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15 mai 2006

Amour à gogo, suite...

Ils posent les poissons sur le gril, ils font sortir les rêves de la terre. A cet endroit, des peuples ont perdu leurs puits, d'autres ont divagué derrière les oiseaux. Nous avons déterré des rêves et des pommes de terre, cueilli des poissons vivants ; nous avons dévoré d'innombrables mystères, et bien plus encore de fontaines. Et avant que la pyramide ne s'éloigne de nous, nous ne prenons garde de la terre qui s'est déjà envolée loin de nos yeux.

Abbas Beydoun.
Poème traduit de l'arabe par Anne-Marie Luginbuhl et Khaled Falah.

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A Beyrouth, Abbas Beydoun écrit poèmes et articles. Dans "Lettres à la jeunesse", paru en 2003 pour le Printemps des poètes, il écrivait : "On s'empresse de vous lancer sur le marché du travail et de la production, sur le marché des rivalités, des nationalismes et des fanatismes. On vous dit que vous devez tuer votre langue, parler une langue qui n'a la peau de personne, qui ne ressemble à personne ; dire les mots que connaît l'ordinateur. La pire des choses dans la mondialisation, c'est cette langue impersonnelle que proposent les pires de ses missionnaires. On n'a jamais vu personne vivre en dehors de sa langue et ils veulent expérimenter cela avec vous. Résistez. "

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