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14 juillet 2007

Laurence Leblanc

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© Laurence Leblanc - Agence Vu A Arles, aux Voies Off où je regardais les photos de Sandrine Marc, j'ai reconnu Laurence Leblanc entre les tables, toujours aussi radieuse entre deux voyages au bout du monde. Depuis longtemps, ses images longtemps regardées nous donnaient l'idée d'un livre, un livre encore flou, où les silhouettes d'enfants passeraient comme les silhouettes errantes du peintre Zoran Music. Et avec son sourire de femme heureuse, elle nous redit qu'elle en a envie de ce livre, un livre pour les enfants.
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Du flou qui distingue ses portraits d'enfants Cambodgiens, Laurence Leblanc a essayé d'en expliquer l'intuition à Magdalena Segertova, en 2005, pour Radio Praha : "J'utilise le flou, raconte-t-elle, pour exprimer cette quête d'identité de l'enfant qui vit l'instant à cent pour cent, sans se préoccuper du passé ni du futur. Cette forme particulière est venue petit à petit. Je n'ai pas cherché à être différente. Je veux que le spectateur puisse se raconter sa propre histoire. La réalité m'intéresse tant qu'elle touche à l'imaginaire." Voilà ! C'est pour ça ! Pour ça qu'on fera des livres ensemble.
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Dans la même interview, Laurence raconte avec simplicité ce qu'elle cherche en photo : "Ce qui m'intéresse, dit-elle, c'est la justesse des rapports humains et mon questionnement s'est toujours rapporté à l'identité, aux relations humaines, à ces passerelles qui, dans les pays développés, ont tendance à se briser ou à disparaître." Pour cela, elle est allée six fois au Cambodge dont elle a ramené des images vraiment particulières, où l'être humain semble pétri d'une brume étrange et fugace : "J'aime y retourner, creuser pour continuer de dire des choses sur les endroits qui sont forts et qui ont une résonance. C'est comme si une partie de moi-même était cambodgienne... " Alors on relit les contes du pays khmer, ceux de Khing Hoc Dy, les textes étranges d'Adhémard Leclère et les contes d’une grand-mère cambodgienne que rapporte Yveline Féray, on relit tout et même Un pèlerin d’Angkor de Pierre Loti, juste pour dire à Laurence qu'on va le faire ce livre encore un peu flou. Il suffit d'une histoire, un récit dont les enfants seraient au centre, comme une âme de passage dans le monde des adultes.

Commentaires

Enfance floue,
avenir incertain
c'est bien dans l'ignorance
qu'on trouve son chemin.

Écrit par : magali | 19 juillet 2007

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