avant de repasser par l'atelier du poisson soluble, on prend ça pour de la pure amitié. Merci à toi pour l'image, merci pour les chansons, merci pour ce que tu sais donner aux enfants et puis courage à toi pour les chemins que tu vas traverser, aujourd'hui et demain. TB

06 août 2007

Tiguida et la potion magique

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C'est le prochain livre, celui d'Ati, le dernier né. Il part chez l'imprimeur tout à l'heure, juste avant que Laure ne parte en vacances. Tiguida et la potion magique sera dans les librairies début septembre.

On y a travaillé longtemps, avec cette lenteur dans laquelle on pense, à partir des photos d'Ati et du texte qu'elle a remanié, réécrit pour amener le livre aussi loin que possible dans sa drôle de logique, entre trésors et pacotilles, dans cette esthétique qui fait bâtir aux enfants un royaume avec trois bouts de ficelle, une boite en plastique et quelques branches. La dernière réunion a eu lieu à la gare avec Laure, Séverine Thevenet et Aomi, après que Philippe Gérard et Marie-Magdeleine Meulien, nos deux correcteurs, aient vérifié une dernière fois le texte. C'est l'avis d'Aomi qui compte, son regard d'enfant sur le livre qu'elle découvre, au milieu des poussins, sur le quai de gare où vient de se terminer une séance de prises de vues.

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© Isabelle Dubois

Tiguida et la potion magique ?
Le livre avec la vraie recette de la potion magique, celle qui fait voler les caravanes et sauve les enfants perdus au milieu de nulle part.

29 juillet 2007

Enfin seul

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© Juliette Armagnac - Esquisse photographique pour Enfin seul

Il y a des jours où je me dis qu'on n'est pas sérieux, pas de vrai site pour Où sont les enfants? mais rien qu'un blog qui raconte ce qu'on peut fabriquer, ce qu'on adore, ce qu'on essaie d'inventer malgré les huissiers, les libraires qui thésaurisent & ne payent pas, l'été le plus pourri de toute une vie. Et puis il y a d'autres jours où je me dis tant mieux, c'est un carnet d'atelier dans le joyeux bordel, le journal de bord de la petite fabrique à histoires & photos. Dedans il y aura plein d'enfance avec tous ses secrets, la trace des livres échoués ou transformés en d'autres livres et là, aujourd'hui dimanche, les premières esquisses d'un livre qui sortira dans un an.

Ce livre-là a été écrit par Manu Causse. Un texte reçu il y a plus d'une année, mais tout le monde sait qu'on est lents, qu'on va pas changer ça. Le texte a été lu dans l'hiver et c'était comme une petite épidémie. Les enfants ont aimé, unanimes, ce qui n'arrive jamais dans l'autre comité, celui des adultes jamais unanimes.

C'est d'Enfin seul que je parle et en écrivant ces deux mots, je vous jure, c'est Enfant seul que je lis. Mes doigts sur le clavier me jouent des tours. Un texte écrit pour un petit garçon, adapté pour une petite fille, un texte qui s'appelera donc Enfin seule. Et Enfant seule dans ma tête qui mélange. Je recopie les premières phrases, pour le plaisir de partager :

" Je joue seul près de l'arbre.

Je cours comme un indien dans la prairie. Je suis plus rapide que le vent et plus fort que les chevaux de la plaine. Le soleil fait des marques noires et vertes sur le sol. Les nuages filent et le vent me pousse dans le dos. Je suis immense."

La première fois que je lis ça je sens bien ma respiration qui s'arrête. Alors je ruse, je respire en ouvrant la bouche en grand, je laisse mon ventre se gonfler d'air, la littérature est un sport difficile. On le sent quand on ramasse un vrai morceau de littérature dans ce qu'on lit. A cause des problèmes respiratoires, de l'arythmie cardiaque, de la sueur qui revient dans les mains. La littérature est un sport très physique.
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Manu Causse me fait penser à Ernest Hemingway. Parce qu'il écrit comme on mène un combat, sur un ring avec en face un furieux. Et il affronte, baoum, yeux dans les yeux malgré la sueur qui dégouline, praouw, en cherchant toujours à balancer des phrases qui vont frapper juste, hyperprécis, 200 petites grenades artisanales face à l'armée franquiste en 36, du côté de Cordoue et boum dans ta face, ça te fait une histoire et toi t'es par terre, tu vois les étoiles dans le grand ciel d'afrique, à Kinshasa en 74. Et dans l'histoire au loin il y a Manu Muhammad Ali Causse qui danse comme un fou, furieux et inspiré.

Alors oui, on a donné Enfin seul à Juliette Armagnac. On avait un peu peur mais elle a l'habitude . Quand une histoire nous semble impossible à mettre en photos, on pense toujours à Juliette. Elle est capable de miracles, on le sait maintenant, il suffit qu'elle aille fouiller dans son sac à outils. Elle prend le texte, elle fouille, elle dit oui. Juliette a une bouche dessinée pour dire oui. Un oui intégré au sourire, et un sourire qui ne vous mordra pas.

Alors on montre les esquisses en photo, les phrases, on raconte la rencontre. Le plaisir de partager. L'impression d'avoir trouvé une combine pour faire de l'or avec trois bouts de ficelle et la folie d'y croire. Parce qu'il faut que les rencontres soient aussi belles que les livres, avec de l'enfance à haute densité, du désir et l'utopie d'un livre jamais vu, jamais pensé. Alors on dit Regardez, allez-y voir maintenant, c'est l'atelier dans le jardin en pente, la fabrique de l'imagerie mentale, le principe de l'invention permanente à l'intérieur de l'enfance presque nue, retrouvée, restituée dans les yeux. Juste Regardez.
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Encore un secret, un dernier. Et parce que c'est dimanche, que les cloches sonnent, que les huissiers sont tous partis à la pêche et les librairies toutes fermées. On en profite. La petite fille du livre s'appelle Wanny. Oui c'est vrai. Wanny Armagnac. Même que c'est la cousine de Juliette !
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05 juillet 2007

Vitrine d'anniversaire

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Vitrine de l'Eau Vive, Avignon, juin 2007 

Où sont les enfants ? a deux ans, deux mois et deux jours... Huit livres en 26 mois, ça donne un livre tous les 99 jours, 99 jours et 99 nuits pour inventer un livre. Demain on part à Arles, à la rencontre des photographes qui s'y rassemblent. On va y croiser Mireille Loup, avec l'envie de voir encore d'autres images, celles auxquelles elle travaille. On a aussi rendez-vous avec de jeunes photographes au sein des Voies off, mais on avait envie de montrer cette image, une image de plein été. C'est la vitrine de la librairie L'eau vive à Avignon, et ça ressemble à une petite fête foraine sur la plage. On dit qu'on fait des livres de saltimbanques, et qu'on en fera d'autres. Parole de romano.

Tout l'été on prendra les photos d'autres albums. Marion et Chrystelle réalisent en Bretagne les photos pour Le jour de la nuit sans lune, un texte de Maryvette Balcou. Séverine Thévenet vient ici faire les photos pour Les lettres qui piquent, un texte de Catherine Leblanc. Et samedi, avec Astrid et Céline qui ont vingt ans à elles deux, Sandrine Bourguignon fera les images de Tout cela, un texte de Magali Turquin pendant que du côté de Saint-Etienne, Elodie Pilon prépare d'autres photos pour Le jour où les mômes s'envoleront et qu'à Agen, Juliette Armagnac continue d'inventer les images d'Alice au pays des merveilles.

Le 16 août, Pollen diffusera nos livres un peu partout, ils seront plus faciles à trouver. On fera moins de paquets, moins de factures et un peu plus de livres aussi peut-être. Pour ça qu'hier j'ai échangé nos huit albums contre une jeune chèvre qui mangera les hautes herbes, les ronces envahissant le jardin derrière la grange aux livres. Besoin de retrouver le hamac pour l'été, de lire les piles de manuscrits qui s'amoncellent au pied des étagères. J'ai rouvert la porte du poulailler, envie aussi d'y voir courrir à nouveau poules et dindons, pintades et canards. La vie risque de devenir presque simple avec des livres, des animaux et des enfants.

TB

14 juin 2007

Prénom Camille

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C'est le 8ème bébé d'Où sont les enfants ?
A la naissance il pesait 325 grammes et mesurait 23,6 centimètres. Un enfant phénoménal, énergumène et saltimbanque. Tieri Briet en a écrit le texte pour Juliette Armagnac et le petit garçon du livre, qui s'appelle Camille dans la vraie vie, sa vie d'enfant entre Naudou, à Caniac-du-causse et Labastide-Murat où il va à l'école, sa vie de pirate aussi parce que Camille exerce depuis toujours dans la pire piraterie, quelque part entre l'île des enfants perdus de Peter Pan et l'île mystérieuse de Jules Verne.

Juliette Armagnac en a fait les photos, c'est-à-dire la poésie visuelle à l'état brut, et ça donne un livre qui s'aventure dans les terres mal explorées de l'enfance perpétuelle.

Madeline Roth est la première à en avoir parlé. C'est sur le site des librairies sorcières. On recopie ses mots :

"Il y a peut-être deux sortes d’albums. Ceux que l’on lit en diagonale, c’est-à-dire pas même une fois, et ceux que l’on relit. Plusieurs fois. Qui ne vous donnent pas tout, tout de suite. Ceux dont les lectures successives nous font avancer comme sur un chemin, à tâtons. Ceux que l’on a envie de montrer aux personnes que l’on aime pour savoir ce qu’elles y lisent, et puisent. Ceux que deux personnes ne liront jamais de la même manière, ou que même une seule personne lira plusieurs fois différemment.

Prénom Camille est de ceux-ci. A la première lecture, on prend la poésie, la musique du texte, on prend l’enfance, offerte. Et dans les lectures, nombreuses, qui suivent, on cherche. D’où vient l’émotion, et le nom des choses que le texte remue en nous. Camille est un enfant, un futur aviateur, un explorateur. Ce prénom répété presque à chaque page, c’est l’enfant qui grandit à l’intérieur du prénom qu’il porte. L’enfant qui cherche qui il est, et qui va le trouver, mais dans l’autre. Dans l’autre Camille, l’enfant du reflet, du miroir, l’enfant en écho. Parce qu’au début de chaque histoire, au commencement de chaque vie, il y a ce quelqu’un d’autre que l’on nomme et qui nous fait nous. Le début de l’identité, c’est chaque lettre d’un prénom additionnée.

Et dans les photos de Juliette Armagnac, on fouille aussi comme derrière les mots. On cherche la clé de ce qui n’est pas donné d’emblée.

Les livres qui comptent, dans une vie, on les reconnaît. Ce sont ceux dans lesquels on veut s’arrêter, comme devant un miroir, et chercher."

Madeline Roth, L'Eau Vive

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Prénom Camille, 4ème de couve

Festival des jeunes auteurs à Saint Geoirs

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Samedi, j'ai récupéré Stéphane Servant à la gare de Lyon pour aller au festival des jeunes auteurs à Saint Geoirs, entre Lyon et Grenoble. Je l'attendais sur le quai, au train de 11h56, avec 8h32 à la main pour qu'il me reconnaisse. La route a été longue mais le déplacement en valait la peine. L'accueil, l'équipe des organisateurs étaient suffisamment formidables pour donner l'envie d'y retourner. D'autres auteurs et illustrateurs jeunesse et BD étaient de la partie.

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Stéphane a dédicacé ses ouvrages, la troupe de cirque Filyfolia a fait des interventions.

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Autour des livres et des auteurs, les enfants avaient le choix: ateliers de slam, arts plastiques avec des illustrateurs, une exposition autour du développement durable se tenait dans le hall de l'école, une conteuse présentait les aventures de ses marionnettes

Samedi soirée au gîte. Les filles avaient des chambres, les garçons des dortoirs où la nuit fût plutôt agitée !
Quand Stéphane est reparti prendre son train, fatigué, il a laissé une trace de son passage, un mot pour les lecteurs.

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Marion Duquerroy

02 juin 2007

Les photos de Juliette

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Vendredi 25 mai, en revenant des Saintes Maries de la mer, on montrait Prénom Camille au salon du livre jeunesse à Agen. Juliette Armagnac, qui en a fait les photos, avait rencontré plusieurs classes avec l'album. Je crois qu'elle se régale en allant, à l'intérieur des écoles, raconter les livres qu'elle peut fabriquer aux enfants.

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Loredana n'a pas 10 ans, elle est venue la veille avec sa mère, elle a voulu Prénom Camille, sa mère ne voulait pas, elle a insisté et vendredi, elle est revenue dire à Juliette qu'elle l'avait lu, qu'elle voulait en voir d'autres, des livres comme ça avec des photos. Je lui ai donné Petite brouette de survie, comme un cadeau, pour qu'elle l'emporte et le lise. Pierre Bertrand passait discuter, raconter ses voyages et ses livres, un peu comme on retrouve un voisin à la fête du village. Loredana a passé l'après-midi à notre table à dessiner, à questionner, à réfléchir aux livres et tout le monde l'a prise pour ma fille. Je ne sais pas pourquoi j'étais tellement content qu'on m'invente d'autres enfants que les miens.

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Dimanche c'était plus sérieux, invité à participer à une table ronde pour la fête du livre de jeunesse de Mostuéjouls, près de Millau. Il y avait Marguerite Tiberti, des éditions du Ricochet, René Turc des éditions Grandir et Où sont les enfants ? en retard, perdu un peu à l'ouest entre les gorges du Tarn et la mairie à l'écart du village. J'étais venu avec la chienne, à l'invitation d'Isabelle Hochart pour raconter le métier d'éditeur. Dans le village les livres étaient montrés dans les ruelles, posés sur des planches au fond des granges et des ateliers, et ça nous ressemblait cette façon simple, au milieu des chiens et des voisins.
TB