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08 février 2007

Les bruits de guerre

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Aujourd'hui, de nouveaux bruits de bottes au Liban.
Au Liban les enfants ne votent pas.
En Israël non plus les enfants ne votent pas, en France non plus et nulle part ailleurs.
Si les enfants votaient, ils empêcheraient la volonté de guerre au pouvoir. En donnant le droit de vote aux enfants, plutôt que d'en faire des soldats ou des victimes, nous entendrions une autre pensée à propos de ce monde. Les guerres tuent aussi les chiens, les dauphins, les orvets et les corneilles. Les enfants le savent, pas les adultes. Et je repense à ce poème de Catherine Leblanc, paru dans Le monde n'est jamais fini (Edts de la renarde rouge, 2005)

Les bruits de guerre

Les bruits de guerre
Ecrasent le cœur
Les enfants aux yeux trop grands
Ne bougent plus

Leur maison n'est pas si solide
Leurs parents non plus

Qu'avons nous fait ?

Ils nous regardent
Sans comprendre
Les bruits de guerre
Tuent les paroles

Ils ne grandiront pas
Seule la terreur
Continuera

Catherine Leblanc.
Le monde n'est jamais fini

Si les enfants pouvaient voter, ils éliraient un poète, une poète à la présidence.
A l'école, ils arrêteraient d'apprendre les poèmes de poètes morts pour réfléchir, avec les poètes vivants, au monde où ils veulent vivre.

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