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29 avril 2008

Plastick : les premières réactions

Plastick est encore chez le relieur en train d'être façonné et il provoque déjà des réactions chez ceux qui ont eu la chance de le découvrir en avant première.

Ainsi, Madeline Roth de la librairie l'Eau vive à Avignon :

Il y a quelque chose d'étrange dans les livres pour enfants. Quelque chose qui serait : on ouvre des pages comme on tend des mains, pour emmener ailleurs. PLASTICK, c'est la main qu'on tend pour l'autre qui n'a pas de visage, celui qu'on croise cent fois, peut-être chaque matin, assis au même endroit, celui qu'on ne voit plus et qui n'a même pas de nom.

"L'amour qu'on donne et celui qu'on reçoit, c'est des tatouages qu'on ne peut jamais effacer." Stéphane Servant n'est pas allé cherché bien loin l'ailleurs qu'il donne : dans les villes en noir et blanc, dans les rues que traversent chaque jour des milliers d'enfants.

C'est le deuxième livre, après 8h32, de Stéphane Servant et  Alice Sidoli. La deuxième pierre du monde que le regard de l'un et l'autre posent. Dans ce monde là, on donne la parole à ceux que l'on fait taire et alors, quelque chose change. Dans le reflet d'une flaque d'eau, le don de l'enfance.

 

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Le magazine Yaka mag nous a aussi livré une critique de l'album :

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Des premières réactions encourageantes auxquelles vous pourrez bientôt mêler les votres car PLASTICK sera disponible pour le feuilletage en ligne comme les autres albums Où sont les enfants ? 

 

Enfants de Reykjavik

 

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Severine Thevenet et Yumi, sa fille de deux ans, sont allées toutes les deux à la rencontre des enfants de Reykjavik avec Litli. Pour ceux qui comprennent un peu l'Islandais, on peut lire plus de détails sur le site de l'éducation et des écoles de Reykjavik : Litli fer í leiðangur

28 avril 2008

Colères du présent : Maryvette Balcou à Arras

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Maryvette Balcou vit et travaille à La Réunion, mais c'est aussi une voyageuse infatigable. Elle sera à Arras, au salon du livre d'expression populaire et de critique sociale qui aura lieu au quartier des arts, toute la journée du 1er mai. Parce que l'expression littéraire et la critique sociale alimentent d'autres luttes qui se mènent aujourd'hui... Maryvette écrit souvent dans le mouvement de la colère, et tisse pour les enfants des textes qui vont d'Arras au Sénégal en passant par le Mali, tout en résonnant du côté de l'Océan Indien, entre Madagascar et la Réunion. Des textes aux prises avec les réalités sociales de ces pays où les enfants doivent comprendre vite, aussi vite qu'ils grandissent à l'intérieur d'un monde qui n'épargne pas leur regard.

Au matin du 29 avril, Maryvette Balcou animera à Arras une conférence-débat intitulée : « Explorer les problématiques sociales dans la littérature pour la jeunesse. » De 9h30 à 12h, salle de spectacle de l'hôtel de Guines, rue des jongleurs. Plus de renseignements en appelant Colères du présent au 03 21 15 35 87.

24 avril 2008

L'aventure Plastick

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La star du dernier album Plastick, 
en pleine séance de travail au 6x6 avec Alice Sidoli
© Sandrine Léon 

Dans la rue vit tout un monde et les enfants le savent bien. Le sac Plastick va les mener à la découverte du monde, parfois rude, des villes. Mais n'ayez crainte ! La poésie des photos en noir & blanc, la fantaisie des mots apportent ensemble la malice aux enfants, pour poser un regard tendre et plein d'humour qui transforment les scènes de rue en terrains de jeux. Cette ballade dans les rues avec Plastick réchauffera le coeur des citadins. Elle réveillera leur regard sur le monde qui les entoure.

Le dernier né des éditions Où sont les enfants ? marque un nouveau pas dans la collaboration de l'auteur Stéphane Servant et de la photographe Alice Sidoli qui avaient déjà coopéré pour 8h32. Ils sont accompagnés par la graphiste Laure Duchaussoy qui a su apporter une mise en page fraîche et colorée faite de papiers froissés, déchirés, délavés. Textes et photos sont mis en scène et en lumière par ce travail graphique qui donne une ambiance originale à l'album.

Lundi dernier nous étions donc à l'imprimerie, Grapho 12 à Villefranche de Rouergue, pour assister à "l'accouchement" de Plastick. Les conducteurs, seuls habilités à manipuler les machines, plaçaient les grandes feuilles blanches à l'entrée ; quatres blocs se succèdent ensuite pour les couvrir d'encre : d'abord le noir, le rouge, puis le jaune et enfin le bleu. Un passage dans le séchoir et les feuilles immaculées à l'entrée nous parvenaient couvertes de Plastick. Quelques réglages à peaufiner : il nous faut des noirs plus profonds pour les photos d'Alice, des couleurs plus denses pour les papiers colorés de Laure, ici les mots de Stéphane ressortent mieux que là. Enfin, nous sommes contents du résultats (tant nous les éditeurs que les conducteurs très pro de l'imprimerie) et nous signons les Bon à Rouler qui marquent les réglages choisis !

L'opération se répète, plus délicate pour la couverture de Plastick. Une photo sépia, d'aspect vieilli est posée sur un fond noir et blanc aux gris très nuancés. La photo doit paraître légèrement jaunie et le fond absoluement pas. Un défi relevé haut la main par le conducteur de la machine après quelques péripéties.Plastick sous presse

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 Plastick sous presse

22 avril 2008

Images du petit garçon qui s'en va tout seul

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Litli en Islande © Severine Thevenet & Où sont les enfants ?

 
C'est un message reçu de Nathalie, qui anime le site Lecture & Cie :

« En passant... vous livrer simplement les impressions de mes enfants suite à la première lecture que je leur ai faite de l'album "Litli Soliquiétude"... Le plus grand (8 ans 1/2) : "C'est vraiment étrange, il est tout petit dans le monde qui est gigantesque à côté de lui... je crois qu'il voudrait devenir grand". Le plus petit (4 ans 1/2) : "Il marche tout seul sur son chemin à lui." "Il est heureux quand il dort dans l'herbe, il est tout bien".

Voilà... ils en ont reparlé ce matin au petit-déjeuner, le plus petit voulait revoir les "images du petit garçon qui s'en va tout seul", le plus grand m'a dit que ce livre "on dirait un peu de la poésie"... Bon chemin à Litli ! »

21 avril 2008

Nouvelles de Litli en Islande

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© Severine Thevenet & Où sont les enfants ?
 
Litli et Severine sont arrivés en Islande où les nuits sont presque douces, plus longues que par ici.
L'exposition est en cours d'accrochage, visible dès vendredi 25 avril à 17h. On peut aussi prendre de leurs nouvelles par ici.

 

18 avril 2008

Photographier les anges


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Il n'y a pas tant de repaires aujourd'hui où des contrebandiers explorent les fulgurances de la photo-littérature. Ces repaires forment un réseau à peu près clandestin où s'invente une autre littérature, une littérature dont les secousses psycho-géographiques risquent de modifier les perspectives d'un paysage mental encore vivable. C'est un ouvroir comme autrefois celui de l'Oulipo. Un ouvroir de littérature potentielle où la photo vient décupler l'impact des mots à l'intérieur de la pensée. C'est un ouvroir dangereux, comme toutes les tentatives de haute intensité.
 
«La dernière auberge raconte une histoire ouverte, onirique. Loin des scénarios aussi limpides que balisés les mots suggèrent plus qu’ils ne racontent, ils dévoilent plus qu’ils ne confessent. J’ai eu l’impression aussi que cela parlait du jour et de la nuit. Un ange se promène au Manoir de VillaBar et tente d’entraîner les fêtards du Manoir sur les routes de perdition. Il y parvient, et Dieu-Saturne n’y peut rien : il arrive trop tard pour sauver ses ouailles.»
 
VillaBar est une folie. Une folie comme seuls en portent ceux qu'ici on appelle des Furieux. Le dernier visage de cette folie est un roman photo, le septième produit par AlmaSoror. Les photos sont de Marcella Barbieri la magicienne, Isabelle Ferrier Trismégiste et Sara, Fée Marraine d'Où sont les enfants ? Les acteurs sont les clients du Piston Pélican qui ne rateraient, pour rien au monde, ce rendez-vous à 19h, chaque troisième dimanche du mois au Pélican, un bar de la rue de Bagnolet à Paris.
 
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Un extrait de l'histoire : « La fête continue. Conciliabules, entre parasites qui cherchent un peu de miettes, d’argent et de distraction. Ils se pâment dans la jeunesse et l’insouciance. Seuls quelques êtres diffèrent. Ceux-là soupçonnent l’issue. » C'est une écriture d'action directe, aussi mystérieuse que les images. Avec à l'intérieur les échos d'une poésie de guerilla, lent retour des bandes sonores et des poèmes hurlés dans les films de F.J.Ossang, Le trésor des Iles Chiennes ou Docteur Chance. Le même mariage y opérait, autrement :  un texte arraché à des images en danger, des scènes volées à des comédiens en pleine fièvre.
 
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15 avril 2008

Un message pour Claire Gros

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Le lectorat face au peuple des enfants
 
Presque minuit. En remontant de Perpignan ce matin je suis passé par Toulouse prendre 800 exemplaires de Litli chez le relieur. Les livres sont rangés par cartons de 25 et les amortisseurs de la vieille Laguna touchent maintenant le sol dans les virages. Je les porterai à La Ferrière, chez Littéral demain après la banque s'il y assez de sous. 428 km aller et pareil au retour. En passant par le local d'Où sont les enfants ? il y a un message de Claire Gros sur l'écran : « Comme vous le savez sûrement, cet album a le mérite de susciter la discussion. Mon opinion est que c'est un très bel ouvrage artistique, un livre d'auteur, mais je reste sceptique sur sa capacité à rencontrer son lectorat. » C'est l'argument avec les mots pour mieux tomber des nues. Le mot lectorat déjà je n'ai jamais aimé. Lectorat comme Agrégat de lecteurs, un gros conglomérat d'enfants forcés à lire n'importe quoi avec le bon label et les bons sentiments. Je ne m'énerve pas : Le petit bonhomme suit son chemin et il suffirait qu'il rencontre un seul gamin, rien qu'un seul lecteur pour Litli, un enfant pas prévu avec les yeux silencieux dans les pages et ça suffirait au bonheur. A Saint-Vincent de Tyrosse où j'ai passé deux jours - Le livre dans la ville - j'ai rencontré deux jumeaux. Des enfants de sept ou huit ans et j'ai oublié leurs prénoms. Pas leurs yeux. L'un des deux frères portait un sweat marqué Hawk. Les deux avaient les yeux rivés au livre, le dernier de Litli, des yeux noirs et sérieux, obstinés. C'est celui-là qu'ils voulaient, le dernier Litli. Et les parents - c'est très rare alors je l'écris - les parents n'ont pas discuté le choix des enfants. Ils ont tourné les pages ensemble et dit OK. On le prend. D'habitude c'est l'inverse alors ici je l'écris. Un père, une mère et leurs jumeaux de sept ans est-ce que c'est eux le lectorat ? Claire Gros dirige le site Choisir un livre. Elle est sceptique m'écrit-elle. Est-ce que Litli a la capacité de rencontrer son lectorat ? Je réponds en expliquant, en faisant suivre les premiers articles, celui de Griffon et celui de Citrouille, celui de Gawou et d'Eliabar. Caroline me dit «Te fatigue pas c'est pas la peine.» Le livre qu'a reçu Claire Gros en service de presse, à combien d'enfants l'a-t'elle montré ? Pour de vrai. Je voudrais savoir pour de vrai la rencontre et c'est la seule question, demain je téléphone. Maintenant non c'est la nuit et la musique du Velvet, de 2pac et De La Soul en sourdine. Je charge d'autres cartons dans la voiture, des 8h32, des Amour à gogo et des Prénom Camille. L'amour pour les livres qu'on fabrique est dans le geste des cartons qu'on va caler avec tendresse au fond du coffre, la nuit. Le début du voyage pour les livres orphelins. Je pense au peuple des enfants, au poids massif des Litli à bout de bras et puis Madeline appelle : T'as-lu ce commentaire d'une maman sur le blog de Gawou ? Gawou la libraire. Bien sûr que non, plus le temps de rien lire, 4000 km sur la route en six jours. Alors je lis. Je recopie les mots d'une maman :    « belle rencontre!!
Samedi après midi je flânais dans une librairie (espace culturel du Centre Leclerc de GAP), je cherchais un livre pour mon petit garçon (et un peu pour moi aussi!!) et tout à coup je découvre "Litli": j'ai immédiatement senti un truc particulier sans même l'avoir ouvert. C'est une petite merveille de pureté, les photos sont sublimes et pour ma part ce livre fait directement appel à l'enfant qui est en moi ! Quand je l'ai offert à mon enfant (en lui demandant de me le prêter un peu quand même!!) il est immédiatement rentré dans l'histoire, il a tout observé ! pour lui LITLI rêve et quand il rêve il a plus peur d'aller voir ce qu'il ne connait pas!!et du coup ça l'aide à dormir, il met son livre sous son oreiller depuis samedi soir; mon mari a adoré aussi ,chacun le lie et se l'appropie à sa façon.Pas de doute c'est le plus beau livre pour enfant ( et pour grand !)que je n'ai jamais rencontré!je vais passer le message autour de moi...à quelques personnes qui ont une bonne capacité à faire appel à l'enfant qui est en eux! merci! »

Le message est signé kikou. Sans majuscule. C'est un message pour Claire Gros. Direct au cœur du lectorat.

Litli à Reykjavik

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© Severine Thevenet - Jardin de baby alone 

L'exposition des photos de Litli sera visible à Reykjavik, à la bibliothèque de la ville, à partir du vendredi 25 avril. Vernissage à 17h. Si le cœur vous en dit on se retrouve là-bas. Litli y sera avec Severine, un peu comme une cérémonie : retourner avec le livre dans le paysage des images. Et pour ceux qui redoutent le Grand Nord, l'expo sera aussi visible en juin à Pradines, pour les rencontres autour du livre jeunesse que la Bibliothèque Départementale du Lot y organise. En juillet, Litli sera présent à Arles, à l'occasion des Rencontres Internationales de la Photographie. Et puis ensuite Litli ne demande plus qu'à voyager, aussi loin qu'il pourra. Après l'été il est prévu qu'il aille du côté de Grenoble, puis dans les Landes et même jusqu'en Espagne.

Mais d'ici-là, Severine Thevenet participera à un atelier destiné à un public d'enfants autour de ses photos - le dimanche 27 avril -  15h à la Bibliothèque de Reykjavik. Elle interviendra également dans les écoles et, le mercredi 30 avril, à l’Alliance française pour un atelier lors du cours de français pour enfants. On racontera les rencontres, les visages, les mains qui tourneront les pages. Avec des phrases et des photos, promis, un peu comme dans les livres qu'on voudrait fabriquer.

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09 avril 2008

Journal d'un libraire

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Litli & Severine au milieu de nulle part, en Islande 
 
C'est un libraire de Lyon croisé un jour d'hiver, je m'en souviens, quand on portait nous-mêmes les livres jusqu'aux lointaines librairies. C'est un libraire qui tient son journal, chaque jour un autre livre, un lecteur insatiable, un chercheur de livres. Le journal d'un libraire est en ligne. On y a découvert, souvent, des livres jamais vus avant. Et la façon dont il raconte Litli sonne particulièrement juste. Alors on recopie ses mots ici, en le remerciant :

    « Le titre d'abord : "Litli soliquiétude". Litli veut dire "petit" en islandais. Soliquiétude : "un état de solitude voulue pour approcher du sentiment de la tranquilité douce de celui qui marche, et fait naître le monde en chemin." Après le titre et sa signification (très intéressante non !?), la page du titre avec sous celui-ci la photo d'une cabane bien singulière. On y arrive par une rampe, par un petit pont, elle est adossée à un arbre en pleine nature, sans doute l'endroit où l'on pourrait gôuter à la vie la plus simple et la plus riche. Quel rapport avec le reste de l'album ? A voir... L'album débute sur une petite chambre magnifique en noir et blanc, incroyable de finesse, de minutie, de goût. Dans son lit, une poupée, un petit personnage. Juste une couleur au mur, la photo d'un paysage magnifique et antédiluvien. C'est le réveil. "Tu marches toujours sur les mêmes lignes". Lignes de pavés disjoints, on continue dans le noir et blanc. Ce petit être a tout le charme d'une histoire sans fin. Quand on est lyonnais, on distingue derrière les Subsistances et les bâtiments qui l'entourent mais on s'en fout un peu de ça. "De l'air entre les pavés". Une phrase énigmatique et fortement symbolique: "Si tu regardes longtemps, même une pierre finit par s'ouvrir." Le texte, très sobre est de catherine Leblanc. Commence donc une fable à la fois très symbolique et très lumineuse. Un éveil. On peut ouvrir les pages en grand et même une chute vertigineuse entre les mêmes pavés ne nous fait plus peur. Nous sommes au seuil de quelque chose. "Là-bas grandit ce que tu ne connais pas." Nous étions au seuil d'un autre monde, pas si loin, sous nos pieds. Cet autre monde vient du fond des âges, grandiose, magnifique, sauvage. "Tu peux aller là où commence le bleu." Juste le vent, la terre vivante. "Regarde, tu fais naître le monde." La naissance à autre chose, l'éveil à la vie, franchir le pas d'une vie, de la 1312576498.jpgcréation. Un récit initiatique dont la lecture est presque écrite en nous, au fin fond ou déjà à la surface du monde et des choses. La plus grande simplicité donne parfois la clé pour nos vies souvent enfermées, stériles. Je vous rassure, c'est bel et bien un livre pour enfant, mais pas n'importe lequel et pas le énième: un petit chef-d'oeuvre! Dernière page, la lumière du jour pénètre dans la chambre colorée cette fois que nous avions vue au début. Ne reste plus au mur en noir et blanc que la photo au début, elle seule colorée. Ce voyage est terminé, sans doute amené par la clarté du jour qui pénétre dans la chambre (et un voyage en Islande pour l'auteur). Litli a été récupéré un jour par Séverine Thevenet qui nous donne cette histoire en images (en photos). Elle veut rendre visible l'invisible, c'est réussi. Catherine Leblanc, auteur du texte, dit de manière très touchante :"Plus je grandis, plus j'écris pour les petits." C'est une première, le libraire est un peu "illuminé" par ce livre. Alors prenez vraiment le temps de le lire en ayant fait un peu de vide avant, si vous en avez l'occasion, ne passez pas à côté comme on le fait trop souvent avec les choses essentielles... »