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07 avril 2010

Rencontre

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Rencontre hier avec Sylvie Huet et ses images. L'occasion de mieux connaître son travail, visible ici : http://www.sylviehuet.blogspot.com/ Des images fortes, chargées de sens et de récits.

Et de parler encore des deux albums nés de son atelier à images : "La petite fille qui n'avait pas peur de la nuit" et "La crise, papa !", dont voici l'une des dernières pages :

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15 mars 2010

Nocturnes à Miramas

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Depuis le 9 mars, à l'occasion de la manifestation Lire et Grandir organisée par Ouest Provence, une exposition a lieu à la médiathèque de Miramas qui rassemble 18 photos originales de Nocturnes ou les garçons perdus.

Le vernissage aura lieu le mercredi 24 mars 2010, à 18h30 et en présence de Mireille Loup. Et je me souviens de ce petit garçon de 6 ou 7 ans qui me posait des questions techniques sur les tapis volants : " est-ce que le moteur c'est dans leur tête alors ? " J'ai répondu oui. Oui je crois que c'est forcément dans leur tête. Mais je n'étais pas vraiment sûr.

Médiathèque Intercommunale Ouest Provence
Avenue de la république
13140 Miramas
Tél : 04 90 58 53 53

http://www.mediathequeouestprovence.fr/

09 mars 2010

Les messages des vieilles dames

seve2.JPGEn amont de la Fête du Livre Jeunesse de Villeurbanne 2010, la médiathèque du Tonkin accueille une exposition de Séverine Thévenet, autour de son dernier album, Ma grand-mère dans un corps sage, un livre édité chez La cabane sur le chien, dans lequel Mamie Violette évoque le temps qui passe ; son regard tendre et drôle nous ouvre les yeux sur l'importance de la transmission.

De Mamie Violette, l'auteur dit : Il y a des choses qui ne s'achètent pas et l'importance d'un grand-parent de coeur ou de sang pour un enfant n'a pas de prix. De plus, une des marionnettes de Séverine Thévenet est installée sur le parvis de la médiathèque.
Au fil des jours, les passants sont témoins de sa “résistance” : à la vie au plein air, au monde en mouvement...

Séverine Thévenet viendra à la Fête du Livre Jeunesse de Villeurbanne les samedi 8 et dimanche 9 mai, toujours en compagnie de Mamie Violette, 1,30 m. Toutes les deux, elles déambuleront et iront à la rencontre des gens. Peut-être que Mamie Violette vous écrira un petit mot à vous aussi...

Cette exposition est l'occasion de découvrir l'univers de Séverine Thévenet, avec notamment des illustrations inédites d'un imagier à paraître en 2010, des imprimés de la maquette du livre Ma grand-mère ou l'enfance dans un corps sage, des photographies de son précédent ouvrage Litli, et enfin, un drôle de livre objet intitulé Vie privée d'un banc public.

Sur le blogre, on peut suivre la rencontre de Mamie Violette avec les personnes âgées de la Résidence du Tonkin.

"Au fil du temps", du 9 mars au 3 avril 2010.
Médiathèque du Tonkin, 2 bis promenade du lys orangé, 69 100 Villeurbanne

24 février 2010

La chambre abandonnée de Sara

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Le domino

Pour travailler aux romans de Focale, Edith est venue passer quelques jours du côté d'Arles. Dans la voiture sous la pluie, face au Rhône, elle m'a raconté Résurrection, le film qu'elle vient tout juste de terminer avec Sara : la construction des décors dans la chambre, le jeu de patience avec les poupées, l'émotion de ceux qui ont assisté à la première projection. Sur le site de Sara, j'ai trouvé quelques photographies de La dispute, un récit photographique pour continuer le film. Sara, qui est aussi la fée-marraine d'Où sont les enfants ?, nous a autorisé à les reproduire ici. Pour le plaisir de regarder.

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Eulalie

« L’idée de Résurrection a deux origines, raconte Sara. Mes rêves nocturnes d’abord. Après chaque deuil que j’ai vécu depuis ma jeunesse, j’ai fait ce rêve de la personne morte (humaine ou animale) revenant vivante, proche de moi et pourtant ignorante de ma présence. Je la voyais se mouvoir avec effort comme s’il lui était difficile d’avancer. Pourtant elle allait quelque part. Mais elle restait inaccessible.
Une rencontre dans la bibliothèque de Saint Germain en Laye ensuite, avec une classe de moyenne maternelle à qui j’ai “lu” mon album “du Temps”. Une discussion s’est élevée entre ces enfants au sujet du chien noir qui surgit dans la seconde moitié du livre : certains soutenaient qu’il était une réincarnation du chien mort, d’autres ont répliqué qu’il avait simplement ressuscité. Quelques libres-penseurs ont haussé les épaules en affirmant que quand on était mort, on ne revivait pas.
Mes rêves auraient pu m’évoquer les “revenants”. La discussion de ces enfants, si claire, si affirmée, m’a décidé à choisir la résurrection de la poupée morte.
»

À partir de février ou mars, l'exposition La chambre abandonnée, composée d'un film de 8mn et d'un récit photo circulera dans les bibliothèques de Seine Saint-Denis.

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Colère

18 février 2010

Pour faire le portrait d'un enfant

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Toute une vie d’enfant

Dix ou douze années d’une existence racontée avec leurs mots à eux et quelques photos, fragments d’une vie vécue comme une aventure dans le monde d’aujourd’hui.

Les mots qu'ont les enfants pour dire le monde sont différents, chargés d'un autre regard et d'une énergie réellement différente. Et ces mots sont parfois difficiles à entendre si l’on n’y prête pas suffisamment attention. D’où l’idée de les recueillir, de les donner à lire aux lectrices et lecteurs de la presse, journaux ou magazines.

Le portrait d’un regard enfantin

L’idée est de proposer, dans la presse écrite, de véritables portraits d'enfants, en recueillant leur parole et en photographiant leur vie de tous les jours, comme s'il s'agissait de personnalités importantes, véritablement détentrices d'une vision sur le monde et l'existence, une vision capable de nous montrer quelque chose que d'habitude nous ne percevons pas.

Voici quelques années, Leàn – 6 ans – me demande : « Quand on envoie un missile sur une ville, est-ce que ça tue aussi les animaux ? » Je lui réponds que oui, malheureusement, les animaux font aussi partie des victimes. Elle me fait remarquer que le journal télévisé oublie systématiquement de comptabiliser les animaux morts. Elle a raison, et elle vient de m'ouvrir les yeux sur une vérité oubliée.

Ce genre de vérités élémentaires auxquelles on ne pense plus. Comme si les mots des enfants avaient véritablement ce pouvoir d’ouvrir les yeux aux adultes.

Trois photographies d’une existence

L'idée de ces portraits serait d'entrecroiser le récit d'une existence d'enfant – sa biographie d’abord, son quotidien ensuite - avec ses propres phrases recueillies au cours d'une véritable interview. Les photos, deux ou trois pour une double page, seraient le résultat d'une journée passées avec l'enfant, par l’un des photographes ayant déjà réalisé des albums au sein d' Où sont les enfants ? La particularité de ces photographes étant de savoir mettre en oeuvre une véritable complicité avec les enfants.

Dans un premier temps, les enfants seraient choisis parmi ceux qui envoient à Où sont les enfants ? une lettre spontanée, où ils proposent d'être à leur tour les comédiens d'un prochain album. Dans une tranche d'âge allant de 5 à 9 ans. Dans un second temps, la tranche d'âge serait élargie jusqu'aux années collège, 14 ou 15 ans.

Le « casting » des enfants choisis pour réaliser ces portraits est primordial, et devra refléter la diversité des enfants dans le monde d’aujourd’hui, ainsi que des parcours de vie très différents les uns des autres, dont on percevra la nature dès le titre.

- Mathis, l’enfant qui rêvait d’être Viking
- Aude, la petite fille qui prenait sa vie pour un théâtre.
- Tony, grand inventeur de mots qui n’existent pas
- Tahar, un médecin des moineaux à la cité Debussy
- Melissa, fan de Soprano
- Camille, allergique à l’école
- Sarah, esthéticienne pour grand-mères

& la notion d’aventure

Le texte de chaque portrait aurait trois à quatre feuillets, entrelaçant le récit assez précis d'une biographie et d'une vie quotidienne avec des phrases issues de l'interview enregistrée. L’axe de chacun de ces portraits serait de raconter l’existence d’un enfant, mais aussi de sa famille comme une véritable aventure.

Parce qu’il est des enfances aujourd’hui qui ressemblent à des épopées, guidées par une passion suffisamment démesurée pour guider un gamin à réaliser son rêve, tout seul contre l’incrédulité ou l’indifférence des adultes, et malgré une existence chargée par des journées d’école et autres contraintes.

Qu’un enfant se déguise le soir en personnage de manga, qu’il rêve de partir vivre la vraie vie des Vikings ou qu’il s’entraîne pour devenir champion de ping-pong au prochain tournoi de Tarascon, il porte en lui assez d’aventure pour qu’on puisse raconter son existence sous un angle suffisamment romanesque, et faire de lui le petit héros d’une existence différente, où les récits des livres et des chansons l’aideront à s’inventer une vie imprévue, juste un peu plus aventureuse.

09 février 2010

Avoir feu et lieu

Avant la parution de Septième et L'avenir, Edith de CL et Daniel Andorc'h travaillent depuis quelques jours à actualiser le blog de Focale. Et pour commencer par le commencement, Edith a ouvert le dictionnaire historique de la langue française à "FOCALE" :

 

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© Sara

Focal, ale, aux

adj. et n.f.

dérivé savant (1761) du latin classique focus "foyer" ; on relève en latin médiéval le dérivé focalis "qui concerne le bois à brûler" (1320) et en moyen français tenir focale résidence "avoir feu et lieu" (XVème siècle, attestation isolée).

Focal s'emploie en physique, sans qu'il y ait un souvenir d'un emploi ancien, et signifie "qui concerne le foyer d'un instrument optique". Distance focale (1761 au sens mod.) s'emploie aussi en photographie d'où la focale, non féminin pour "longueur focale". Au figuré, l'adjectif signifie "central" (mil.XXème siècle).

Focaliser, v. tr. (1929, sans doute antérieur) s'emploie en physique et au figuré (1967) pour "concentrer en un point". En dérivent FOCALISATION, FOCALISABLE, FOCALISATEUR/TRICE, FOCALISEUR.

Édith

05 janvier 2010

2010 on y va

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Pas doués pour les voeux. Alors on pique son grand soleil à Tilby, un photographe et bricoleur d'images qu'on aime beaucoup. Merci à lui. Et son site, pour voir encore un peu de poésie c'est par ici :
http://www.tilby.fr/photographies.html

Suite à l'image il y avait ces mots qu'on aime aussi. On vous les donne, pour que la poésie directe puisse circuler en direct :

"Quelle est la définition d'un acte poétique?
Il doit être beau, imprégné d'une qualité onirique, faire abstraction de toute justification, créer une autre réalité au coeur même de la réalité ordinaire.
Il permet de transcender un autre plan, ouvre la porte d'une nouvelle dimension, atteint une valeur purificatrice. (...)
Il devrait permettre de manifester avec bonté et beauté les énergies créatrices normalement réprimées ou latentes en nous."

Alejandro Jodorowsky

04 janvier 2010

OK Severine

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Comme toute bonne voyouse qui se respecte, je n'ai jamais aimé noël ou alors peut être au tout debut.

Le jour ou j'ai appris que le père noël n'existait pas, je crois que ma vie a basculé ;)

Un Monde s'effondrait, j'ai commencé par perdre une partie de ma naïveté (heureusement) mais surtout par connaître le sentiment de trahison...

Mais maintenant que je suis grande je ne peux plus noircir le tableau alors avec Yu on en a fait un beau sapin de noël des villes.

J'espère qu'il vous plaira et si un père noel inventé viendrait a visiter cette page alors voici ma liste:

-Une maison pour les enfants perdus et seuls

-moins de colère (en commencant par la mienne)

-plus de respect

-toutes ces choses qui n'arriveront jamais mais qu'on proclame depuis la nuit des temps.

Je vous souhaite une belle fin d'année...

Seve / Severine Thévenet

Volé sur le Journal d'une voyouse, parce qu'on aime bien les voyouses.
De plus en plus.


(Et pour ceux qui ne l'ont pas encore rencontrée, Yu c'est Yumi, une très petite fille, la grande alliée de Severine, jeune enfant au sourire de voyouse.)

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Severine Thevenet, mariographe.

11 décembre 2009

Portes ouvertes le 18 décembre

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La première fois

En Arles, la Maison des Éditeurs n’a pas un an d’existence.
Peu à peu, des entreprises viennent s’y installer, comme cette semaine L'oiseau Indigo Diffusion, porté par Isabelle Gremillet.
Pas encore une année mais le désir de travailler à plusieurs est déjà là : boire des cafés, partager des enthousiasmes et des découvertes, apprendre de l’autre, échanger des infos et des regards.

Une Maison des Éditeurs pourrait être tout cela et beaucoup plus, presque une utopie au quotidien et ce 18 décembre, un vendredi, c’est une première fois, la volonté d’ouvrir les portes et de montrer un travail d’édition entrain de se faire.
En collaboration avec le Prides -Livres & Disques- et la Ville d’Arles, d’autres rendez-vous seront programmés
en 2010.
Alors à suivre…

Le 18 décembre, de 15 à 19h
à la Maison des éditeurs et des industries culturelles
Atelier des Roues, 7 rue Yvan Audouard, 13200 ARLES
rencontre avec les éditeurs
La fabrique sensible - livres d'artistes
&
Où sont les enfants ? - livres jeunesse
et les auteurs
pour une présentation de livres :
Instant de doute, de Michèle Sylvander
Dédales d’Avignon, de Max Char volen
&
Nocturnes ou les garçons perdus, de Mireille Loup.

Des vidéos des 3 artistes seront présentées,
ainsi que la Bibliothèque Mobile de Andrea Blum,
des peintures de Max Char volen
et des photographies de Mireille Loup

Cet événement sera également l’occasion de rencontrer les entreprises implantées sur le site :
- La Compagnie Events

- MAIN, Festival international de création numérique en temps réel
- La Cuisine et TACA, l'agenda culturel du pays d'Arles

Et à partir de 18 heures on pourra boire un verre, pirouette cacahuètes..
Portes ouvertes organisées avec le soutien de la Ville d’Arles et du Prides Livres et Disques.

 

17 novembre 2009

La nuit, les livres, la connaissance de l'impossible qu'on avait à huit ans

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La nuit les livres reprennent ce pouvoir qu'ils perdent le jour aux yeux des adultes. La nuit la puissance leur revient, ils redeviennent talismans entre les mains des enfants. A nouveau ils peuvent répandre - La rivière à l'envers - l'ancien appel des forêts primitives où va le lecteur pour se perdre. A nouveau l'amitié animale dans leurs yeux juste avant le sommeil - Chien bleu, Crin Blanc -

Je n'oublie pas ce petit garçon dont la maman nous a écrit : son fils avait deux ans, il glissait Litli soliquiétude sous son oreiller pour faire venir le bonhomme dans son rêve.

Dans La vie matérielle, Duras me parle à l'oreille de cette enfance presque nue face aux livres. Et morte elle a gardé cette voix éraillée de vieille femme prête à rire, elle veut me murmurer des horreurs qui font peur, des horreurs que j'essaie seulement d'écouter les yeux fermés, juste avant que le sommeil ne revienne : « C'est vrai, je confirme ce que je disais à Veinstein, il ne s'agit pas de souffrance mais de la confirmation d'un désespoir initial, d'enfance presque, on pourrait dire, juste, comme si tout à coup on retrouvait la connaissance de l'impossible qu'on avait à huit ans, devant les choses, les gens, devant la mer, la vie, devant la limitation de son propre corps, devant les arbres de la forêt auxquels on ne pouvait pas accéder sans risquer de se tuer, devant les départs sur les paquebots de ligne comme pour toujours, toujours, devant la mère qui pleure le père mort dans un chagrin que l'on sait enfantin et qui cependant peut nous l'enlever. » (Duras. Les forêts de Racine. La vie Matérielle, P.O.L., 1987)

La nuit c'est la force des livres, puisque après les avoir refermés près du lit ils reviennent. A travers veille et sommeil, ils envahissent le peu de mémoire qui restait, les yeux qu'on garde ouverts dans le noir, la rivière à l'envers dont les mots continuent.

T.