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05 janvier 2008

Comptes de fées

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"Cendrillon attend que les éditeurs français osent publier de vrais livres pour enfants… et que les parents arrêtent de n’acheter que “Petit Ours Brun”! Magda n'a pas l'habitude de mâcher ses mots. Et elle écrit, à propos de littérature jeunesse, un texte qui va à l'essentiel :  "Je trouve que l’édition pour enfants s’est aseptisée à mort, que tous ces bouquins où l’on conte les bêtises javellisées d’enfants propres sur eux me font bailler d’ennui… Relisons les contes de Grimm ou les contes traditionnels asiatiques. Ogres, sorcières, monstres, poisson aux mille dents… jeunes vierges qui ne veulent pas quitter la maison de leur père, princes qui doivent affronter mille obstacles pour enlever la princesse… les enfants ne sont pas traumatisés par ces histoires. Elles sont le reflet de leur imaginaire et de leur inconscient. Elles sont réellement adaptées à leurs envies de lecture, de rêve, et elles leur permettent de vivre leur perversité sans avoir à l’expier."

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Commentaires

Votre article très intéressant se rapproche d'un débat qui a lieu en ce moment au sujet du contenu des livres jeunesses, à la suite d'un article du Monde. Faut-il vraiment que nos "chères têtes blondes" ne puissent pas se confronter à la vie via la littérature ?
Voici le lien du débat sur le site de libraires "livres échanges" : http://livres.blogs.liberation.fr/livres/2007/12/littrature-mals.html

Écrit par : Valériane | 07 janvier 2008

Je te souhaite une très bonne année Tieri, ainsi qu'à ta si sympathique maison d'éditions

Écrit par : Pierre | 09 janvier 2008

Valériane d'accord avec vous, et j'ai suivi ce débat avec inquiétude et colère. Sur la question je suis plutôt d'accord avec Simon Roguet, l'auteur de l'article et libraire et photographe par ailleurs. Mais ce débat, quele que soit la position qu'on y prenne, risque avant tout de tracer une ligne de partage entre romans sombres et romans "innocents". La ligne de partage de la littérature passe ailleurs, et pour reprendre une idée de G. Bataille, dans ce "désir de prodige" venant impulser (ou pas) une écriture.

Pierre merci, en attendant de se croiser je sais que ton année sera remplie d'écriture et c'est tout le bien que je te souhaite.

Écrit par : Tieri Briet | 10 janvier 2008

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