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24 décembre 2006

Terre d'enfants

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C'est une vieille dame, un beau visage, une existence qu'on a envie de raconter pour tenter de comprendre les milliers d'images qu'elle a pu ramener de ses rencontres : voyages au loin, rencontres d'enfants. Dominique Darbois est née le 5 avril 1925 à Paris. Résistante pendant la seconde guerre mondiale, résistante à seize ans, elle est arrêtée et emprisonnée à Drancy pendant deux ans. A la libération, elle s'engage dans des activités militaires en France et au Tonkin, puis devient l'assistante du photographe Pierre Jahan en 1946 tout en suivant les cours de l'École du Louvre en auditeur libre, avant de commencer sa carrière à elle, sa vie de photographe attentive aux enfants et aux femmes. C'est en 1951 qu'elle effectue son premier voyage, une mission exploratoire de près d'un an en Guyane, d'où elle rapporte les photographies du premier titre de la célèbre collection de livres pour enfants "Les enfants du monde".

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©Dominique Darbois - Moscou, 1965.

Une vingtaine d'albums seront édités chez Nathan, entre 1953 et 1975, dont la mémoire ne s'efface pas chez ceux qui, enfants, ont eu la chance d'en tourner les pages et de s'imaginer d'autres façons de vivre. Après l'enfant d'Amazonie, il y aura l'enfant africain, l'enfant esquimau (Achouna le petit esquimau, 1958), l'enfant mexicain ou lapon (Aslak le petit lapon, Nathan, 1964), Faouzi, le petit égyptien (1965), puis Moriko, cette fillette japonaise. “Je suis (je crois…) un être éminemment social, raconte Dominique Darbois, ayant toujours refusé de se laisser enfermer dans des frontières, quelles qu’elles soient, matérielles ou mentales, ayant toujours éprouvé une soif de connaître les autres, proches ou lointains, au-delà des différences apparentes, et, donc de communiquer avec eux. Mon désir d’évasion m’a conduite à essayer, poursuit elle, de déceler par un regard, une attitude que j’ai voulu fixer, nos points communs, nos différences. Après tout ce temps passé à explorer les lieux et les humains, j’espère avoir réussi à transmettre ma conviction que ce monde, dans sa diversité et sa complexité, est UN : le nôtre, notre monde à tous. Mes photos y sont-elles parvenues ? À vous de le dire.”
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©Dominique Darbois - Guyane - 1952

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