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03 juin 2006

Celle qui déchire

medium_arton23.2.jpgSur le site de Sara ( http://universdesara.org/), on vient d'aller lire ces deux textes à propos de Petite brouette de survie. Des mots qui approchent l'état d'aventure dans lequel nous avions entrepris ces prises de vues, en embarquant dans une camionnette avec les chiens et le poisson, l'enfant et son grand frère qui, tout au long du voyage, s'occupa d'arroser le poisson et de garder les chiens au calme, sans oublier non plus tous les tatouages qu'il a fallu dessiner sur les bras de l'enfant, jusqu'à ce grand dragon recopié d'un album d'Elzbieta dans son dos.

Je recopie ici le texte de Sara puis celui d'Edith de Cornulier-Lucinière :

"Oscar est un poisson. Un gros poisson. Il est enfermé dans un frigo et quand l’enfant ouvre la porte, Oscar lui demande de le ramener à la mer. L’expédition commence.

Une brouette d’air frais

Les illustrations de cet album sont des photos d’enfant, de chien, de poisson, de la campagne, de la mer.
Ce qu’il y a de magique dans cet album, c’est que c’est vrai. Et en même temps tout est une "histoire". C’est comme si on réalisait un rêve d’enfance : celui de créer son histoire avec les moyens du bord. La brouette est un mélange de char de l’ancien temps et de bateau de pirate. Les chiens participent activement à l’aventure...Enfin ! Dans l’imagination ! Passer sous le pont devient très dangereux. Aller au bord de la mer en poussant une brouette ne pose pas de problème majeur.
Comme les trois autres livres de cette maison d’éditions, ce livre raconte des histoires aux enfants dont ce sont les enfants (de tous âges)) qui sont les héros mais aussi les acteurs. Bien sûr, ce sont des professionnels de l’image et du récit qui réalisent ces livres. Mais comme toute l’équipe est toute neuve dans le monde de l’édition, cela donne un grand courant d’air frais qui balaie toutes les vieilles idées débattues autour du livre. "
26 mai 2006
Sara
Le rêve du poisson
"La nuit, au milieu d’une photo noire et jaune, un poisson du frigo demande au petit garçon de le ramener jusqu’à la mer.
L’enfant écoute la demande. Le jour suivant, à l’école, il rassemble les informations dont il a besoin. Alors, grâce au rêve du poisson, l’enfant vit une aventure magnifique.
Fini, l’école, les obligations. On construit une brouette-cabane et on part.
On va chercher la mer. Les chiens sont d’accord pour venir.
Même les adultes n’osent plus refermer les arches et les ponts qui laissent l’enfant, les chiens et le poisson passer. Les photos sont très belles et l’une d’elle rappelle le film Arizona dream, qui est une autre histoire de poisson.
Le poisson a peur des allumettes, du feu et de la folie des hommes. Mais l’enfant n’a pas peur du ventre de la mer, ni de la très ancienne langue animale difficile à comprendre.
La plus belle page, c’est quand l’écume des petites vagues rafraîchit les jambes du petit garçon, et qu’enfin le poisson va entrer dans la mer.
C’est bien d’avoir les pieds dans la mer, de rendre l’océan aux poissons, et de rendre les poissons à l’océan. Ce livre me rappelle une phrase du chef Indien Nez-Percé Smohalla. "Mes jeunes gens ne travailleront jamais. Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver. Et la sagesse nous vient des rêves."
25 mai 2006
Edith de Cornulier-Lucinière

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