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09 mai 2008

Alice et Juliette

L'expo des photos du livre 

ALICE AU PAYS DES MERVEILLES

( en préparation et à paraître aux éditions Où sont les enfants ? en 2009 )

 est visible du 7 au 18 mai, dans le hall de la médiathèque Montauriol.

Centre Universitaire, 116 bd Montauriol 82000 MONTAUBAN

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Charivari derrière le miroir. Alice et Juliette
 
Comme un certain nombre d'artistes depuis plus d'un siècle, Juliette Armagnac a eu envie de se saisir de l'univers fantastique de Lewis Carroll et de l'éclairer de son propre imaginaire. Alice au pays des merveilles est un ovni littéraire, un maelström. Un labyrinthe. Se plonger dans l'entrelacs d'un tel texte, c'est à coup sûr s'y perdre. Pour se retrouver, disons, nu face au miroir, devant ou derrière. Les tribulations d'Alice nous renvoient sans cesse à ce qu'il y a de plus intime en nous.
 
Afin de débusquer l'invisible, Juliette Armagnac, qui est aussi illustratrice, a choisi la photographie. Ses images témoignent d'une capacité d'invention ou de réinvention du réel, du caractère fantastique du quotidien, de la puissance des rêves, de la métamorphose. Elles font cohabiter le géant et le minuscule, bousculent les échelles, les rapports.

L'exposition est, dans sa forme actuelle, le résultat d'un travail de six mois, alors que le travail est prévu pour durer deux ans. C'est du projet abouti que rendra compte en 2009 la parution d'une nouvelle édition d'Alice au pays des merveilles aux éditions Où sont les enfants ?  
 
 
Article publié dans la revue du salon du livre jeunesse de Montauban
 

Commentaires

On a le droit de réserver un livre des mois avant sa sortie ? de temps en temps, j'aperçois des images qui me font rêver...

Écrit par : catherine | 09 mai 2008

Oui on a le droit, mais il faut être patient, et relire en attendant l'éloge de la lenteur de Jean-François Manier :

Face au risque de n’avoir plus à déguster, dans un avenir proche, qu’une littérature “fast-food”, il me paraît urgent de résister aux pouvoirs grandissants des gestionnaires de la culture.

Le livre est un tel enjeu qu’il exige d’autres critères de valeur que sa seule vitesse de rotation . Et je crois même que son irremplaçable richesse tient à ses lenteurs, à ses pesanteurs. Ce sont ces contraintes qui font du livre une liberté qui dure.

Oui, il faut un autre temps pour le livre : un temps pour l’écrivain face à son œuvre, pour l’artisan face aux papiers, aux encres, un temps aussi pour le bibliothécaire en ses choix, le libraire en son commerce, comme pour le lecteuren son plaisir.

Le temps, sans doute, que mûrissent les rencontres, que s’accomplissent les imprévisibles métamorphoses. Le temps du lent émerveillement. Celui de l’urgence d’aimer.

JEAN-FRANCOIS MANIER
Editeur-typographe

Écrit par : Où sont les enfants ? | 09 mai 2008

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